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Égypte Antique

Égypte antique

Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.

Histoire

C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes). Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées). La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).

Histoire résumée

L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte. On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place. Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi. Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder. Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.

Géographie

La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques. Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.

Agriculture

Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort. Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.

Organisation politique

L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité. Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique. Voir aussi :
- Pharaon.

Art égyptien

L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants. Voir l'article détaillé : Art égyptien. Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.

Mythologie égyptienne

Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts. Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne. Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.

L'Égypte antique dans les arts

Architecture


- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812

Peinture


- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.

Musique


- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi

Littérature


- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre

Cinéma


- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.

Jeux de rôle


- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt

Articles connexes


- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.

Lien externe


- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte Egypte antique
-
Egypte ja:古代エジプト

Égypte

|- valign="top" | Langues usuelles | Anglais, français |- valign="top" | Président | Mohammed Hosni Moubarak |{{{{{{{VIIe siècle{Commons|Category:Egypt|l'Égypte{wikitravel|l'Égypte|Égypte{ar{ar{Pays d'Afrique{Pays d'Asie{Ligue arabe{Serie Afrique

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
- HistoireMoyen Âge
  - Histoires nationales
  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions

Afrique

L'Afrique est un continent ou une partie de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Avec une superficie de 30 065 000 km², l'Afrique recouvre près de 20,3% de la surface des terres émergées. C'est le 3 ou 2 plus grand continent de la Terre, selon que le l'on considère l'Amérique comme un ou deux continents. Le nom « Afrique » proviendrait d'un nom de la tribu des Afridi qui vivait en Afrique du Nord dans la région de Carthage. L'autre étymologie veut qu'elle vienne du berbère Taferka " terre ", " propriété terrienne ". Celui qui vit sur une terre est appelé Aferkiw, qui a donné " africanus " en latin dont le territoire correspond à la province romaine d'Ifriqiya. Ce nom a été renommé (en arabe إفريقيا ifrīqīyā) par les nouveaux venus. D'autres théories voudraient que le mot descende du grec aphrike (« sans froid ») ou du latin aprica (« ensoleillé »). À l'origine, les Romains nommaient uniquement « Afrique » la partie nord du continent (voir Afrique (province romaine)). La désignation arabe Ifriqiya aurait donné Afrique dans son sens moderne. Une autre hypothèse sur l'origine du mot « Afrique » serait qu'il viendrait de l'ancien berbère tafarqa qui veut dire terre ou pays, que les Romains transformèrent en afirca.

L'Afrique politique

ancien berbère Union Africaine

Les États

Les frontières des États de ce continent sont en grande partie issues de la colonisation, ce qui explique qu'elles ne prennent que peu en compte les réalités des populations. De même le regroupement des différents pays en sous-régions est utilisé plus dans un souci pratique que par vérité historique. On distingue généralement l’Afrique du Nord, l’Afrique Noire (appelée aussi l’Afrique Sub-saharienne) et l'Afrique Australe.
- l’Afrique du Nord, limitée au sud par le Sahara, est habitée par des populations à majorité arabe et berbère.
- l’Afrique sub-saharienne est elle-même subdivisée en trois sous régions : l’Afrique Occidentale, l’Afrique Orientale, l’Afrique Centrale
- l'Afrique Australe jouit d'un climat tempéré et possède le plus fort niveau de développement économique.

Afrique du Nord


- le Maghreb
  - l'Algérie
  - Ceuta (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
  - le Maroc
  - Melilla (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
  - la Tunisie
- les Canaries (communauté autonome d'Espagne)
- l'Égypte
- la Libye
- le Sahara occidental (territoire partiellement occupé par le Maroc)

Afrique Occidentale ou Afrique de l'Ouest


- le Bénin
- le Burkina Faso
- le Cap-Vert
- la Côte d'Ivoire
- la Gambie
- le Ghana
- la Guinée
- la Guinée-Bissau
- le Liberia
- le Mali
- la Mauritanie
- le Niger
- le Nigeria
- le Sénégal
- la Sierra Leone
- le Togo

Afrique centrale


- le Cameroun
- la Centrafrique
- la République du Congo (Brazzaville)
- la République démocratique du Congo (Kinshasa)
- le Gabon
- la Guinée équatoriale
- São Tomé-et-Príncipe
- le Tchad

Afrique Orientale

Afrique Orientale
- le Burundi
- les Comores
- le Kenya
- Mayotte (collectivité départementale à statut particulier de France)
- l'Ouganda
- le Rwanda
- les Seychelles
- le Soudan
- la Tanzanie
- la corne de l'Afrique
  - Djibouti
  - l'Érythrée
  - l'Éthiopie
  - la Somalie

Afrique Australe


- l'Afrique du Sud
- l'Angola
- le Botswana
- le Lesotho
- Madagascar
- le Malawi
- Maurice
- le Mozambique
- la Namibie
- la Réunion (région administrative et département français)
- le Swaziland
- la Zambie
- le Zimbabwe

La quète de l' autonomie politique

La Colonisation


- Colonialisme

La traite des noirs


- Esclavage, Traite des noirs

Les indépendances

Le néocolonialisme


- françafrique

La dette africaine

La place de l'Afrique dans les institutions internationales

Les projets africains

Géographie de l'Afrique

Article détaillé : géographie de l'Afrique

Histoire de l'Afrique

Article détaillé : Histoire de l'Afrique

Cultures et religions d'Afrique


- art africain, théâtre africain
- Langues africaines

Voir aussi

Liens internes


- Développement, maldéveloppement
- Diaspora africaine

Liens externes


- [http://www.ankhonline.com/nouvelle1.htm Histoire et civilisation africaines]
- [http://www.populationdata.net/afrique.html PopulationData.net]
- [http://www.afrology.com Espace de réflexion des intellectuels africains]
- [http://www.arts.uwa.edu.au/jmc/Mongobeti/ Peuples noirs - peuples africains]
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Afrique/ ODP - Afrique]
- [http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=11&code_art=8183 Je t’aime moi non plus : à propos des rapports entre la France et l’Afrique] [http://www.inspiration-productions.com/afrique/francais/accueil_afrique.html Inspiration productions, producteur du documentaire Retour à Yélékéla, sur un village de brousse au Mali]

Livres


- René Dumont, L'Afrique noire est mal partie, (1962)
- René Dumont, Pour l'Afrique, j'accuse, (1986)
- Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation (1972), réédition chez La Découverte 2003
- Cathérine Coquery-Vidrovitch, Les Africaines : histoire des femmes d'Afrique noire du XIX au XX siècle, Desjonquères 1994
- John Iliffe, Les Africains : Histoire d'un continent, édition de poche, Flammarion 2002
- François-Xavier Verschave, Françafrique : Le plus long scandale de la République, Stock 1998
- François-Xavier Verschave, Noir silence : qui arrêtera la Françafrique ? , les arènes 2000
- François-Xavier Verschave, Négrophobie, les arènes, 2005
- Joseph KI-ZERBO, Histoire de l'Afrique noire, éd. Hatier, 1978
- Cheikh ANTA DIOP, Nations nègres et culture, Présence Africaine, 1954
- Cheikh ANTA DIOP, L'unité culturelle de l'Afrique noire, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, L'Afrique noire précoloniale, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, Civilisation ou Barbarie, Présence Africaine, 1981
- Théophile OBENGA, Les Bantu, langues, peuples, civilisations, Présence Africaine, 1985
- HISTOIRE GENERALE DE L'AFRIQUE : Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique, UNESCO. éd. Présence Africaine, EDICEF, UNESCO, 1997
- Marc Ferro, Histoire des colonisations, des conquêtes aux indépendances (XIIIe-XXe siècle), Paris, Le Seuil, 1994
- Marc Ferro, Le livre noir du colonialisme (directeur), Paris, Robert Laffont, 2003
- Georges Balandier, Sociologie actuelle de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique centrale, Paris, P.U.F., 1984 (1955 pour la première édition)
- Gaston Kelman, Je suis noir et je n'aime pas le manioc
-
Catégorie:Géographie de l'Afrique ja:アフリカ ko:아프리카 ms:Afrika simple:Africa th:ทวีปแอฟริกา zh-min-nan:Hui-chiu

