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AmonCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
Amon (Le caché) est un dieu de la mythologie égyptienne.
Époux de Mout et père du dieu Khonsou dans la triade thébaine, Amon est un dieu presque inconnu dans les périodes reculées de l'histoire de l'Égypte pharaonique. Il prendra une place de plus en plus prépondérante à mesure que les princes de Thèbes vont gagner en pouvoir. C'est à partir de la , qu'il commence à s'imposer et la montée aux pouvoirs des Amenemhat sera déterminante pour le rôle joué par Amon, le dieu des dieux, le véritable Jupiter égyptien.
Pendant le Nouvel Empire, Amon devient le dieu dynastique, universel et créateur de l’Egypte, grâce à la victoire des Thébains sur les envahisseurs Hyksôs. Il est alors associé à Rê, dieu Soleil d’Héliopolis et devient le dieu cosmique Amon- Rê.
Amon est associé à un grand nombre de légendes. Sous le nom d'Amon-Rê, on l'a identifié au dieu solaire. Sous la forme d'une oie (un de ses animaux symboliques), il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Enfin, sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné par les divinités de l'Ogdoade d'Hermopolis dans les Eaux primordiales.
On le représentait sous forme d'un homme coiffé d'une haute couronne portant deux hautes plumes verticales. On le trouve souvant avec la peau peinte en bleu. Il s'agit de couleur du lapis-lazuli, pierre sacrée aux yeux des Égyptiens de l'antiquité. On le représente également la peau brune, plus rarement, et la peau noire, d'où son assimilation au dieu de Coptos, Min.
On le trouve aussi représenté sous la forme d'une oie ou d'un bélier. Ainsi, devant l'entrée du temple d'Amon à Karnak se dresse une allée de sphinx criocéphales ou criosphinx, symbole de sa puissance et de son énergie fécondante. Il est parfois associé au dieu Min sous le nom Amon-Min où il s'incarne en divinité de la fécondité.
À côté de cet Amon inaccessible aux communs des mortels, il existe aussi un Amon ressenti comme protecteur de la veuve et de l'orphelin et prêtant une oreille attentive aux pauvres et aux malades.
Aux alentours du , Amon a été identifié à Zeus et rendait des oracles. C'était d'ailleurs, avec Apollon delphique, l'un des principaux oracles du monde antique.
Parmi ses sanctuaires principaux, on peut citer : Karnak, le plus grand édifice religieux jamais construit, situé à Thèbes, sa cité sainte ; l'oasis de Siwa où l'on rendait des oracles, c'est d'ailleurs à cet endroit qu'Alexandre s'est fait déclarer fils d'Ammon-Zeus.
Transcriptions : ἰmn.
Transliterations : Ammon, Amoun, Amen, Imen.
Codage : i-mn:n-A40
i-mn:n-A40 = IMEN, signifiant « le Caché » traduit l’impossibilité de connaître sa vraie forme.
Codage]
ja:アメン
ko:아문
Catégorie:Index égyptologiqueIndex des articles relatifs à l'Égypte antique.
Catégorie:Égypte antique
Dieu ja:神 ko:하느님 simple:God
Catégorie:PhilosophieCatégorie:Métaphysique Catégorie:Religion Catégorie:Philosophie de la religionCatégorie:Croyance
Dieu est un mot hérité du latin deus, lui même issu d'une racine indo-européenne - Dyeus Pitar, « Père Ciel brillant ».
Suivant les points de vues, le terme Dieu peut avoir différentes significations. C'est ainsi que :
- pour les religions monothéistes, les trois religions dites du Livre, le terme Dieu désigne un être supérieur immatériel et doué de la perfection absolue.
- pour les religions polythéistes, il n'existe pas un dieu mais plusieurs qu'ils vénèrent, dont les rôles dans l'univers sont variables selon les croyances.
- en philosophie, dans une perspective croyante, Dieu est l'Être par excellence ; on parle aussi en métaphysique de cause première. Il reçoit traditionnellement les attributs suivants : pour l'existence : infinité, immuabilité et perfection ; pour la volonté et l'entendement : toute-puissance, omniscience, sagesse, justice et bonté.
- pour les agnostiques, il n'est pas possible de se positionner sur la question de l'existence de Dieu, ce pourquoi ils demeurent dans le doute.
- pour les athées, l'existence des dieux ou de Dieu relève d'une invention humaine à but social sans fondement réel.
Définitions
Les deux premières conceptions énoncées ci-dessous sont d'auteurs modernes de confession religieuse différentes mais relevant du monothéisme. On notera leurs convergences. Une troisième conception, fondée sur la phénoménologie nous en propose une approche moins intellectualiste et plus proche de la simplicité des évangiles. Pour le concept « Dieu » dans les religions polythéistes, on consultera l'article Dieux ou Noms de Dieu.
John Hick, God Has Many Names, Birmingham University Press, 1988, p. 102
Au premier cercle, nous rencontrons un problème de terminologie auquel aucune solution satisfaisante ne peut être proposée. Comment devons-nous nommer cette réalité transcendante à laquelle nous supposons que la religion constitue la réponse humaine ? On peut pencher initialement pour le rejet de « Dieu », parce que trop théiste - si l'on retient que l'éventail des religions inclut les plus grandes traditions non-théistes comme les théistes - et considérer des alternatives telles que « Le Transcendant », « Le Divin », « Le Dharma », « l'Absolu », « Le Tao », « L'Être en soi-même », « Brahman », « L'ultime réalité divine ».
Le fait est que nous ne disposons pas d'un terme parfaitement libre vis à vis d'une quelconque tradition ou susceptible de les transcender. C'est pourquoi on en vient à utiliser le terme fourni par l'une de ces traditions, toutefois l'utilisant (ou ayant conscience de mal l'utiliser) d'une façon qui force ses frontières. Comme chrétien, je serais assez d'accord pour utiliser « Dieu » mais je ne l'utiliserais pas dans son sens absolument théiste. C'est donc un danger pour l'auteur comme pour le lecteur de passer sans l'avoir remarqué et de régresser au sens strict et standard de ce terme ; tous deux doivent demeurer vigilants contre cela. Je parlerai donc de Dieu dans ce qui suit, avec cette restriction importante que c'est une question ouverte de savoir à ce moment du propos, si Dieu est personnel. Nous serons conduits, je le présume, à distinguer Dieu de « Dieu comme il est conçu et perçu par les hommes ». Dieu n'est ni une personne ni un objet mais la réalité transcendante telle qu'elle est conçue et expérimentée par diverses mentalités humaines, notamment soit de façon personnelle, soit de façon non-personnelle.
La conception générale de cette distinction, d'une part, la Déité dans toute sa profondeur infinie, au-delà de la conscience et de l'expérience humaine et d'autre part, la Déité comme une expérience finie dans l'expérience humaine, est ancienne et très répandue. Peut-être la forme la plus explicite de cette distinction est celle entre Nirguna Brahman, Brahman sans attributs, au-delà du champ de langage humain et Saguna Brahman, avec des attributs, connus dans l'expérience religieuse humaine comme Ishvara, le créateur personnel et prince de l'univers. Chez le mystique occidental Maître Eckhart (Meister Eckhart) est distinguée la Déité (Deitas) et Dieu (Deus) ; et Rudolf Otto, dans son étude « Eckhart et Shankara » dit : « Ici même se rencontre la plus extraordinaire analogie entre Eckhart et Shankara : loin au-dessus de Dieu et du Seigneur personnel se trouve la Déité, entretenant une relation identique à celle que tient Brahman envers Ishvara ». Les Écritures Taoïstes, Tao Te Ching, commencent par affirmer que « Le Tao qu'on peut exprimer n'est pas le Tao éternel ». Les mystiques de la Kabbale juive distinguent entre En Soph, l'absolue divine réalité, au-delà de toute description humaine et le Dieu de la Bible ; chez les Soufis, Al Hacq, le Réel semble être un concept similaire, comme l'abyssale Déité soutenant la personnalité d'Allah. Plus récemment, Paul Tillich a parlé du « Dieu au-delà du Dieu du théisme » et dit que « Dieu est le symbole de Dieu ». Whitehead et les théologiens du Process qui l'ont suivi distinguent entre la nature primordiale et la nature conséquente de Dieu, la première étant la nature de Dieu soi-même, l'autre étant constituée de son inclusion dans le monde et la réponse du monde.