Méditerranée

] La mer Méditerranée est une mer presque fermée située entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie et qui s'étend sur une superficie d'environ 2,5 millions de kilomètres carrés. Elle doit son nom au fait qu'elle est littéralement une « mer au milieu des terres », en latin mare medi terra. La Méditerranée est reliée à l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar à l'ouest, à la mer de Marmara et à la mer Noire par les Dardanelles et le Bosphore à l'est. La mer de Marmara - mais pas la mer Noire - est souvent considérée comme faisant partie de la Méditerranée. Le canal de Suez au sud-est relie la Méditerranée à la mer Rouge. Les principales îles de la Méditerranée sont :
- Chypre, la Crète et Rhodes à l'est ;
- la Sardaigne, la Corse, la Sicile et Malte au centre ;
- les Baléares à l'ouest. Les pays qui bordent la Méditerranée sont :
- au nord : la France, Monaco, l'Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, la Grèce et la Turquie ;
- à l'est : le Liban, la Syrie et Israël ;
- au sud : l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc ;
- à l'ouest : l'Espagne ;
- au centre : Malte et Chypre. Le climat méditerranéen est caractérisé par un hiver humide et doux et par un été sec. Quelques cantons particuliers de la Méditerranée portent eux-mêmes traditionnellement le nom de mer :
- mer Égée
- mer Ionienne
- mer Adriatique
- mer Tyrrhénienne
- mer Ligurienne
- mer de Marmara (anciennement Propontide)
- et quelques golfes : golfe de Corinthe, golfe du Lion, golfe de Tarente, golfe de Syrte.

Description géographique

La mer Méditerranée se divise en deux bassins bien individualisés, séparés par des hauts fonds situés entre la Sicile et la Tunisie : la Méditerranée occidentale et la Méditerranée orientale, eux-mêmes nettement compartimentés. Sicile En Méditerranée occidentale, l'axe Corse-Sardaigne isole la mer Thyrénienne du reste du bassin. En Méditerranée orientale, on distingue la mer Ionienne, qui atteint les plus grandes profondeurs et le bassin levantin , séparés par un goulet entre la plate-forme de la mer Égée limité au sud par la Crète et les hauts fonds au large de la Cyrénaïque. D'une manière générale, le plateau continental est relativement réduit, sauf dans trois zones : la mer Adriatique, la mer Égée, et la plate-forme qui s'étend entre la Sicile et la Libye au large de la Tunisie.

Géologie

Bien qu'intercontinentale, on y trouve cependant un fond basaltique au large des côtes françaises, ce qui en fait un mini-océan du Languedoc.

Économie

Histoire

voir l'article détaillé : Histoire de la Méditerranée

Principaux fleuves méditerranéens


- Nil
-
- Rhône
- Èbre

Bibliographie


- Fernand Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, 1 édition, Paris : Armand Colin, 1949.
- Germaine Tillion, Le harem et les cousins, Paris : éditions du Seuil, 1966.
- Christian Bromberger et al., L'anthropologie de la Méditerranée, Paris : Maisonneuve et Larose ; Aix-en-Provence : Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, 2001.

Voir aussi


- Climat méditerranéen
- Flore méditerranéenne
- ancien département de la Méditerranée
-
Catégorie:Mer ou océan ja:地中海 ko:지중해 th:ทะเลเมดิเตอร์เรเนียน zh-min-nan:Tē-tiong-hái

Moyen-Orient

Le Moyen-Orient (arabe الشرق الأوسط, hébreu המזרח התיכון) désigne, pour les Européens, les Américains et les Africains, une région comprise entre la rive Est de la Mer Méditerranée et la frontière irano-afghano-pakistanaise. C’est une région d’Afrique et d’Eurasie, plus particulièrement d’Asie et parfois d’Afrique du Nord et d’Afghanistan. Cet espace entoure plusieurs groupes culturels et ethniques, en incluant la culture perse, arabe, turque, kurde et hébraïque. Les cinq principaux groupes linguistiques sont le perse, l’arabe, le turc, le kurde et l’hébreu. La définition du Moyen-Orient, à la fois établie dans les livres de référence et communément utilisée, définit la région comme "les nations du Sud-Ouest asiatique (en), de l’Iran à l’Égypte". En conséquence, l’Égypte, avec sa péninsule du Sinaï en Asie, est habituellement considérée comme faisant partie du Moyen-Orient.

Histoire

Histoire du Moyen-Orient

Depuis la moitié du , le Moyen-Orient est au cœur des affaires internationales, et est probablement l’espace le plus sensible stratégiquement, économiquement, politiquement et culturellement. Il regorge d’énormes stocks de pétrole brut. C’est le lieu de naissance et le centre spirituel du judaïsme, du christianisme et de l’islam. Cet espace est aussi témoin du long conflit israélo-arabe.

Frontières

Le terme de Moyen-Orient définit une aire culturelle, donc il ne délimite pas de frontières précises. Généralement, on inclut le Bahreïn, l’Égypte, la Turquie, l’Iran, l’Irak, Israël, la Jordanie, le Koweït, le Liban, Oman, le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Syrie, les Emirats Arabes Unis, le Yémen et les Territoires palestiniens de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie. Les pays du Maghreb — l’Algérie, le Maroc et la Tunisie — ou d'autres comme le Soudan, sont liés au Moyen-Orient du fait de leurs fortes associations culturelles et historiques. Les pays africains comme la Mauritanie et la Somalie ont aussi des liens avec cette région. La Turquie et Chypre, bien que géographiquement périphériques ou proches du Moyen-Orient, se considèrent elles-mêmes comme faisant partie de l’Europe. L’Iran est la frontière Est. L'Afghanistan, quant à lui, fait déjà partie du monde indien.

Noms

La description Moyen a aussi entraîné certaines confusions au-delà des définitions changeantes. Avant la Première Guerre mondiale, Near East (traduit approximativement par Proche-orient mais avec un sens différent de celui actuel) était utilisé en anglais pour parler des Balkans et de l'Empire ottoman, tandis que le terme Middle East (Moyen-Orient) faisait référence à l’Iran, l’Afghanistan, l'Asie de l'Est, le Turkménistan et le Caucase. En revanche, Far East (traduit à peu près par Extrème-Orient) faisait référence aux pays de l'Asie de l’Est, à la Chine, au Japon, aux Corées, à Hong Kong, à Taiwan etc. Avec la disparition de l'Empire ottoman en 1918, Near East avait largement été écarté de l’usage courant, tandis que Middle East était appliqué aux nouveaux États du monde islamique. Cependant, l’usage de Near East était maintenu par une variété de disciplines académiques, incluant l’archéologie et l’histoire ancienne, là où il décrivait un espace identique au terme Middle East, tandis qu’il n’était pas utilisé par ces disciplines, auparavant. Ce terme est venu quand la France et le Royaume-Uni l’ont adopté. Les Français, en particulier les universitaires et certains journaux comme Le Monde, ont gardé l'habitude de distinguer un Proche-Orient méditerranéen et un Moyen-Orient général (à l'anglaise) ou plus restreint autour du Golfe arabe et persique.

Traductions

Traductions indirectes

Il y a des termes similaires à Near East et Middle East dans les autres langues européennes, mais, puisque c’est une description relative, les significations dépendent du pays et sont généralement différentes des termes anglais. Voir : Proche-Orient, Moyen-Orient, et Naher Osten (allemand), par exemples.

Termes similaires

Par certains côtés, l’ambiguïté du Moyen-Orient est un avantage, puisqu’il peut être utilisé dans des cultures et des circonstances politiques différentes. L’ambiguïté du terme gêne certains géographes, qui, cependant, ont essayé de populariser l'Asie du Sud-Ouest comme alternative (Southwest Asia), bien que cela n’ait eu que peu de succès. D’autres ont fait leur apparition comme l'Asie de l’Ouest (West Asia), lequel est devenu le terme d’usage en Inde, à la fois par le gouvernement et les médias. Le monde arabe, est utilisé dans certains contextes, mais exclut les populations telles que les Israéliens, les Iraniens et les Kurdes qui ne sont pas arabes. Le Moyen Orient-Nord africain (Middle East-North Africa [MENA]), qui est parfois utilisé comprenait la zone allant du Maroc à l’Iran. Le terme similaire le plus répandu est le Grand Moyen-Orient (Greater Middle East). Il est parfois utilisé, bien qu’il soit si vague qu’il n’est pas toujours utile. Il correspond à une histoire commune des empires et des civilisations incluant la civilisation gréco-romaine méditerranéenne et les Perses aussi bien que la vaste civilisation arabe et les premières régions dans lesquelles les Turcs musulmans se sont installés. Cela peut comprendre l'Afrique du Nord et la Turquie jusqu’à l’Ouest du Pakistan et l’Est de l’Afghanistan.

Géographie

Afghanistan Régions du Moyen-Orient
- États du Sud du Caucase
  - Arménie, Azerbaïdjan
- Proche-Orient (Mer Méditerranée):
  - Anatolie (Turquie)
  - Chypre
  - Syrie, Liban, Jordanie
  - Israël, Palestine (Bande de Gaza et Cisjordanie)
  - Sinaï (Égypte)
- Bordure de la Mer Rouge
  - Érythrée, Djibouti
  - Arabie Saoudite, Yémen
- États du Golfe persique
  - Oman, Émirats Arabes Unis, Bahreïn, Qatar, Koweit
  - Irak, Iran

Voir aussi

Articles connexes

[ Proche-Orient | Orient | Extrême-Orient | Levant | Mésopotamie ]

Liens externes


- [http://libanvision.com LibanVision, magazine et centre de ressources francophone sur le Liban et le Proche-Orient]
- [http://wikitravel.org/fr/article/Moyen-Orient Le Moyen-Orient sur Wikitravel]
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées de l'Histoire du Liban et du Proche-Orient depuis le début du XXe Siècle]
-
Catégorie:Monde arabo-musulman ko:중동 ja:中東 simple:Middle East th:ตะวันออกกลาง

Manéthon

Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manéthon de Sebennytos (), prêtre égyptien qui a écrit en grec, à la demande de Ptolémée Ier Sôter, l'histoire de l'Égypte (Ægyptiaca) en trente volumes. Celle-ci n'est malheureusement connue que par des citations fragmentaires et souvent déformées, données principalement par Flavius Josèphe, historien juif, et par les historiens chrétiens Sextus Julius Africanus (vers 202 ap. J.C.) et Eusebius (vers 325 ap. J.-C.). C'est à Manéthon que nous devons la division en dynastie des souverains d'Égypte, une division toujours utilisée par les égyptologues, avec quelques modifications. Il est considéré comme l'un des pères de l'égyptologie.

Voir aussi

Articles connexes


- Historiens célèbres
- Égyptologie

Lien externe


- [http://www.angelfire.com/ma/mhetjf/manethon/Manethon.html Manethon]

Période prédynastique égyptienne

Periode prédynastique 0 Catégorie:Histoire de l'Égypte antique La période prédynastique égyptienne est la période, encore assez peu connue, qui précéda l'unification du pays et la centralisation des pouvoirs aux mains des dynasties pharaoniques. Cette période est aussi nommée période protodynastique. Elle s'étend sur une période de 2000 ans, allant des environs de 5000 à 3000 avant l'ère chrétienne et est subdivisée en trois époques :
- L'époque badarienne (5000 à 4000 avant l'ère chrétienne)
- L'époque amratienne (4000 à 3500 avant l'ère chrétienne)
- L'époque gerzéenne (3500 à 3000 avant l'ère chrétienne) C'est au cours de cette dernière époque qu'apparut l'écriture en Égypte sous la forme de hiéroglyphes archaïques et uniquement figuratifs. Avant son unification, la Haute Égypte était divisé entre trois confédérations, ou protoroyaume : Thinis, Noubt et Nékhen. Elles luttèrent entre elles pour la suprématie. Ce fut la confédération de Nékhen (Hiéronkonpolis) qui prit le dessus et put ainsi unifier le Sud de l'Égypte. Durant la fin de la période prédynastique, l'Égypte était divisée en deux royaumes : un roi pour le Nord et un pour le Sud. Les rois du Sud (à l'origine de l'unification) avaient pour capitale Hiérakonpolis. C'est d'ailleurs sur ce site (dont il ne subsiste que quelques ruines) que l'on a découvert les quelques textes (gravés sur des objets) qui nous ont permis d'en apprendre un peu plus sur cette période. La tradition égyptienne plus tardive a eu tendance à mélanger histoire et mythe, à tel point qu'il est difficile de faire la part des choses. Ainsi le dieu faucon Horus est souvent considéré par les Égyptiens comme le premier pharaon. La période prédynastique, se termine, comme son nom l'indique, à la création de la première dynastie pharaonique. Elle survient avec l'unification du pays par Narmer. On donne parfois le nom de « dynastie 0 » aux rois qui se sont succédé jusqu'à Narmer aux alentours de 3100 à 3000 avant l'ère chrétienne.

Dieux majeurs de la période prédynastique


- Le dieu faucon Horus comme symbole du pharaon qui veille sur son peuple. Il conservera parfois certains de ses attributs archaïques et sera alors nommé Horus l'ancien pour ne pas le confondre avec le fils d'Isis et d'Osiris, Horus le jeune.
- Le dieu Seth adopté par le royaume du Sud (Abydos et This) souvent représenté par un chien rouge agressif : le dieu bébon.
- Un dieu momiforme assise sur un reposoir pouvant être identifié à Ptah ou Sokar.
- Le serpent mythique Apophis qui essaie de perturber la création.
- À Héliopolis, forme archaïque de représentant l'astre solaire.
- La déesse Bat du septième nome de Haute-Égypte, au visage de femme surmonté d'oreilles et de deux cornes de vache stylisées.
- Le dieu de la fertilité représenté par un homme au phallus en érection, Min.
- Le couple de lions Shou, symbole de vie, et Tefnout d'Héliopolis qui sont à l'origine du mythe de la Lointaine : l'inondation.

Quelques rois de la période prédynastique


- Horus au serekh,
- Ny-Hor,
- Hat-Hor,
- Iry-Ro,
- Ka,
- Scorpion,
- Narmer.

Articles connexes


- Égypte antique
- Période thinite
- I Dynastie
- Pharaon

Période thinite

La période thinite (ou Époque archaïque) commence sous la première dynastie pharaonique et se termine sous la seconde. Elle couvre une période allant des environs de 3100 à 2700 avant l'ère chrétienne. Son nom provient de la ville de Thinis, près d'Abydos, d'où étaient originaires les pharaons de ces dynasties. La capitale est déjà Memphis, qui a une situation géographique intermédiaire entre le Nord et le Sud. Le nom égyptien de Memphis signifie « les murs blancs », mais un pharaon de la VI dynastie, Pépi I, y fera construire une pyramide que les Égyptiens appelleront Men-nefer, « stable est la beauté » et qui donnera le nom au site.
- (3100 à 2900 avant l'ère chrétienne),
- (2900 à 2700 avant l'ère chrétienne). Le premier pharaon de cette période est le roi Ménès (ou Narmer) qui unifie les deux terres. Sous la deuxième dynastie, tous les systèmes égyptiens sont en place, dont la religion qui se stabilisera dans toutes les époques.