Marc-Alain Ouaknin, Dieu et l'art de pêcher à la ligne, Bayard, 2002, p. 12
« Dieu en cent pages. Voilà, j'ai accepté le défi. Mon premier mouvement est d'offrir à l'éditeur cent pages vides. Non par jeu mais par respect. La seule chose qu'on puisse vraiment dire sur Dieu, c'est rien. Ne rien dire ! Théologie négative radicale.
Ne rien dire mais le dire bien !
Je renonce à cette possibilité. Non parce que cela aurait pu être interprété comme une facilité, mais parce que l'idée n'est pas originale. Je retrouve un livre sur les rayons de ma bibliothèque : « tout ce que les hommes savent sur les femmes». 200 pages blanches !
Lucide ! »
Le philosophe Michel Henry définit Dieu d’un point de vue phénoménologique, dans son livre C'est moi la Vérité, pour une philosophie du christianisme, Editions du Seuil, 1996, p. 40 :
« Dieu est Vie, il est l’essence de la Vie, ou, si l’on préfère, l’essence de la vie est Dieu. Disant cela nous savons déjà ce qu’est Dieu, nous ne le savons pas par l’effet d’un savoir ou d’une connaissance quelconque, nous ne le savons pas par la pensée, sur le fond de la vérité du monde ; nous le savons et ne pouvons le savoir que dans et par la Vie elle-même. Nous ne pouvons le savoir qu’en Dieu. »
La Vie dont il est question ici n’est pas la vie au sens biologique du terme définie par des propriétés objectives et extérieures, ni un concept philosophique abstrait et vide, mais la vie phénoménologique absolue, une vie radicalement immanente qui porte en elle le pouvoir de se manifester en elle-même sans distance, une vie qui se révèle elle-même à chaque instant. Une manifestation de soi et une auto-révélation qui ne consiste pas dans le fait de voir hors de soi ou de percevoir le monde extérieur, mais dans le fait de sentir et de se sentir soi-même, d’éprouver en soi sa propre réalité intérieure et affective.
Comme le dit également Michel Henry dans ce même livre, « Dieu est cette Révélation pure qui ne révèle rien d’autre que soi, Dieu se révèle. La Révélation de Dieu est son auto-révélation ». Dieu est en lui-même révélation, il est la Révélation primordiale qui arrache toute chose au néant, une révélation qui est l’auto-révélation pathétique et l’auto-jouissance absolue de la Vie. Comme dit Jean, Dieu est amour, parce que la Vie s’aime elle-même d’un amour infini et éternel.
Michel Henry oppose à la notion de création, qui est la création du monde, la notion de génération de la Vie. La création du monde consiste dans l’ouverture de cet horizon d’extériorité où toute chose devient visible. Alors que la Vie ne cesse de s’engendrer elle-même et d’engendrer tous les vivants dans son immanence radicale, dans son intériorité phénoménologique absolue qui est sans écart ni distance.
Puisque nous sommes vivants et donc engendrés à chaque instant par la Vie infinie de Dieu, puisqu’il ne cesse de nous donner la vie, et puisque nous ne cessons de naître dans le présent éternel de la vie par l’action en nous de cette Vie absolue, Dieu est aux yeux du christianisme notre Père et nous sommes ses Fils bien aimés, les Fils du Dieu vivant. Ce qui ne veut pas dire qu’il nous a créé au moment de notre conception ou au commencement du monde, mais qu’il ne cesse de nous générer en permanence dans la Vie, qu’il est toujours à l’œuvre en nous jusque dans la moindre de nos impressions subjectives.
Du Dieu des monothéismes
« Or il y a un danger d'idolâtrie dans tout théisme. Tout théisme qui s'exprime est une idolâtrie, car l'expression le signifie et, par là, le fige ; sauf si, d'une certaine façon, son discours se nie lui-même et devient donc athée. Autrement dit, les paradoxes du langage et de ses significations sont tels que le seul discours sur Dieu qui ne soit pas idolâtre ne peut être qu'un discours athée. Ou encore, que dans tout discours, le seul Dieu qui ne soit pas une idole est un Dieu qui ne soit pas un Dieu. » (Henri Atlan, Niveaux de signification et athéisme de l'écriture, La Bible au présent, Idées/Gallimard, 1982).
On en vient donc à ne pas le représenter, même par respect, au moyen d'un objet, d'un symbole ou d'une idée revient à nier toute connaissance possible de Dieu. Cela ne nie peut-être pas l'expérience mystique, l'extase, etc.
Il n'est pas inutile de se demander s'il y a une notion de « Dieu » véritablement commune aux « monothéismes ». Au-delà des élans œcuméniques et du rêve de la philosophia perennis, demeurent des différences irréconciliables. Y a-t-il quelque chose de commun, par exemple, entre Celui qu'on nomme à tout bout de phrase, au besoin pour en faire la marque du futur dans le langage parlé et Celui dont on repousse sans cesse dans le sacré les périphrases qui le désigne ? D'ailleurs, Thomas d'Aquin ne disait-il pas De Deo nihil scimus ?
On peut également se demander quel sens aurait cette question avant les débats unitariens du européen où le mot monothéisme apparaît dans son acception moderne et qui naît d'une manœuvre théologique pour isoler radicalement les judaïsme, christianisme et islam du reste de l'Humanité « idôlatre », « polythéiste », bref, païenne qui, dépourvue de toute vérité primordiale, peut être objet de colonisation voire d'évangélisation.
On peut penser du mot Dieu ce que Claude Lévi-Strauss disait de mana : Dieu ne serait ni une catégorie ontologique ni un substantif ; il s'agirait d'une catégorie linguistique qui a une fonction sémantique. Sa valeur symbolique de zéro pourrait recevoir divers sens et rendre possible des concepts comme Allah, YHWH, Elohim, Dieu, Ahura Mazda, etc.
De ce que l'on s'entend à mettre sous le symbole algébrique de Dieu dépend forcément dieu: les dieux sont toujours des non-Dieu. Si tel est le cas, il y a autant de listes possibles de non-dieu selon lesquelles le « dieu de l'autre est toujours un faux dieu » que de version de Dieu.
Inutile de souligner aussi que la valeur de vérité de chacune de ces listes n'intéresse que le théologien et ses préjugés mais non l'étude scientifique de la religion. Chacun peut dire — en mimant ou non le langage neutre de la science — que Jésus ou Simon le Magicien est ou n'est pas Dieu ; les deux énoncés n'en demeurent pas moins d'ordre théologique, i.e. non scientifique. Deux options arbitraires, en quelque sorte, car indécidables
La « mort de Dieu »
En Occident, à partir de Descartes et Pascal notamment, l'existence de Dieu est devenue sujette à la démonstration, et de plus en plus exposée à la critique, concomittante à la crise de la religion chrétienne et l'apparition du protestantisme.
On doit à Friedrich Nietzsche la formule célèbre « Dieu est mort », qui fait écho aux mutations de la société occidentale moderne : le scientisme, la théorie de l'évolution de Darwin, le socialisme, la psychanalyse entre autres ont en commun une critique des dogmes religieux, qui ouvre la voie a l'athéisme qui considère la notion de Dieu comme un construct social étranger à la réalité.
Le communisme a officialisé l'athéisme dans les républiques socialistes, où la religion et l'existence de Dieu sont vues comme des reliquats d'instruments d'oppression. Au , une part importante d'intellectuels ont revendiqué leur athéisme ; on remarque cependant qu'une plus grande tolérance vis-à-vis des religions et de la croyance en l'existence de Dieu s'est affichée suite à la chute des États communistes.
De même, la croyance en l'existence de Dieu et l'activisme politique ont souvent été liés, comme le montrent la vie de Gandhi, les premiers militants socialiste chrétiens, ou encore la théologie de la libération dans les pays du tiers monde. La référence à Dieu reste un sujet sensible notamment en Europe, ou les origines chrétiennes de l'Union européenne ont provoqué des débats houleux lors de la rédaction de la Constitution européenne. Le laïcisme est un principe de gouvernement fortement ancré en Europe, où on compte la plus forte proportion d'athées dans le monde.
Citations le concernant
- « Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » (Première épître de Jean 4, 16)
- « Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres. » (Première épître de Jean 1, 5)
- « Dieu existe pour celui qui y croit. » (Régis Debray)
- « Dieu est une diphtongue. » (d'après Commerson, Les pensées d'un emballeur.)
- « Après tout ce que les hommes ont fait pour lui, Dieu aurait tout de même pu se donner la peine d'exister, vous ne croyez pas ? » (Frédéric Beigbeder)
- « La vérité et Dieu sont deux synonymes. » (A. Bailey)
- « Il n'y a pas de dieu, il n'y a pas de dieu, il n'y a pas du tout de dieu. Celui qui a inventé dieu est un crétin. Celui qui propage l'idée de dieu est une canaille. Celui qui adore dieu est un barbare. » (phrase introductive des discours d'Erode Ramaswami, dit Periyar, leader tamoul du , un athée dans l'Inde aux 33 millions de dieux)
- « Dieu est le point tangent de zéro et de l'infini. » (Alfred Jarry, Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien — Conclusion d'une suite d'équations mathématiques visant à définir la surface de Dieu)
- « La seule excuse de Dieu est qu'il n'existe pas » Stendhal
- « Si Dieu a créé l'homme à son image nous le lui avons bien rendu. » Voltaire
- « Car devant Dieu, il y a moins un problème de liberté qu'un problème du mal. On connaît l'alternative : ou nous ne sommes pas libres et Dieu tout-puissant est responsable du mal. Ou nous sommes libres et responsables, mais Dieu n'est pas tout-puissant. » Albert Camus Le mythe de Sisyphe
- « Dieu est mort » Friedrich Nietzsche
- « Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien ... » Woody Allen
- « Dieu. C'est l'être extrême, Dieu. C'est le jour sans fin et sans bornes qui dit: j'aime. » Victor Hugo
- « Quelles idées et notions indignes, ce monde a de Dieu ! Si vous testez vos idées sur Dieu selon l'enseignement des Écritures, vous verrez d'un coup d'œil ce que je veux dire. Nous manquons même du sentiment de grandeur et de puissance et de majesté de Dieu. Écoutez les hommes argumenter à propos de Dieu, et notez avec quelle désinvolture ils utilisent le terme... C'est vraiment alarmant d'observer de quelle manière nous avons tous tendance à employer le nom de Dieu. Il est évident que nous ne réalisons pas que nous parlons du Dieu à jamais béni, éternel, absolu, tout-puissant. En un sens, nous devrions ôter nos souliers à chaque fois que nous employons le nom de Dieu. » Martyn Lloyd-Jones
Voir aussi
Articles connexes
- Alfred North Whitehead
- Apophatisme
- Diable
- Athéisme
- Mythologie
- Guerre sainte
- Hiérophanie
- Inquisition
- La définition de J.Z. Smith
- Noms de Dieu
- Religion
- Secte
- Théodicée
- Théologie négative
- Théologie du Process
- Théophanie
- Théologies de la Mort de Dieu (« Dieu est mort » Friedrich Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra)
Bibliographie
- Jean-Paul Sartre, Le diable et le bon dieu
- Régis Debray, Dieu, un itinéraire
- Régis Debray, Le Feu sacré
- Neale donald Walsch Conversations avec Dieu
Liens externes
- En espagnol, Miquel Sunyol s.j. et Mulot : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/apofatico.htm Hablame de Dios]
- En espagnol, Miquel Sunyol s.j : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/empacho.htm Empachado de teologia]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/dieu.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes sur le thème de Dieu.
- [http://www.unisson06.org Spiritualité laïque - Unisson06.org] : Groupe d'échange, de réflexion et d'entraide sur la spiritualité et la philosophie, dans le but de réunir des personnes investies dans une recherche spirituelle, mêlant compréhension du moi et compréhension du monde, afin d'entraider chacun dans son propre cheminement personnel.
Mythologie égyptiennecenter
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Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne croyaient pas la réincarnation terrestre comme présenté par le bouddhisme).
Mythe de la création
La grande diversité du culte de l'Égypte antique se retrouve également dans les mythes de la création qui varient en fonction des régions (ou même des villes) et de leurs dieux tutélaires :
Voir l'article détaillé.
Mythe osirien
Pour les anciens égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (le dieu du souffle) et Tefnout (le dieu de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys.
Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna au côté de sa sœur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère et l'assassina en l'entraînant dans un piège. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à ressusciter Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth en duel et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.
Voir l'article détaillé.
Mythe de la mort
Chez les égyptiens de l'Antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses. Le mythe de la mort représentait un aspect très important de la religion des égyptiens, mais constituait surtout une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.
Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :
- la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
- la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsque celui-ci atteint l'au-delà pour être jugé et peut-être accéder au repos éternel.
Voyage vers l'au-delà – embaumement
Osiris
Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son frère Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.
Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.
Jugement de l'âme
La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maat) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix.
Voir l'article détaillé.
Mythe du cycle du jour
article détaillé
Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».
Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.
On retrouve également la notion des douze portes au sein des Pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.
Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.
Article détaillé : Mythe égyptien des cycles du soleil.
Articles connexes
- Les dieux égyptiens ;
- La pensée des Égyptiens de l'Antiquité ;
- Les temples.
Catégorie:Index égyptologique
ja:エジプト神話
ko:이집트 신화
Khonsou
Khonsou est un dieu de la mythologie égyptienne.
A l'origine divinité lunaire dont le nom signifiait « le voyageur » et qui luttait contre les forces des ténèbres aux côtés de pharaon, il fut ensuite introduit dans la triade thèbéaine en tant que fils du dieu Amon et de la déesse Mout.
Il est représenté sous la forme d'un jeune homme, d'une momie ou d'un homme à tête de faucon surmontée du disque lunaire sur un croissant de lune.
Tardivement, il devient un dieu guérisseur connu sous le nom de « Khonsou le Conseiller ».
Le Ir (la vue) lui est parfois associé.
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Divinité égyptienne
Triade de ThèbesCatégorie:Index égyptologique
La triade de Thèbes est un ensemble composé de trois dieux de la mythologie égyptienne adorés dans la ville antique de Thèbes.
Les trois divinités sont:
- Amon (Le caché), époux de Mout et père de Khonsou
- Mout (La mère), femme d'Amon et mère de Khonsou
- Khonsou (Le voyageur), fils d'Amon et de Mout
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Égypte antique | Mythologie égyptienne | Dieux égyptiens
Thèbes (Égypte)
ko:테베 (이집트)
Catégorie:Index égyptologique
catégorie:Ville d'Égypte antique
Thèbes est le nom grec (Thebai) de la ville d'Égypte antique Ouaset (« Le sceptre » ou « la place du sceptre ouas »), appartenant au quatrième nome de Haute-Égypte.
D'abord capitale de province, elle prit de l'importance à partir de la . Elle était la ville d'origine des rois de la famille des Antef, qui fonderons la dynastie des Montouhotep, les libérateurs, liquidateurs de la première période intermédiaire et instaurateurs de l'unité des deux terres (la réunion de la Haute et de la Basse Egypte). Thèbes est également la ville d'origine des rois de la famille des Taà, qui vont donner les racines de la avec Kamosé et Ahmosé - les deux fils de Seqquenhenré Taà dit le brave - qui vont libérer l'Egypte des Hyksos et clore la deuxième période intermédiaire. Thèbes devint capitale officielle de l'Égypte sous les et s.