L'art de l'époque thinite

L'art des deux premières dynasties est celui qui met réellement en place les conventions de l'art égyptien, en parallèle avec l'émergence du système politique et social. On connaît à la fois une architecture funéraire qui se développe et un mobilier funéraire varié. Voir l'article détaillé sur l'art de l'époque thinite. Periode thinite catégorie:Histoire de l'Égypte antique

Première période intermédiaire égyptienne

nb:Første mellomepoke i Egypt 1er période intermédiaire 1er période intermédiaire La Première période intermédiaire (environ 2180 à 2040 avant J.-C.) est cette partie de l’histoire de l’Égypte antique se situant entre l’Ancien Empire et le Moyen Empire. On lui attribue généralement les Dynasties VII à X. Cette période est caractérisée par l’effacement de l’importance du roi sur la scène politique au profit des nomarques, chefs de provinces (nomes), originalement désignés par le souverain, mais devenus héréditaires avec le temps. Ce gain de pouvoir de ces élites locales se serait surtout fait sous le long règne du roi Pépi II, qui aurait duré 94 ans, dont la vieillesse l’empêchait de contrôler le pays adéquatement. Vint ensuite le règne de son fils Mérenrê II, qui dura à peine un an, vite remplacé par la femme de celui-ci, la reine Nitocris. Ce règne d’une femme a sûrement porté un coup à la crédibilité du divin roi, permettant aux dynasties solidement implantées dans les nomes de diriger personnellement leurs régions. Il n’y a aucune certitude concernant l’identité des souverains de la Dynastie VII, soixante-dix rois en soixante-dix jours selon Manéthon. La Dynastie VIII, qui semble être apparentée à la Dynastie VI, est mieux connue que la précédente. Installée à Memphis, elle serait composée de dix-sept rois, dont cinq portèrent le même nom de couronnement que Pépi II, Neferkaré. Mais le seul roi clairement identifié de la liste est le quatorzième, Qakaré Aba. Ces deux dynasties mises ensembles aurait régné entre les années 2200 et 2160. La Dynastie IX (environ 2160-2130) est issue de Méribrê Khéty Ier, prince d’Hérakléopolis qui s’empara du pouvoir royal. Les deux autres rois identifiables de cette dynastie sont Neferkarê et Nebkaourê Khéty II. La Dynastie X (environ 2130-2040) fut fondée, toujours à Hérakléopolis, par Néferkarê Meribrê. Les autres souverains clairement identifiés de la dynastie sont Ouahkarê Khéty III et Mérikarê. Au moment où fut fondée dans le Nord la Dynastie IX, une autre, la Dynastie XI (environ 2060-1991), émergeait à Thèbes en Haute-Égypte, avec Montouhotep I comme premier souverain. Pendant plus de cent ans, les dynasties du Nord et celle du Sud se combattirent, progressant ou régressant selon le jeu des alliances avec les nomarques de Moyenne-Égypte, mais il s’agissait davantage d’une guerre froide plutôt que d’un véritable conflit armé, les deux souverains étant dans un état de paix précaire. Après Montouhotep Ier, vinrent les règnes d’Antef I, Antef II, Antef III, et enfin celui de Montouhotep II. C’est ce dernier qui unifia à nouveau l’Égypte vers 2040 avant J.-C., reprenant le contrôle d’un pays profondément ravagé par les privations de ce conflit et les invasions provenant de l’Est. Le pouvoir et le prestige du souverain égyptien n'atteindra plus jamais le niveau de l’Ancien Empire.

Bibliographie


- Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Paris, Le Livre de Poche, 1988, 668 p.

Moyen Empire égyptien

Moyen empire Moyen empire Le Moyen empire est une période de l'histoire antique de l'Égypte qui suit la I période intermédiaire et précéde la II période intermédiaire. Le Moyen empire couvre une période allant des environs de 2033 à 1786 avant notre ère et est formé de quatre dynasties :
- (2106 à 1963 avant notre ère) Ce n'est que sous Montouhotep II, vers 2033 av. J.-C., lorsque le pays est réunifié, qu'on considère que la première période intermédiaire prend fin et, par voie de conséquence, que débute le Moyen Empire.
- (1963 à 1786 avant notre ère) C'est une période prospère. La capitale principale est souvent Thèbes (puis à Itshtaouy), d'où sont originaires les rois, dont Montouhotep II, qui réunifia le pays. Le dieu impérial de l'époque est Montou, le faucon belliqueux adoré à Erment et à Thèbes, mais aussi Amon. La première construction thébaine à lieu sur la rive ouest de Thèbes, avec le temple funéraire de Montouhotep II qui bâtit son temple funéraire dans le cirque rocheux de Deir el-Bahari. C'est une période ouverte sur le Moyen-Orient, et de nombreuses expéditions y sont envoyées. Les principaux souverains sont les Sésostris et les Amenemhat. Dans cette époque sont construites les fondations de Karnak, par Sésostris. Mais les rois du Nouvel empire détruiront celles-ci pour construire la Karnak actuelle.

L'art du Moyen empire

Après une première période intermédiaire agitée, le Moyen empire marque un retour au calme et un nouveau chapitre dans l'art égyptien. La pyramide a toujours cours pour les inhumations royales, et on connaît quelques exemples de temples non funéraires. Les modèles gagnent en hauteur et en diversité, et des bijoux, trouvés dans une tombe inviolée à Dahchour, sont de magnifiques exemples d'une orfèvrerie quasiment disparue. Voir l'article détaillé sur l'art du moyen empire.

Hyksos

Les Hyksôs (démotique : heka khasewet, grec : Υκσως) formaient autrefois un groupe pluriethnique vivant dans l'Asie de l'ouest, et qui arriva à l'est du delta du Nil au cours de la seconde période intermédiaire. Ils chassèrent les dirigeants de la XIII dynastie, qui siégaient à Memphis, et fondèrent la XV et la XVI dynastie d'Égypte (entre -1674 et -1548), régnant sur la Basse et la Moyenne Égypte durant plus d'un siècle. Traditionnellement, seuls six dirigeants de la XV dynastie sont appelés "Hyksôs". Les Tanach se qualifient eux-mêmes de Cananéens, déscendants de Ham, fils de Noa. Les noms Hyksôs sont très proches des noms cananéens, et certains archéologues pensent que les Hyksôs et les Phéniciens sont un seul et même peuple. Les Hyksôs introduisirent de nouveaux armements en Égypte, notamment l'arc composite, le cheval et le char. Les nombreux princes de la XVI dynastie sont en partie Hyksôs, en partie sémites, en partie asiatiques et en partie égyptiens. Les noms des princes de la XV dynastie nous sont parvenus grâce aux œuvres et aux monuments égyptiens, ainsi que par l'Histoire d'Égypte de Manetho, rédigée sous Ptolémée III.

Les Hyksôs

Le terme "Hyksôs" vient de l'expression démotique heka khasewet (Maitres des Terres Etrangères), utilisée par les Égyptiens, notamment dans la Liste de Turin qui recense les dirigeants des pays alentour. On note l'apparition de cette expression sous l'ancien Empire, s'adressant notamment à de nombreux chefs nubiens, et jusqu'aux débuts du Moyen Empire, renvoyant cette fois aux bédouins de Syrie-Palestine. On pense aujourd'hui que seuls six des Pharaons de la XV dynastie étaient réellement des Hyksôs, non seulement parce qu'ils portaient la couronne égyptienne, mais également parce que Manetho les appelait lui-meme "Hyksôs". Au total, les Hyksôs ont régné 108 ans sur le Royaume d'Égypte. Wolfgang Helck posa l'hypothèse selon laquelle les Hyksôs étaient une partie des Hurriens et Indo-Aryens, ayant migré vers l'Est. Toujours d'après Helck, les Hyksôs vivaient dans l'empire Hurrien qui s'étendant sur la plupart de l'Asie Orientale. Aujourd'hui cependant, on considère plus volontiers que les Hyksôs étaient un peuple sémitique. Les noms, l'ordre et le nombre total des Pharaons de la XV dynastie ne sont pas connus avec certitude. Les noms sont cités sous la forme de hiéroglyphes sur les monuments, sur des petits objets et des bijoux, sur des vases. Dans les cas où le Prenomen (le 4 nom du Pharaon, qui suit le titre royal n-sw-bit, "Roi de la Haute et de la Basse Égypte") et le Nomen (le 5 nom du Pharaon, qui suit le titre royal sa Ra, "Fils de Râ") n'apparaissent pas ensemble sur un même objet, on ne peut donc pas affirmer que les deux, réunis, appartiennent à une seule personne. Cette période de l'Histoire égyptienne est, pour les archéologues et les historiens, un véritable cauchemar chronologique. Seuls de nouveaux éléments pourraient résoudre cette ignorance généralisée. L'Histoire d'Égypte de Manetho n'est connue qu'à travers les œuvres d'autres auteurs, tels que le romain Flavius Josephus. Ces sources indirectes ne donnent pas le nom des dirigeants Hyksôs dans le même ordre. Pour encore compliquer le problème, les orthographes sont tellement divergentes les unes des autres qu'elles sont inutilisables : Beon/Bnon, Apachnan/Pachnan, Annas/Staan, Assis/Archles... Les noms des Pharaons Hyksôs de la XV dynastie retrouvés sur les différents monuments historiques sont : :1. Sa-kha-en-ra Shalik1 :2. Ma-ib-ra Sheshy1, 2 :3. Mer-woser-ra Yaqob-her :4. Se-woser-en-ra Khayan :5. Apopi (entre autres noms possibles : Aawoserra, Aaqenenra, et Nebkhepeshra) :6. Aa-sech-ra Khamudy 1 1 Chaque partie du nom a été retrouvée sur un objet ou un monument différent : l'unité du nom n'est pas garantie.
2 On n'a aucune certitude quant à l'exactitude du nom, il est fortement probable que ce ne soit pas le nom complet. Bien que le nom sémitique "Jacob" puisse apparaître sous la forme "Yaqob-her", mais la parenté directe comme indirecte entre ce nom et les peuples sémites est plus que discutable. On a retrouvé, par exemple dans le cas n°5 de la liste ci-dessus, le nom de certains dirigeants sur un seul objet ou un seul monument. On ne sait pas, cependant, s'il s'agit d'un seul ou de trois pharaons différents. On sait par exemple que "Aweserra" Apophis a eu pour successeur un second "Apophis", qui pris le Prenomen "Aa-qenen-re". Hayes suggère que les dirigeants cités dans la liste en n°1 et n°2 puissent être un seul et même personnage, liste à laquelle il ajoute Apophis II. Le CAH (Cambridge Ancient History) reprend l'ordre du Grec Josephus, qui reprit lui-même Manetho, et reprend également l'ancienne forme erronée, "Apophis". Gardiner, en revanche, prétend qu'il y a eu trois rois Apopi. Ce problème n'a, à ce jour, aucune solution, et on ne sait pas s'il y eu un, deux ou trois Apopi.