Thèbes l'égyptienne
On y adorait principalement trois dieux, Amon « Le caché », Mout « La mère » et Khonsou « Le voyageur », regroupés dans la Triade de Thèbes.
Un autre dieu y avait son temple : Montou, divinité guerrière qui avait également des temples à Erment et Tod, non loin de Thèbes. Il est probable que Montou était alors la divinité principale de la région thébaine, car outre son enceinte de Karnak, on lui dédia un temple à Hermonthis, et un autre à Tod, deux cités à la périphérie de Thèbes. Les noms mêmes des Montouhotep, pharaons de la XIe dynastie, inaugurant le Moyen Empire, semblent confirmer cette hypothèse. Avec les Senusert et Amenemhat de la dynastie suivante, le culte d'Amon croît et peu à peu vient éclipser celui de Montou.
La ville prit un essor extraordinaire au Nouvel Empire, siège du culte d'Amon-Ré, le dieu dynastique associé au dieu Ré. Thèbes devient alors l'« Héliopolis du Sud », toute consacrée à l'idéologie royale qui se déploie avec le culte du dieu. La ville devient également le siège de la nécropole royale pour toute la période du Nouvel Empire, avec le creusement dans la montagne thébaine de dizaines d'hypogées royaux.
La cité comportait plusieurs temples répartis sur les deux rives du Nil. Sur la rive est, se dressaient les maisons des vivants, la ville s'étalait le long d'une voie processionnelle entre les enceintes de Karnak et le temple de Louxor, voie qu'empruntaient les barques sacrées d'Amon, Mout et Khonsou lors de la Fête d'Opet. Sur la rive ouest, la rive des morts, les « demeures d'éternité », les tombeaux, chaque pharaon du Nouvel Empire fit édifier un temple funéraire que le dieu Amon venait visiter chaque année, lors de la Belle Fête de la Vallée. Si au cours de la l'alchimie entre l'idéologie royale et le culte d'Amon-Ré semble concorder, l'une alimentant l'autre à son profit (citons par exemple les scènes de théogamies d'Hatchepsout à Deir el-Bahari ou d'Amenhotep III à Louxor), on sent à partir de la XIXe dynastie un déséquilibre entre le pouvoir royal et le clergé d'Amon-Ré, qui n'ira qu'en s'accentuant à la dynastie suivante pour finir avec les derniers Ramsès par un effacement de la personne du roi face au premier pontife du dieu. Peut être que « l'épisode » amarnien avec Amenhotep IV/Akhénaton marque la première rupture, et que le retour à la religion amonienne par la suite ramena le clergé sur des positions plus orthodoxes.
Déclin de la capitale
Avec la et la séparation des pouvoirs avec les prêtres d'Amon, Thèbes perdit son statut de capitale au profit des cités du delta telles que Tanis, Bubastis ou Sais, où des dynastes locaux réclamèrent le trône. La nécropole royale fut alors transférée et plus jamais un pharaon ne se fit ensevelir à Thèbes.
À la XXVe dynastie, celle des pharaons nubiens, la cité reprit de l'importance, le culte d'Amon-Ré fut jumelé avec celui d'Amon de Napata, le dieu dynastique des « pharaons noirs » ; Taharka mit en chantier un programme architectural digne d'une capitale, développant l'axe des sanctuaires avec d'imposants kiosques et affermissant le rôle de la Divine Adoratrice dans le contrôle de la région. Mais la ville fut saccagée à la fin de cette période par les Assyriens, qui pillèrent ses sanctuaires et emportèrent à Ninive les trésors accumulés depuis tant de siècles par les pharaons. La cité ne s'en releva jamais réellement. Restaurée par les pharaons des dernières dynasties, Alexandre le Grand participa également à l'œuvre réparatrice, puis à sa suite les Ptolémées.
La cité fut le siège de nombreuses révoltes et séditions, qui parfois coupèrent la thébaïde de l'empire lagide.
Enfin, avec la période romaine, les temples furent peu à peu abandonnés et une garnison s'installa à Louxor dont le temple fut finalement occupé et transformé en forteresse, au de notre ère. Une église s'y installa lors l'adhésion de l'empire romain à la religion chrétienne et, avec l'arrivée des musulmans, une mosquée fut construite à sa place, tant et si bien que le temple de Louxor reste l'un des lieux de culte et de prière en activité les plus anciens au monde.
Sites archéologiques de la ville de Thèbes :
- Karnak Temples d'Amon-Ré, de Mout, de Khonsou, de Montou, de Ptah, chapelles et catacombes d'Osiris,
- Louxor Temple d'Amon-Min,
- Vallée des rois Nécropole des Pharaons des , et ,
- Vallée des reines Nécropole des reines à partir de la dynastie,
- Vallée des nobles Nécropole des courtisans du Moyen Empire à la Basse Époque,
- Deir el-Bahari Temples funéraires de Montouhotep XIe dynastie, d'Hatchepsout et Thoutmosis III dynastie, également site de la tombe de Senenmout dynastie et de la tombe DB 320 dans laquelle furent retrouvés les momies des rois et reines aujourd'hui au musée du Caire,
- Deir el-Médineh Temple d'Hathor, grotte-chapelle de Ptah, le village et la nécropole des artisans qui creusèrent et décorèrent les tombes royales,
- Gournah Temple funéraire de Sethi Ier dynastie,
- Ramesséum Temple funéraire de Ramses II dynastie,
- Medinet Habou Temple funéraire de Ramses III dynastie et temple d'Amon de la ,
- Kom el-Hettan Temple funéraire d'Amenhotep III dynastie, colosses de Memnon,
- Malkatta Palais d'Amenhotep III
- Deir el-Chelouit Temple d'Isis.
AmonCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
Amon (Le caché) est un dieu de la mythologie égyptienne.
Époux de Mout et père du dieu Khonsou dans la triade thébaine, Amon est un dieu presque inconnu dans les périodes reculées de l'histoire de l'Égypte pharaonique. Il prendra une place de plus en plus prépondérante à mesure que les princes de Thèbes vont gagner en pouvoir. C'est à partir de la , qu'il commence à s'imposer et la montée aux pouvoirs des Amenemhat sera déterminante pour le rôle joué par Amon, le dieu des dieux, le véritable Jupiter égyptien.
Pendant le Nouvel Empire, Amon devient le dieu dynastique, universel et créateur de l’Egypte, grâce à la victoire des Thébains sur les envahisseurs Hyksôs. Il est alors associé à Rê, dieu Soleil d’Héliopolis et devient le dieu cosmique Amon- Rê.
Amon est associé à un grand nombre de légendes. Sous le nom d'Amon-Rê, on l'a identifié au dieu solaire. Sous la forme d'une oie (un de ses animaux symboliques), il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Enfin, sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné par les divinités de l'Ogdoade d'Hermopolis dans les Eaux primordiales.
On le représentait sous forme d'un homme coiffé d'une haute couronne portant deux hautes plumes verticales. On le trouve souvant avec la peau peinte en bleu. Il s'agit de couleur du lapis-lazuli, pierre sacrée aux yeux des Égyptiens de l'antiquité. On le représente également la peau brune, plus rarement, et la peau noire, d'où son assimilation au dieu de Coptos, Min.
On le trouve aussi représenté sous la forme d'une oie ou d'un bélier. Ainsi, devant l'entrée du temple d'Amon à Karnak se dresse une allée de sphinx criocéphales ou criosphinx, symbole de sa puissance et de son énergie fécondante. Il est parfois associé au dieu Min sous le nom Amon-Min où il s'incarne en divinité de la fécondité.
À côté de cet Amon inaccessible aux communs des mortels, il existe aussi un Amon ressenti comme protecteur de la veuve et de l'orphelin et prêtant une oreille attentive aux pauvres et aux malades.
Aux alentours du , Amon a été identifié à Zeus et rendait des oracles. C'était d'ailleurs, avec Apollon delphique, l'un des principaux oracles du monde antique.
Parmi ses sanctuaires principaux, on peut citer : Karnak, le plus grand édifice religieux jamais construit, situé à Thèbes, sa cité sainte ; l'oasis de Siwa où l'on rendait des oracles, c'est d'ailleurs à cet endroit qu'Alexandre s'est fait déclarer fils d'Ammon-Zeus.
Transcriptions : ἰmn.
Transliterations : Ammon, Amoun, Amen, Imen.
Codage : i-mn:n-A40
i-mn:n-A40 = IMEN, signifiant « le Caché » traduit l’impossibilité de connaître sa vraie forme.
Codage]
ja:アメン
ko:아문
Jupiter (mythologie)
Jupiter est le dieu romain du Ciel et de la Foudre. Il est aussi le père des dieux. Il a pour symbole l'aigle.
Etymologie
Le nom Jupiter vient probablement d'une altération de Jupater, Ju- pater, littéralement « Père des cieux », de la racine indo-européenne - Dyēus patēr ("dieu du ciel", "dieu suprême").
L'accusatif Jovem a donné les adjectifs jovial, jovien et aussi le substantif jeudi ou « jour de Jupiter » (Jovis dies). Le mot francoprovençal Joux que l'on retrouve souvent en toponymie alpine pourrait en dériver.
Mythologie
Un début difficile
jeudi
Jupiter (Zeus en grec), disent les poètes, est le père, le roi des dieux et des hommes; il règne dans l'Olympe, et, d'un signe de tête, ébranle l'univers. Il était le fils de Rhéa et de Saturne qui dévorait ses enfants à mesure qu'ils venaient au monde. Déjà Vesta, sa fille aînée, Cérès, Pluton, Neptune avaient été dévorés, lorsque Rhéa, voulant sauver son enfant, se réfugia en Crète, dans l'antre de Dicté, où elle donna le jour, en même temps, à Jupiter et à Junon. Celle-ci fut dévorée par Saturne. Quant au jeune Jupiter, Rhéa le fit nourrir par Adrasté et Ida, deux nymphes de Crète, qu'on appelait les Mélisses, et recommanda son enfance aux Curètes, anciens habitants du pays. Cependant, pour tromper son mari, Rhéa lui fit avaler une pierre emmaillotée. Les Mélisses nourrirent Jupiter avec le lait de la chèvre Amalthée et le miel du mont Ida de Crète.
Devenu adolescent, il s'associa la déesse Métis, c'est-à-dire la Prudence. Ce fut par le conseil de Métis qu'il fit prendre à Saturne un breuvage dont l'effet fut de lui faire vomir premièrement la pierre qu'il avait avalée, et ensuite tous les enfants engloutis dans son sein.
Avec l'aide de ses frères, Neptune et Pluton, il se proposa d'abord de détrôner son père et de bannir les Titans, cette branche rivale qui faisait obstacle à sa royauté. Il leur déclara donc la guerre ainsi qu'à Saturne. La Terre lui prédit une victoire complète, s'il pouvait délivrer ceux des Titans que son père tenait enfermés dans le Tartare, et les engager à combattre pour lui. Il l'entreprit, et en vint à bout, après avoir tué Campé, la geôlière, qui avait la garde des Titans dans les Enfers.
C'est alors que les Cyclopes donnèrent à Jupiter le tonnerre, l'éclair et la foudre, à Pluton un casque, et à Neptune un trident. Avec ces armes, les trois frères vainquirent Saturne, le chassèrent du trône et de la société des dieux, après lui avoir fait subir de cruelles tortures. Les Titans qui avaient aidé Saturne à combattre furent précipités dans les profondeurs du Tartare sous la garde des Géants.
Après cette victoire, les trois frères, se voyant maîtres du monde, se le partagèrent entre eux: Jupiter eut le ciel, Neptune la mer, et Pluton les Enfers.
Mais à la guerre des Titans succéda la révolte des Géants, enfants du Ciel et de la Terre. D'une taille monstrueuse et d'une force proportionnée, ils avaient les jambes et les pieds en forme de serpent, quelques-uns avaient cent bras et cinquante têtes. Résolus de détrôner Jupiter, ils entassèrent Ossa sur Pélion, et l'Olympe sur Ossa d'où ils essayèrent d'escalader le ciel. Ils lançaient contre les dieux des rochers dont les uns, tombant dans la mer, devenaient des îles, et les autres, retombant à terre, formaient des montagnes.
Terre
Jupiter était dans une grande inquiétude, parce qu'un ancien oracle annonçait que les Géants seraient invincibles, à moins que les dieux n'appelassent un mortel à leur secours. Ayant défendu à l'Aurore, à la Lune et au Soleil de découvrir ses desseins, il devança la Terre qui cherchait à secourir ses enfants; et, par l'avis de Pallas, ou Minerve, il fit venir Hercule qui, de concert, avec les autres dieux, l'aida à exterminer les Géants Encelade, Polybétès, Alcyonée, Porphyrion, les deux Aloïdes Éphialte et Otus, Eurytus, Clytius, Tityus, Pallas, Hippolytus, Agrius, Thaon et le redoutable Typhon qui, seul, donna plus de peine aux dieux que tous les autres.
Après les avoir défaits, Jupiter les précipita jusqu'au fond du Tartare, ou bien, suivant d'autres poètes, il les enterra vivants, les uns dans un pays, les autres dans un autre. Encelade fut enseveli sous le mont Etna. C'est lui dont l'haleine embrasée, dit Virgile, exhale les feux que lance le volcan; lorsqu'il essaie de se retourner, il fait trembler la Sicile, et une épaisse fumée obscurcit l'atmosphère. Polybétès fut enterré sous l'île de Lango, Otus sous l'île de Candie, et Typhon sous l'île d'Ischia.
Famille
Liens de parenté
- Fils de Saturne et Rhéa.
- Frère de Neptune
- Frère de Pluton
- Frère de Junon,
- Frère de Cérès et
- Frère de Vesta.
Ses relations amoureuses
Avec des déesses
Avec des mortelles
Emblèmes
- Ses attributs:
- Le sceptre,
- le foudre, faisceau de dards en forme de zigzag représentant la foudre, et
- le trône.
- Son animal favori :
- L'aigle.
- Son domaine :
- La terre et les cieux
Légende
Quand il épousa Junon, Jupiter invita à ses noces tous les dieux, tous les hommes et tous les animaux. Tous les invités vinrent à la fête, sauf une fille nommée Chélone. Celle-ci osa mépriser les ordres du roi des dieux, allant même jusqu'à se moquer du mariage divin. Elle en fut bien punie: Jupiter ordonna à Mercure de la changer en tortue.
:Une légende raconte aussi qu'elle est née de l'écume de la mer.
Culte
Parmi les divinités, Jupiter tenait toujours le premier rang ; et son culte était le plus solennel et le plus universellement répandu. Ses trois plus fameux oracles étaient ceux de Dodone, de Libye et de Trophonius. Les victimes les plus ordinaires qu'on lui immolait étaient la chèvre, la brebis et le taureau blanc dont on avait eu soin de dorer les cornes. On ne lui sacrifiait point de victimes humaines; souvent on se contentait de lui offrir de la farine, du sel et de l'encens. L'aigle, qui plane en haut des cieux et fond comme la foudre sur sa proie, était son oiseau favori.
Le jeudi, jour de la semaine, lui était consacré (Jovis dies).
Temples
- Capitole (Jupiter Capitolin)
Prêtres
Le Flamine de Jupiter était dit flamen dialis.
Représentation artistique
Dans la fable, le nom de Jupiter précède celui de beaucoup d'autres dieux, même de rois: Jupiter-Ammon en Libye, Jupiter-Sérapis en Egypte, Jupiter-Bélus en Assyrie, Jupiter-Apis, roi d'Argos, Jupiter-Astérius, roi de Crète, etc.