L'invasion Hyksôs

Manetho décrit l'invasion Hyksôs comme une horde de barbares étrangers qui firent tomber sans effort les contrées qu'ils traversaient, et soumirent les peuples à leur volonté par la supériorité militaire. Quand on voit en effet que les Hyksôs ont apporté l'arc composite, le char, des nouvelles flèches, de nouveaux boucliers, sabres, dagues, casques et cottes de mailles, on est en droit de croire qu'ils étaient une force militaire inconstestable. Cependant, rien ne prouve qu'ils en aient fait usage : on sait juste qu'ils avaient de leur côté un potentiel militaire impressionnant, et des années d'avance sur l'armement des autres pays - de quoi faire fléchir plus d'un roi. Helck soutient l'idée d'une invasion, en partie liée à son hypothèse Hurrienne. Cependant, on considère aujourd'hui que l'"invasion" n'a jamais eu lieu, que les Hyksôs se sont infiltrés au sein de différents groupes, notamment les sémites, et arrivèrent au pouvoir vers la fin du Moyen Empire quand celui-ci était en pleine décadence - il est même possible qu'ils aient été les esclaves des Égyptiens. Von Beckerath prétend même que toute invasion sémite est parfaitement impossible, car les tribus n'étaient ni assez nombreuses, ni assez développées pour vaincre l'armée égyptienne. Le Royaume Hyksôs n'a pas pu non plus être une extension de l'Empire Hurrien, contrairement aux théories de Helck, car il est possible que l'Empire Hurrien n'ait... tout simplement jamais existé. On pense donc que les Hyksôs, partie de la civilisation égyptienne, mais appartenant à une minorité, ont étendu leur pouvoir sur l'Égypte. Les preuves principales étayant la théorie de l'Empire Hyksôs étaient principalement des petits objets de style Hyksôs trouvés en Palestine, un vase à Cnossos et un petit lion de granite à Bagdad, autrefois Babel. On a retrouvé des inscriptions de noms Hyksôs jusqu'à Kerma, au Soudan. On a prouvé que ces petits objets étaient le fruit du commerce, n'impliquant aucun pouvoir politique ou militaire de la part des futurs dirigeants.

Étendue et nature du règne Hyksôs

Le Royaume Hyksôs fut centré au niveau de l'est du delta du Nil et de la Moyenne Égypte, n'atteignant jamais la Haute Égypte, encore sous le controle des dirigeants de Thèbes. Les relations entre les Hyksôs et le sud semblent n'avoir été que commerciales, bien que les princes de Thèbes aient apparemment reconnu les Hyksôs et leur aurait payé un tribut pour un temps. Les Hyksôs de la XV dynastie établirent leur capitale à Memphis, et leur résidence secondaire à Avaris. Von Beckerath étudia notamment les écritures de leurs noms, en hiéroglyphes, révélateurs semble-t-il d'une acceptation du rôle de Roi d'Égypte "à l'ancienne", adoptant le dieu Seth pour représenter leur propre déité - les Hyksôs semblaient s'intégrer à la vie égyptienne plus que le contraire. Par ailleurs, l'administration des Hyksôs était loin d'être remise en cause, ils étaient même soutenus par une grande partie de leurs sujets. Mais, en dépit de la prospérité et de la situation relativement stable sous leur règne, les princes égyptiens voyaient encore les Hyksôs comme de détestables envahisseurs asiatiques. Ils vivaient dans une paix relative, préservant un certain statu quo, jusqu'à la reconquête par le sud des Princes de Thèbes. Quand ils furent finalement chassés d'Égypte, toutes les traces de leur occupation de Hyksôs furent détruites. Les dirigeants de la nouvelle XVIII dynastie réécrirent une partie de l'histoire à leur avantage. Il s'ensuivit une guerre raciale contre les Hyksôs.

L'offensive des princes de Thèbes

Sous Sekenenra Tao II

La guerre contre les Hyksôs commenca vers la fin de la XVII dynastie, à Thèbes. Des écrits plus récents du Nouvel Empire font intervenir Seqenenra Tao II, un prince de Thèbes. Il aurait contacté un de ses contemporains Hyksôs, Aauserra Apopi. La tradition prit la forme d'un conte, dans lequel le roi Hyksôs Apopi envoya un messager à Seqenenra à Thèbes, demandant que le bassin des hippopotames soit détruit à cause du bruit qui l'empêchait de dormir - la réalité historique que l'on peut retirer de cette version pour enfants est la division de l'Égypte, la quasi-totalité du territoire devant payer le tribut aux quelques Hyksôs du nord. Seqenenra Tao II tenta une approche diplomatique, qui alla probablement au-delà des échanges d'insultes avec les rois Hyksôs : il aurait envoyé à plusieurs reprises des troupes attaquer les Hyksôs, batailles au cours desquelles il aurait finalement perdu la vie. Son fils et successeur, Wadjkheperra Kamose, le dernier représentant de la XVII dynastie de Thèbes, tentera à son tour la reconquête de l'Égypte du nord.

Sous Kamose

Montet (1964, Égypte Éternelle) supposa que l'origine de la guerre contre les Hyksôs est une guerre de religion : Amon contre Seth. Rien cependant ne semble étayer cette hypothèse - il est plus probable que la domination, perçue comme étrangère par les princes de Thèbes, ait déclenché le conflit. Kamose attaqua et détruisit la garnison sud des Hyksôs à Nefrusy, cité au nord de Cusae (aujourd'hui Asyut), puis mena son armée au voisinage de la ville d'Avaris. Sans réussir toutefois à prendre la cité, les troupes égyptiennes ravagèrent les champs, les cultures et les villages alentour. A la fin du règne d'Aawoserra Apopi, l'un des derniers rois Hyksôs de la XV dynastie, les forces Hyksôs en déroute en Moyenne Égypte se retirèrent au nord, et se réfugièrent chez le roi Fayyum, à Atfih. Ce grand roi Hyksôs dépassa son rival, le prince Sekenenra Tao II, et était encore sur le trône à la mort de Kamose. Les derniers rois Hyksôs de la XV dynastie ont régné relativement peu de temps, avant l'arrivée au pouvoir du successeur de Kamose à la mort de ce dernier, Ahmose, premier roi de la XVIII dynastie.