Le plus ordinairement il est représenté sous la figure d'un homme majestueux, avec de la barbe, une abondante chevelure, et assis sur un trône. De la main droite il tient le foudre figuré de deux manières: soit par un tison flamboyant des deux bouts, soit par une machine pointue des deux côtés et armée de deux flèches. De la main gauche il tient une Victoire, et à ses pieds se trouve un aigle aux ailes déployées qui enlève Ganymède. La partie supérieure du corps est nue, et la partie inférieure couverte.
Mais cette manière de le représenter n'était pas uniforme. L'imagination des artistes modifiait son image ou sa statue, suivant les circonstances et le lieu même où Jupiter était honoré. Les Crétois le représentaient sans oreilles, pour marquer son impartialité ; les Lacédémoniens, au contraire, lui en donnaient quatre, pour démontrer qu'il est en état d'entendre toutes les prières. A côté de Jupiter on voit souvent la Justice, les Grâces et les Heures.
La statue de Jupiter, par Phidias, était d'or et d'ivoire: le dieu paraissait assis sur un trône, ayant sur la tête une couronne d'olivier, tenant de la main gauche une Victoire aussi d'or et d'ivoire, ornée de bandelettes et couronnée. De la droite il tenait un sceptre sur le bout duquel reposait un aigle resplendissant de l'éclat de toutes sortes de métaux. Le trône du dieu était incrusté d'or et de pierreries: l'ivoire et l'ébène y faisaient par leur mélange une agréable variété. Aux quatre coins il y avait quatre Victoires qui semblaient se donner la main pour danser, et deux autres aux pieds de Jupiter. A l'endroit le plus élevé du trône, au-dessus de la tête du dieu, on avait placé d'un côté les Grâces, de l'autre les Heures, les unes et les autres comme filles de Jupiter.
Equivalences
- le dieu grec Zeus (au Fulmen)
- les dieux gaulois Taranis (aux Esses) et Sucellos (au Maillet)
- le dieu germanique Thor (au Marteau)
- le dieu indien Indra (au Vazra)
- le dieu égyptien Rê ou Râ
Catégorie:divinité romaineCatégorie:Divinité romaine d'origine grecque
ja:ユピテル
ko:유피테르
Nouvel Empire égyptienNouvel Empire Nouvel Empire
Introduction
Le Nouvel Empire est la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne.
C'est une période de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de cinq siècles.
L'initiateur est Iâh-mosis (né de la lune), premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs (Indo-européens), il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Iâh-Hotep (la lune est en sagesse) et de son épouse Ahmès-Néfertari (La belle entre les belles).
Le Nouvel Empire couvre une période allant des environs de environ 1500 à 1000 avant notre ère et est formé de trois dynasties :
- (1552 à 1292 avant notre ère) ;
- (1292 à 1186 avant notre ère) ;
- (1186 à 1069 avant notre ère) ;
Parmi les personnages illustres de cette époque, il faut retenir les noms de :
- Amenhotep ;
- Thoutmosis ;
- Hatchepsout ;
- Akhénaton ;
- Toutânkhamon ;
- Horemheb ;
- Ramsès ;
- Séthi ;
- Taousert ;
- Sethnakht ;
C'est une période très ouverte vers le monde extérieur, comme la Crète, le Hatti (ennemi un certain temps), etc.
C'est de cette époque que nous viennent les plus beaux témoignages architecturaux (temple de Louxor, tombe de Séthi I, Ramesséum, Abou Simbel, etc.)
C'est pour nous la période la plus connue de l'histoire égyptienne : expansion territoriale, et surtout beaucoup de personnalités connues.
Cette période commença par la fin du règne Hyksôs qui occupaient la Basse Égypte. Vers 1570 avant J.-C., le roi Hyksôs ne contrôlait plus que le nord de l'Égypte depuis Avaris, sa capitale. Ce sont les révoltes des princes thébains qui mirent fin à l'occupation des Hyksôs en Égypte. D'abord sous Kamosis qui les repoussa vers le nord, leurs prenant les territoires de Moyenne Égypte. Le roi Hyksôs essaya en vain de s'allier avec des souverains nubiens de Kerma, mais son messager fut fait prisonnier sur la route des Oasis.
Ahmosis, futur roi thébain prit la ville de Memphis lors d'une seconde attaque et plaça ses troupes devant la ville d'Avaris qu'ils prirent. Après trois ans de siège, la dernière place forte des Hyksôs (Sharouhen, dans le sud de la Palestine) fut prise par les Egyptiens. Il en était fini des Hyksôs, les territoires anciennement égyptiens avaient été remis sous contrôle.
C'est par l'expulsion des Hyksôs hors d'Égypte et par l'unification de la Haute et de la Basse Égypte par Ahmosis que commence le Nouvel Empire d'après les égyptologues. Au début du Nouvel Empire, on note surtout de grandes expansions (notamment Vers l'Asie Mineure et la Nubie) qui amenèrent les frontières de l'Égypte du cœur de l'actuel Soudan (près d'Abou Hamed, au nord de la cinquième cataracte) jusqu'à un pays appelé Naharina (près de l'Euphrate, au Nord Est du pays).
Ainsi, l'Égypte avait acquis une sorte de réputation mondiale. Cependant, les territoires au-delà de la vallée du Nil n'était pas bien contrôlés (notamment les principautés palestiniennes qui, bien que contrôlées par un conseiller égyptien, restait sous la domination des populations autochtones). De nombreux témoignages montrent que l'Égypte souhaitait quand même dominer le monde «jusqu'à ses limites », cela restant utopique, surtout quand on sait que l'Égypte n'a jamais su pacifier la région de la Syrie septentrionale et centrale où il rivalisèrent d'abord avec les princes du royaume du Mitanni puis avec les Hittites.
La politique intérieure au début de Nouvel Empire
Ahmosis, puis Aménophis I (ou Amenhotep) imposèrent l'unification des deux Terres, indispensable à la prospérité du pays. Pour cela, ils engagèrent des réformes telles que l'homogénéité de l'administration, de la législation, du calendrier et du culte. Aménophis 1er fut élevé au rang de dieu à sa mort pour ces actes.
À cette époque, on renforça l'importance de la famille royale au sein du culte divin. Par exemple, c'était à une princesse de la famille royale que revenait le titre d'Epouse du dieu Amon, à Thèbes. Cette fonction «était très importante car elle était susceptible d'apporter beaucoup d'influence politiquement (à cause de l'oracle d'Amon). Cette époque vit aussi Amon, dieu à l'origine seulement local, élevé au rang de dieu dynastique (constructions de temples dans tout le pays)
Hatchepsout et Thoutmôsis III
À la mort de Thoutmôsis II, c'est le fils d'une épouse secondaire, Thoutmôsis III, qui monte sur le trône. En raison de son jeune âge, la régence revint à sa tante et belle-mère, Hatchepsout, fille de Thoutmôsis I et épouse de Thoutmôsis II.
Hatchepsout s'imposa au niveau politique. Elle dressa de nombreux obélisques dans le temple de Karnak et construisit un magnifique temple funéraire sur la rive Ouest de Thèbes, au lieu-dit Deir el-Bahari. Dans ce temple, on peut voir des scènes de théogamie, où est relatée la naissance divine du pharaon.
L'histoire retiendra une Hatchepsout pacifique et un Thoutmôsis III belliqueux et parfois même un peu trop énergique : au cours d'une chasse de cent vingt éléphants dans une plaine de l'Oronte, le roi avait fait une démonstration personnelle de son audace, mais un officier avait dut intervenir pour le tirer d'une situation périlleuse.
Les campagnes de Syrie et de Palestine
Thoutmosis III et Hatchepsout étaient déjà partis sous les acquis de Thoutmosis Ier qui avait conquis le Sud de la Palestine, et avait imposé l'autorité égyptienne sur la Syrie au roi du Mitanni. Durant le règne d'Hatchepsout, le prince de Qadesh profita de son pacifisme pour réunir des détracteurs au pouvoir égyptien ; de plus, les conflits surtout commerciaux ne cessaient de croître. À la mort de la femme pharaon, les troupes de Thoutmosis III atteignirent Gaza. Après un siège de sept mois, la ville de Mégiddo se rendit, suivi de nombreuses principautés qui reconnurent la suprématie égyptienne (par exemple, le souverain d'Assour, ennemi du Mitanni, qui établit des liens avec le pharaon). Les vingtaines d'années suivantes furent occupées par des campagnes visant à asseoir l'emprise égyptienne sur la Syrie centrale. Pour intervenir rapidement contre une rébellion possible à Qadesh, deux bases furent établies, à l'embouchure de l'Oronte, à Gaza et peut être aussi à Damas.