Sous Ahmose

Ahmose, premier roi de la XVIII dynastie, a siégé sur le trône de Thèbes avant de continuer la guerre envers les Hyksôs. On retrouve les détails de ses campagnes militaires sur les murs de la tombe d'un autre Ahmose, un soldat d'El-Kab - petite ville de Haute Égypte - dont le père a servi Seqenenra Tao II, et issu d'une famille noble. Plusieurs campagnes, semble-t-il, ont été nécessaires pour vaincre les Hyksôs, qui furent finalement chassés de Basse Égypte. On n'a aucune certitude quant à l'époque des faits. Certains datent l'expulsion des Hyksôs à la quatrième année du règne d'Ahmose, d'autres à sa quinzième (D. Redford). Le soldat Ahmose précisa qu'il suivait à pied le char du roi Ahmose - c'est la première fois qu'il est fait mention de chevaux et de chars par les Égyptiens. Dans les différents combats autour d'Avaris, le soldat captura des prisonniers et serra de nombreuses mains, ce qui lui valut après la bataille de nombreuses récompenses, notamment l' "Or des Braves" à trois reprises. Après la chute d'Avaris, les Hyksôs fuyant l'Égypte furent poursuivis par l'armée égyptienne jusqu'au Sinaï et en Palestine. Là, dans le désert du Negeb, entre Rafa et Gaza, la ville fortifiée de Sharuhen qui les héberga subit, d'après le soldat, trois années de siège. Nous n'avons, là encore, que peu d'éléments chronologiques fiables permettant de dater avec certitude ces évènements.

Voir aussi

Références et bibliographie


- Sir Alan Gardiner : L'Égypte des Pharaons (Egypt of the Pharaohs, 1964, 1961).
- William C. Hayes :
  - The Cambridge Ancient History, Revised Edition. Cambridge, 1964.
  - The Cambridge Ancient History, Revised Edition (1965, fascicule 6)
- Wolfgang Helck : Die Beziehungen Ägyptens zu Vorderasien im 3. und 2. Jahrtausend v. Chr. (1962)
- Jürgen Beckerath : Untersuchungen zur politischen Geschichte der zweiten Zwischenzeit in Ägypten (1965)
- William A. Ward : Orientalia 33 (1964), pages 135-140.
- Erik Hornung : Untersuchungen zur Chronologie und Geschichte des Neuen Reiches (1964)
- T.G.H James : The Cambridge Ancient History, Revised Edition (1965, fascicule 34)
- Pierre Montet : Éternelle Égypte (1964).
- James B Pritchard : Ancient Near Eastern Texts Relating to the Old Testament, (3e édition, 1969).
- Donald B. Redford :
  - History and Chronology of the Eighteenth Dynasty of Egypt: Seven Studies. (1967).
  - The Hyksos Invasion in History and Tradition, Orientalia 39 (1970).
- John Van Seters : The Hyksos: A New Investigation (1967).
- H.E. Winlock : The Rise and Fall of the Middle Kingdom in Thebes (1947).

Liens externes


- [http://ancientneareast.tripod.com/Hyksos.html La Dynastie Hyksos en Égypte] Catégorie:Index égyptologique

Troisième période intermédiaire égyptienne

3e période intermédiaire 3e période intermédiaire A la fin de la XIXe dynastie, Ramsès XI (1098-1069)a perdu tout pouvoir et le pays se divise : à partir de 1080 environ, Hérihor, grand prêtre d'Amon à Thèbes, devient une sorte de pseudo-pharaon, à Thèbes alors que Ramsès XI dirige le nord du pays. À sa mort, Smendès, un inconnu peut-être apparenté à Hérihor, fonde la XXI dynastie qui ne règne que sur la Basse-Egypte, il installe sa capitale dans le Nord-Est du delta, à Tanis. Le clergé d'Amon continue de régner sur la Thébaïde, dans une vassalité toute théorique à l'égard du pharaon. Ainsi se déroule la dynastie. A noté que le seul pharaon digne d'intérêt est Psousennès Ier (vers 1040-993), dont la tombe est la seule a avoir été découverte totalement inviolée. Pendant ce XIe siècle, des tribus libyennes, les "Machaouach", s'infiltrent en Egypte et forment des chefferies dans l'ouest du delta. Vers 950, un pharaon d'origine libyenne, Chechonq Ier, monte sur le trône de Tanis après avoir épousé la fille due dernier paharaon de la XXIe dynastie. Il fonde ce qu'on appellera la XXII dynastie, dite dynastie libyenne. Une partie du clergé d'Amon se réfugie alors en Haute Nubie, plus précisément à Napata. Parmi les pharaons de cette dynastie, on citera Osorkon II, connu en particulier grâce à la magnifique « triade » qui figure au musée du Louvre. Vers 818, un autre pharaon libyen fonde la XXIII dynastie et installe sa capitale à Bubastis, également située dans la partie est du delta. Ainsi deux pouvoirs se partagent le delta ; ils s'ajoutent au pouvoir thébain au sud et à celui de Napata en Haute Nubie, plongeant ainsi le pays dans la division et l'anarchie. Osorkon III (XXIII dynastie) essaie d'affaiblir le pouvoir du grand prêtre en confiant la charge de « divine adoratrice d'Amon » (voir l'article sur la place de la femme en Égypte) à une princesse de sang royal pour réconcilier sa dynastie et le clergé : ce sera en vain. Tentative de réunification venant du sud cette fois, Piânki, nubien et roi de Napata, conquiert la Haute Égypte et cherche à s'emparer du delta : c'est aussi un échec. À cette époque cohabitent les XXIV dynastie « libyenne » dans le delta et XXV dynastie « kouchite » ou « éthiopienne » dans le sud. La division du pays, les guerres intestines, affaiblissent profondément l'Égypte. Les Assyriens en profitent et, en 667, Assurbanipal impose sa suzeraineté aux roitelets égyptiens. C'est hélas le début d'une longue série d'invasions qui se poursuivront, après la fin de la « 3e période intermédiaire », tout au long de la Basse Époque. Ainsi peut-on dire que la décadence de l'empire égyptien a commencé dès la fin de la XX dynastie et du règne des Ramessides.

Basse époque égyptienne

Basse époque Basse époque La basse époque est une période de l'histoire de l'Égypte antique allant des environs de 750 à 30 avant l'ère chrétienne. Elle début par la réunification du pays par un roi d'origine Koushite, Piankhy, et se termine traditionnellement par l'assassinat de Ptolémée XV, dit Césarion, fils de Jules César et de Cléopâtre VII. On y trouve les six dernières dynasties décrites par Manéthon, qui est lui-même un contemporain des premiers Ptolémées.

Dynastie de la basse époque


- Koushite
- Saïs
- Perse
-
-
-
- Dynastie perse
- Dynastie des Ptolémées La Basse époque est une période de forte instabilité qui se caractérise par des prises de pouvoir successives de souverains étrangers, entrecoupée de courtes périodes d'indépendances. Ses souverains, bien que de cultures très différentes, s'adapteront au modèle égyptien et respecteront ses valeurs fondamentales tout en y intégrant des éléments de leurs cultures. Ils se feront proclamer pharaon et choisiront une titulature royale souvent calquée sur celles des anciens rois. Certains, notamment les rois saïtes de la XXVI dynastie, chercheront même à retourner vers un archaïsme architectural et lyrique tout droit issu de l'Ancien et du Moyen Empire. L'art et la religion sont également fortement marqués par la double influence de l'extérieur et la tendance à l'archaïsme. C'est ainsi que l'on voit apparaître de nouveaux thèmes dans les décorations ainsi que des divinités hybrides (Bastet en oiseau avec une tête de chat, la divinité Toutou, etc.). La vénération des temps glorieux (et lointains) entraîne la divinisation de plusieurs grandes figures de l'histoire égyptienne comme Imhotep, Amenhotep fils de Hapou ou encore Horemheb. Du côté religieux, le culte des animaux (comme le taureau Apis) gagne en popularité : le Sérapeum de Memphis est agrandi pour que les fidèles affluent. Saqqarah devient un centre religieux important (notamment les nécropoles d'animaux). Le culte d'Osiris et d'Isis se développe considérablement, la raison de ce vif succès étant certainement la souffrance endurée par les Égyptiens lors des occupations. La Basse époque commence par la réunification du pays par Piankhy qui inaugure la Période éthiopienne et met fin à la III période intermédiaire. Elle perdra le contrôle du pays après l'invasion assyrienne qui laissera de profondes blessures dans l'esprit des égyptiens, les assyriens pilleront en effet des temples et brûleront certaines villes comme Thèbes. Ne pouvant gérer le pays, il favoriseront la dynastie saïte d'origine libyenne. Les Perses s'emparent du pays vers 525 avant l'ère chrétienne. La première occupation perse, n'est en aucune façon médiocre pour les autochtones, du moins au début, et malgré les malheurs et autres maux dont sont accusés les premiers pharaons perses, le peuple est respecté. Le seul roi de la est Amyrtée, Égyptien qui reprend les rênes du pays en chassant provisoirement les Perses : la est un mélange de gouverneurs égyptiens sans pouvoirs bien prononcés. Nectanébo II est bien le dernier pharaon autochtone du pays et celui qui entreprend la construction du temple d'Isis à Philae (portique). Par la suite, l'Égypte redeviendra une province, d'abord de l'empire perse puis des Macédoniens.