Les campagnes vers le Sud
Des la fin de l'occupation des Hyksôs, on s'empressa de reconquérir les territoires du Sud. Notamment dans la région d'Eléphantine et en Basse Nubie où les princes de quelques cités avaient conclu des accords avec le souverain de Kerma. Thoutmosis Ier, comme Ahmosis avant lui, attaqua le centre du pouvoir de Kerma ; la ville fut assiégée et le royaume ennemi anéanti (vers 1500 avant J.-C.).
Pour continuer à contrôler ces territoires, la région fut mise sous contrôle d'un vice-roi égyptien nommé «fils royal de Koush » et dont le pouvoir s'étendait jusqu'à proximité d'El Kab, dans la région du désert oriental. Tout comme ceux des princes d'Asie du Nord, les fils des princes nubiens furent emmenés à la cour égyptienne, et élevés parmi les jeunes princes égyptiens afin de préserver leur loyauté future. Le tribut reçu du Sud était administré par le temple d'Amon à Thèbes.
On introduisit le culte du roi et de ses ancêtres dans les régions du Sud en édifiant de nouveaux temples au sud de Kerma (notamment à Saïs, Soleb et Napata). On voua ainsi des cultes à Amon, Ptah et Horus. Pour protéger les massives arrivées d'or nubiens, si précieuses aux yeux de l'Égypte qui en avait besoin pour consolider son prestige, des forteresses furent édifiées à la sortie du Ouadi Allaqi.
Avec les tributs du Nord ajoutés à ceux du Sud, déposés au trésor royal de Thèbes, l'influence économique de l'Égypte était devenue incontestable. Avec la fin du monopole maritime Minoen en Crète (du à l'irruption d'un volcan sur l'île de Santorin, sûrement), et la prise de pouvoir par Mycènes, l'Égypte eut l'occasion de pratiquer plus amplement des échanges commerciaux avec les autres royaumes.
Les produits égyptiens (dont l'or était très apprécié des royaumes étrangers) n'eurent pas de mal à ce répandre dans toute l'Égée. Mais l'Égypte importait aussi beaucoup de produits finis, ainsi que de matières premières et de la main d'œuvre : des artisans syriens, d'Asie mineure et de Crète venait travailler sur les chantiers navals royaux du port de Memphis.
Le fer provenait du Liban, près de Koumidou et les turquoises, des mines de Sérabit el-Khadim, dans le Sinaï. Cette ouverture sur le monde méditerranéen modifia profondément les modes et les goûts. L'ascendant des conseillers étranger auprès du roi ne cessa de croître et de nombreux mots d'origine sémite furent introduits dans la langue égyptienne.
Aménophis II et Thoutmosis IV
Aménophis II, fils de Thoutmosis III poursuivit les campagnes en Syrie et Thoutmosis IV, son petit-fils imposa sa politique avec le soutien de l'armée, car il avait reçu une formation militaire. Le souverain du Mitanni, qui craignait une nouvelle menace d'une grande puissance hittite aspira à des rapprochements avec l'Égypte, et permis à Thoutmosis IV d'installer son propre dirigeant sur le trône du pays de Noukhassé, au sud d'Alleppo.
Aménophis III n'eut qu'à poursuivre la politique militaire déjà bien installée en Syrie et n'eut à faire que quelques campagnes en Nubie. Il se maria avec une fille d'officier influent dans la cour de la région d'Achmim. À dix huit ans, il eut une épouse secondaire, Giloukhépa, fille d'un souverain du Mitanni, avec en dot, d'importants territoires syro-palestiniens. D'autres mariages politiques eurent ainsi lieu, notamment avec les filles des rois de Babylone, d'Assour et d'Arzawa en Anatolie.
Les campagnes militaires finies, le roi put se consacrer à son pays, et prit de grandes décisions lors de sa fête-Sed (cérémonie royale en l'honneur des trente ans de règne du souverain). D'abord, il construisit un immense ensemble palatial à Malqata, sur la rive gauche du Nil, qui disposait de son propre port. Il était alors vénéré quotidiennement à la cour comme l'incarnation du soleil. Amenhotep, fils de Hapou, érigea pour le roi un imposant temple funéraire.
Cette époque est aussi celle de la naissance du culte d'Aton, dont le nom est habituellement donné au disque solaire. D'après l'idéologie, le roi et le dieu se mêle la nuit pour qu'au matin, le roi apparaisse sous l'incarnation d'une divine forme humaine. Aton faisait de l'ombre à Amon qui était contesté par la cour, et ainsi naquit une dispute entre celle-ci et les grandes familles égyptiennes.
Akhénaton, l'hérétique
Amenophis IV, fils d'Amenophis III et de Tiyi, épousa Nefertiti, d'origine étrangère. Il a sans doute baigné depuis sa plus tendre enfance dans les discussions sur le culte dynastique du roi et de son dieu Aton. Ainsi, on peut supposer qu'il a préparé depuis longtemps le remplacement du culte d'Amon par celui du dieu solaire, ce qu'il fit effectivement, six ans après son couronnement : il supprima le culte d'Amon à Karnak, mais, au lieu de supprimer le temple, il l'utilisa au profit de son dieu. Sa femme, Nefertiti, et sa fille, Meritaton, exerçaient la fonction sacerdotale des anciennes épouses du dieu. Petit à petit, on supprima le nom d'Amon dans les lieux de cultes égyptiens, et la propriété d'Amon changea de culte.
C'est à partir de l'an V du règne d'Akhénaton que la reine mère ainsi que la cour au complet déménagea pour le palais de l'actuelle Tell el-Amarna, en Moyenne-Égypte. Akhetaton («horizon d'Aton ») était le nom de cette ville, destinée à la fonction de capitale. En changeant de capitale, il changea son nom pour être plus connu sous le nom d'Akhénaton, probablement par provocation aux règles religieuses précédentes ; il centralisa le culte solaire au palais royal avec le temple du palais d'Aton et un temple funéraire, et sa tombe fut volontairement édifiée loin de celles des fonctionnaires de la cour dans le désert oriental. Souvent on représente Akhénaton par des statues relativement laides au niveau de l'expression, ceci étant dû à la modification des canons artistiques, et non forcément la réalité physique.
En architecture comme en sculpture on note de profondes modifications, notamment au niveau de la coupe des blocs de pierres (probablement des nouveaux modules utilisés pour tailler la pierre). Des expressions populaires font leurs apparitions dans des documents officiels, on parle alors de néo-égyptien. Des représentations du pharaon et de sa famille remplacèrent aussi les représentations des dieux locaux dans tout le pays.
Ce radicalisme s'adoucit vers l'an XII de son règne, car Akhénaton devait faire face de nouveau aux Hittites qui tentaient d'exercer de l'influence sur Qadesh. Cette menace n'était pas prise à la légère par les Égyptiens comme le prouve les différentes correspondances en écriture cunéiforme retrouvées à ce propos, et les différentes mises en garde données à l'Égypte par le roi de Byblos contre le souverain de Qadesh. Pour pallier ce problème, le pharaon envoya d'abord des troupes nubiennes en Palestine pour assurer la sécurité de l'administration égyptienne, mais il finit par régler la situation par un mariage diplomatique en épousant une fille du roi kassite de Babylone.
On suppose que Kiya, une reine représentée sur les monuments de l'époque, serait une fille du roi du Mitanni. Lors de sa mort et de celle de Nefertiti, on suppose que c'est Meritaton, la fille d'Akhénaton, qui aurait pris la place de Grande Epouse royale.