Pharaons significatifs de la basse époque


- Piânkhy (747 ~ 716)
- Nékao [610 ~ 595]
- Cambyse II [525 ~ 522]
- Amyrtée [404 ~ 399]
- Néphéritès [399 ~ 393]
- Nectanébo [380 ~ 362]
- Artaxerxès III [341 ~ 338]: Dynastie perse
- Alexandre le Grand: Égypte macédonienne [332~305]
- Ptolémée Ier (Sôter) [305 ~ 285]

Nectanébo II

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon Catégorie:XXXe dynastie égyptienne Nectanébo II (360-343) règne durant 18 ans au cours desquels il multiplie constructions et restaurations de temples. Malgré l'influence montante de la Macédoine, l'Empire perse a repris le contrôle de l'Asie Mineure et il ne lui manque que la reconquête de l'Égypte. En 343, Artaxerxès III marche sur l'Égypte. Nectanébo II doit s'enfuir, marquant la fin de l'indépendance égyptienne.

Nubie

La Nubie est aujourd'hui une région du sud de l'Égypte, longeant le Nil, et du nord du Soudan - dans l'antiquité la Nubie était un royaume indépendant. Les habitants de la Nubie parlent au moins deux dialectes du groupe Nubien, une famille du nilo-saharien qui inclus le Nobiin, le Kenzi / Dongola, le Midob et d'autres variations. Le Birgid, un dialecte particulier, était parlé jusqu'au début des années 1970 au nord du Nyala au Soudan, à Darfur. L'ancien nubien était utilisé dans la plupart des textes religieux entre le VIIIe et le .

Histoire

Préhistoire

Les plus anciennes cultures nubiennes n'ont pas laissé de traces écrites, et ne sont pas cités dans les écrit des civilisations alentours. Les plus anciens habitants connus de la Nubie sont les Badariens, suivis des Amratiens puis des Gerzéens, appelées civilisations du "groupe A". Depuis l'installation des Gerzéens, la Nubie a commence réellement à se former - période qui correspond à l'avènement en Égypte de la 1ère dynastie, vers l'an -3100. Les Gerzéens étaient à l'origine un peuple nomade, qui s'installa en Nubie pour devenir éleveurs, s'occupant de moutons, de chèvres et de quelques vaches. Ils sont particuliers par leurs poteries et leurs rites funéraires, très différents de ceux des égyptiens. La culture gerzéenne déclina aux alentours du XXVIIIe siècle avant l'ère chrétienne succédée par les civilisations dites du "groupe B". On a parfois considéré que les peuples du groupe B avaient envahi la Nubie - on pense aujourd'hui que le groupe B est issu dur groupe A. Ces peuples étaient bien plus pauvres que les précédents, et bien moins nombreux. On suppose donc une attaque ou des pillages, probablement égyptiens, qui auraient provoqué une crise en Nubie. Avec le commerce en Égypte, la Nubie réussit à acquerir un certain niveau de vie et de stabilité. Autour de la VIe dynastie égyptienne, la Nubie fut divisée en petits royaumes - il y a débat concernant l'appartenance ou non des royaumes à un hypothétique "groupe C". On remarque l'étonnante similitude entre les poteries des anciens du groupe A et celles du groupe C, semblant dénoter soit une nostalgie de ces derniers, soit un retour des premiers. Le désert du Sahara était à cet époque suffisamment invivable pour provoquer l'éxode soudain des peuples nomades qui y résident normalement, se réfugiant alors en partie en Nubie. Des civilisations du groupe C, le premier à unifier les régions autour de lui fut le Royaume de Kerma - Royaume qui tient son nom de la cité de Kerma que l'on suppose avoir été sa capitale. Après le réveil de l'Égypte sous le nouvel Empire, les troupes égyptiennes se sont étendues au sud. Sous le règne de Thoutmôsis Ier, vers -1520, toute la Nubie du nord était annexée.

Le Royaume de Koush

Au cours de la Troisième période intermédiaire (1085 - 750 av. J. C.), la Nubie recouvrait son indépendance. Se constitua alors dans le bassin du Nil moyen un "empire koushite" qui allait perdurer durant quelque mille ans. Cette période est traditionnellement divisée en deux époques. Celle de Napata qui a duré de 750 à 300 av. J. C. et celle de Méroé qui a duré de -300 à 340 ap. J. C.

Epoque napatéenne

Le royaume de Koush repris beaucoup de pratiques traditionnelles égyptiennes, notamment leur religion, et les pyramides. Le royaume survit plus longtemps que celui d'Égypte, envahissant même ce dernier durant la au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne. Vers -660 les pharaons koushites sont repoussés vers leur région d'origine la Nubie et forment à Napata un royaume original synthèse des influences nubiennes et egyptiennes. Vers -591, suite à l'expédition de Psammétique II contre Koush, la capitale quitte Napata pour Méroé, au coeur du Soudan nilotique. A ce fait s'était ajouté le durcissement des conditions climatiques; ce qui reléguait le Nord à des fonctions secondaires.

Epoque Méroïtique

A partir des années 315 - 295 av. J.C., s'accentue la rupture (jamais achevée) d'avec le modèle égyptien. Des traits locaux (nubio-soudanais) affirment leur prépondérance au plan politico-religieux notamment. En effet sous Nastasen (-335 à -315), Méroé ravissait à Napata les dernières grandes fonctions qui lui restaient. C'était celles de lieu de couronnement et d'inhumation des souverains. C'est dans ce contexte qu'a eu lieu l'avènement des Candaces. Les Candaces étaient des reines exerçant effectivement le pouvoir politique suprême. L'effectivité de leurs statut et fonctions impériaux est traduite par les titres royaux qu'elles portent et qui sont empruntés au protocole pharaonique. Ce sont Sa-Rê, Neb-tawy et n-swt-bit. Elle est traduite par le geste auguste de massacrer les ennemis qui depuis Narmer exprime le triomphe du souverain régnant. Elle trouve aussi un écho dans la Bible. Durant l'époque romaine les koushites commercaient avec les Romains, et étaient également de redoutés mercenaires. Durant ce temps, les différentes régions se divisèrent en plus petits groupes armés, dirigés par un général. Ils combattirent pour le contrôle de la Nubie, laissant la région faible et vulnérable à toute attaque. Les Noba en profitèrent pour conquérir la Nubie - il est même possible que le nom de la région leur soit due, à moins que "Nubie" vienne du mot égyptien Nub, l'or. Depuis ce temps, les romains les ont appelés Nobatae.

Liste des rois Koushite


- Altanersa (653-643) fils de Taharqa
- Senkamanisken (643-623)
- Anlamani (623-593)
- Aspalta (593-568)
- Armantelqo (568-555)
- Malonaqen (555-542)
- Analmaaye (542-538)
- Amaniastabarqa (538-519)
- ?
- Irike-amanote (431-405), certains chercheurs pensent qu'il a aidé les egyptiens contre l'invasion perse de 404.
- Harsiotef (390-350)
- Nastasen (335-315) A la fin de son règne les rois de Nubie, font face à une invasion venue du Nord et ils se réfugient plus au Sud à Méroé.
- Arqamani (275–250) il construit de grandes pyramides à Méroé
- Arnekhamani (235–218)
- Candace (Reine) Shanakdakhete (170–150)
- Tanyidamani (110-90)
- Amanikhabale (50-40)
- Candace Amanishakheto (35-20)
- Teriteqas et Candace Amanirenas (24-?)
- Natekamani et Candace Amanitore (-12/12))

La Nubie Chrétienne

Vers l'an 350, la Nubie fut envahie par le Royaume Éthiopien d'Axoum. L'ancien gouvernement nubien fut écrasé. Trois nouveaux royaumes se formèrent alors :
- La Nobatia, au nord, entre la première et la seconde catacacte du Nil, dont la capitale était Pachoras (aujourd'hui Faras) ;
- La Makuria, au milieu, ayant pour capitale Dongola ;
- L'Alodia, plus au sud, ayant sa capitale à Soba près de Khartoum ; Le Roi Silko de Nobatia écrivait en grec et grava ses victoire sur le Temple de Talmis (aujourd'hui Kalabsha) vers l'an 500. Quand Athanasius d'Alexandria consacra Marcus évêque de Philae avant sa mort en 373, montrant par la même occasion la domination chrétienne sur la région au IVe siècle, Jean d'Éphèse nota qu'un prêtre monophysite nommé Julian convertit le Roi et ses nobles vers 545. Il note également que le Royaume d'Alodia fut converti vers 569. Ses écrits sont parfois contradictoires cependant, avec ceux de ses contemporains. L'église de Nubie prêta allégeance à l'Église Orthodoxe Grecque puis, en 719, à l'Église Copte. Au VIIe siècle, Makuria s'étendit, devenant la principale puissance de la région - assez puissante pour empêcher l'invasion des peuples arabes. Après plusieurs échecs, ces derniers tentèrent un accord de paix avec Dogomba, permettant notamment le commerce entre les deux puissances. Ce traité dura 600 ans. Avec le commerce, la pensée arabe se propagea en Nubie, supplantant rapidement la chrétienté. L'église "royale" de Dongola fut remplacée par une mosquée vers 1350.

Nubie Moderne

Au cours du XIVe siècle, le gouvernement Dongolan s'est effondré, divisant la région qui sombra aux mains de l'Égypte. La Nubie put voir défiler les envahisseurs, et l'installation de nombreux royaumes. L'Égypte s'appropria le nord du pays, laissant le sud à Royaume de Sennar vers le XVIe siècle. L'Égypte obtint plus tard le contrôle total de la région, sous le règne de Mehemet Ali au XIXe siècle, puis devint un codominium Anglo-Égyptien. Avec la fin de la colonisation anglaise, la Nubie fut séparée en deux parties, l'une appartenant à l'Égypte, l'autre au Soudan. Beaucoup de Nubiens d'Égypte durent s'installer près du Lac Nasser après la construction du barrage d'Assouan.

Voir aussi

Articles connexes


- Égypte
- Éthiopie
- Napata
- Méroé
- Langues nubiennes
  - Ancien nubien
  - Nobiin

Références


- Robin Thelwall :
  - Lexicostatistical relations between Nubian, Daju and Dinka (1978)
  - Études nubiennes : colloque de Chantilly, 2-6 juillet 1975, 265-286.
  - Linguistic Aspects of Greater Nubian History, in Ehret, C. & Posnansky, M. (eds.)
- The Archeological and Linguistic Reconstruction of African History. Berkeley/Los Angeles, 39-56. [http://www.thenubian.net/aspect.php Lire la version en ligne]

Liens externes


- [http://www.napata.org Napata.org] ;
- [http://www.pbs.org/wonders/Episodes/Epi1/1_retel1.htm Le racisme et la redécouverte de l'Ancienne Nubie] ;
- [http://www.thenubian.net/index.php TheNubian.net] : un site très complet sur l'étude de la Nubie et de la civilisation nubienne ; Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Histoire de l'Afrique Catégorie:Patrimoine mondial en Égypte

Histoire de l'Égypte antique

catégorie:Index égyptologique catégorie:Histoire de l'Égypte antique Egypte L'histoire de l'Égypte antique se caractérise par l’incroyable longévité des institutions mises en place dès son commencement et qui, bien que n’étant pas restées totalement figées, ont résisté aux périodes les plus troubles. Au sommet de ces institutions se trouve bien sûr le pharaon, roi et seul intermédiaire entre les hommes et les dieux, garant de l’ordre contre le chaos extérieur (envahisseurs) ou intérieur (désordre social).

Les grandes périodes de l'histoire égyptienne antique

Le découpage traditionnel de l’histoire égyptienne ancienne se fait par périodes et par dynasties. La pertinence de ce découpage qui date, dans ses grandes lignes, des historiens de l’Antiquité (notamment de Manéthon), est actuellement remise en cause par les récentes découvertes archéologiques, mais il présente néanmoins l’avantage d'une relative simplicité. On considère généralement huit grandes périodes :

La période prédynastique

(~3200 à ~2920 av. J.-C.) Manéthon Cette période, encore assez mal connue, recouvre les temps qui précédèrent l’unification du pays et l’établissement des premières institutions pharaoniques. Elle commence avec la sédentarisation de diverses peuplades au bord du Nil puis le développement de l'agriculture et de l'élevage à la fin du néolithique. Des fouilles archéologiques ont permis de connaître plusieurs cultures de cette période :
- Mérimdé,
- Badarien,
- Nagada I (Amratien), II, III puis IV. La fin de cette période est marquée par la centralisation du pouvoir autour de deux pôles, au Nord et au Sud. La dynastie des princes du Sud, a qui l'on attribue le plus souvent l'unification du pays, est désignée par le terme de Dynastie 0. Article détaillé : Période prédynastique.

L'époque thinite

(~2920 à ~2650 av. J.-C.) Le légendaire premier pharaon, connu sous le nom de Narmer (ou Ménès), fonde ainsi la Ire dynastie dont la capitale est établie à This, non loin d'Abydos. Progressivement s'organise une administration royale à l'échelle nationale. Le pays est divisé en provinces dirigées par un fonctionnaire royal. Une nouvelle capitale est fondée à la pointe sud du delta : Memphis. Le roi prend le titre d'Horus, en conformité avec la légende d'Osiris qui légitime leur pouvoir. Article détaillé : thinites

L'Ancien Empire

thinites La déification du roi s'accentue à mesure que son autorité se renforce. Un pouvoir central fort appuyé par une administration compétente permet la mise en œuvre de grands chantiers qui exploitent la main-d'œuvre inactive lors de la crue. Commence alors la construction des pyramides, qui atteint son apogée sous la IVe dynastie à Gizeh (Gîza) : Khéops (Khufu), Khéphren (Khafré) et Mykérinos (Menkâouré). Cette longue période de cinq siècles voit naître la littérature classique égyptienne qui servira de référence pour les deux millénaires à venir. Les grands thèmes de bases sont posés, tant dans les lettres que dans les sciences ou les arts comme l'architecture, la peinture ou la sculpture. C’est l’époque des premières pyramides. D’abord la pyramide à degrés à Saqqarah sous le règne du pharaon Djoser, puis des trois pyramides de Snéfrou (pyramide à degrés de Meïdoum, pyramide dite rhomboïdale et pyramide "parfaite" de Dahchour Il s’agit aussi d’une période d’expansion territoriale avec vers 2650 avant notre ère la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi Ier. Une autre pyramide, datant du dernier roi de la V dynastie, est connue à cause des premiers textes religieux, les Textes des Pyramides que Gaston Maspero y a trouvés : celle d'Ounas. Article détaillé : Ancien Empire.

La Première période intermédiaire

La première période intermédiaire, bien que d’une durée relativement courte (-2181 à -2160 av. J.-C.) a vu passer 15 rois en deux dynasties (VII et VIII). Elle aura des conséquences importantes sur la conception religieuse, et sur la nature du pouvoir royal. Article détaillé :