Akhenaton mourut sans successeur, on abrogea rapidement ses réformes et Amon retrouva sa place à Karnak. Le gouvernement revint à Memphis, quittant Akhetaton, et la tombe du successeur d'Akhenaton fut construite comme à l'habitude à Thèbes.
La veuve d'Ankhkhéperourê (ou Semenkhkarê), demanda après la mort de son mari - ce qui mit fin à son règne bref – au roi hittite un prince destiné à devenir son époux. Après de multiples vérifications pour s'assurer de l'authenticité de la demande, le roi fit envoyer un prince qui fut assassiné à la frontière égyptienne, donnant aux hittites une raison valable de marcher sur la Syrie du Nord.
C'est sous l'influence d'Aÿ que Ankhésenamon, une des filles d'Akhénaton et de Nefertiti, épousa le jeune Toutankhamon. Son règne fut bref, et il reste pourtant un des personnages les plus connus de l'Égypte ancienne. Pourquoi ? Tout simplement parce sa tombe est restée par chance inviolée. À cette mort, c'est le vieux Aÿ qui monta sur le trône, mais très peu de temps avant sa mort.
Les ramessides
Le haut commandant Horemheb, chef de l'armée à Memphis, prit le pouvoir après le règne controversé d'Aÿ, et se fit confirmer cette prise de pouvoir par un oracle d'Amon à Thèbes. Ramsès, son suppléant militaire fut désigné comme son successeur, et de son règne commencera la seconde moitié du Nouvel Empire, nommée époque ramesside (XIXe et XXe dynasties).
Horembeb, puis Ramsès Ier et Séthi Ier effectuèrent de multiples réformes à l'intérieur du pays. Séthi réhabilita le nom d'Amon dans d'anciens sanctuaires et fit déclarer Akhenaton roi hérétique. Stratégiquement, la capitale fut déplacée à la ville de Pi-Ramsès, dans le Delta oriental, proche de l'ancienne capitale Hyksôs, permettant par ses points d'eaux et ses forteresses un point de départ sûr vers la Palestine. La ville avait une taille imposante et des activités éclectiques comme des palais, des installations militaires, divers temples destinés aux dieux de l'Empire, des écuries et des manufactures d'armes. Ces dernières fabriquaient des boucliers hittites pour des troupes auxiliaires grâce au cuivre tiré des mines de Timna en Israël. Pi-Ramsès était aussi un point militaire stratégique, permettant une action rapide des troupes égyptiennes en cas de révoltes en Palestine ou en Syrie par exemple. Il y avait là des troupes nomades, les Hapirou (dont le nom se rapproche de l'actuel «hébreux »), qui gênaient le commerce par leurs guerres incessantes. Pour finir, une intervention militaire dans le pays d'Amourou (dont le centre est Qadesh) était devenue inévitable depuis qu'ils étaient passé ouvertement du coté Hittite.
C'est ce que fit Ramsès II, le successeur de Séthi Ier en engageant une importante guerre contre Qadesh. L'armée égyptienne eut la chance de pouvoir s'enfuir lors d'une embuscade. L'armée hittite était en effet dispersée par des pillages. L'Égypte perdit alors le pays d'Amourrou, et bien que la bataille de Qadesh ne fut remportée par personne, on peut remarquer sur les murs des temples égyptiens des inscriptions attribuant la victoire aux égyptiens. Cette bataille marque cependant un tournant dans l'histoire des relations entre l'Égypte et le Proche-Orient : le roi Hittite, ayant des problèmes de politiques interne, de famines et d'épidémies, convint avec le pharaon qu'une victoire totale n'était pas possible et signa un accord de paix. Plus tard, Ramsès II épousa une princesse hittite.
Ramses mourut à quatre-vingt-dix ans, après un règne bien occupé. Hormis les victoires, il fit des nombreux sanctuaires portant son nom dans tous les centres d'habitation du pays, souvent grâce à l'or obtenu par l'exploitation intensive de l'or nubien. Parmi ses quatre-vingt-dix enfants, Khâemouaset, un de ses fils, eut la tâche de réintroduire les anciens cultes et certaines de ses filles occupaient la fonction de Grande Epouse royale. Malgré cet apogée apparent, l'édification des temples, les victoires successives cachent une entrée dans une crise économique dévastatrice pour l'Égypte.
A l'ouest du pays, les Libyens s'activent en voyant apparaître des bateaux contenant les fameux «Peuples de la Mer ». Sous le règne de Mérenptah, ils s'étaient associés en attaquant dans le Delta, en vain.
Après le règne de celui-ci, la Haute-Égypte fut déchirée par une guerre civile nord-sud, et la situation se dégrada sous le règne de Ramsès III.
Le royaume hittite était tombé aux mains des Peuples de la Mer, dévastant tout sur le leur passage : les cités d'Asie Mineure et de Chypre, les villes du pays d'Alalakh, Ougarit et Karkémish. L'Égypte était assiégée de toute part, d'après les sources, par des Shardanes (Sardes ?), de Lyciens, de Touresh, d'Akhiyaouas (Achéens), de Péléset (Philistins), etc. ; malgré une attaque à l'ouest menée par les Libyens, elle fut repoussée par les Égyptiens.
Grâce à cette victoire et son butin correspondant, Ramsès III put entreprendre la construction du temple de Médinet-Habou qui était aussi une forteresse de par ses imposantes murailles. Les échanges commerciaux et les tributs cessèrent peut à peu, et ainsi s'installèrent les Philistins à Gaza et à Ashod, aux portes de l'Égypte.
Avec la perte des tributs et la demande constante de l'entretien de troupes de mercenaires (et peut être aussi une baisse du rendement de l‘or nubien) l'Égypte s'enfonça dans un déclin économique. Pour couronner le tout la main-d'œuvre travaillant aux tombes royales se mit en grève et Ramsès III, alors très âgé, fut victime d'une conspiration du harem.
Les successeurs de Ramsès III ne purent qu'observer la chute de l'Égypte : les troupes libyennes profitaient du déclin égyptien pour piller les temples thébains et le vice-roi de Nubie, Panéhési, entama une guerre privée contre Aménophis, le Grand Prêtre d'Amon à Thèbes. Plein d'espoir, la fête du Renouvellement des naissances de Ramsès XI, qui a pour but de définir une nouvelle orientation politique et d'instaurer une situation stable, n'eut pas de réelles retombées et le pharaon dut assister à l'effondrement du pouvoir thébain.
C'est alors que Hérihor-Siamon (Grand Prêtre d'Amon) instaura une dictature fondée sur une théocratie et définie par l'oracle thébain.
Rê ko:라 (신화) ja:ラー
Re catégorie:mythologie égyptienne
Rê (avec un accent circonflexe, ou Ra, sans accent), dieu de la mythologie égyptienne, est le Soleil à son zénith. Devenant la divinité principale sous l'Ancien Empire, il a « solarisé » d'autres dieux. Voyageant dans sa barque, il est le créateur de l'univers, le premier de l'ennéade d'Héliopolis. Après avoir régné longtemps, il est écœuré par l'ingratitude des hommes, aussi décide-t-il de se retirer sur le corps de sa fille Nout.
Rê voyage chaque jour à travers le ciel à bord de sa barque sacrée (parcours du Soleil), et chaque nuit aux travers des mondes souterrains (les enfers). Chaque lever de soleil était une victoire remportée par Rê sur les « forces des ténèbres ». Peut-être est-ce là l'explication apportée par les Égyptiens aux phénomènes d'éclipses du Soleil, qui seraient autant de défaites momentanées du dieu sur les ténèbres.
Les « forces des ténèbres » sont représentées par le serpent Apophis, qui cherche chaque nuit à avaler le monde pour le plonger dans les ténèbres. Rê est épaulé dans son combat par Seth, divinité guerrière particulièrement crainte. C'est l'un des rares mythes où Seth a un rôle positif, et les pharaons qui le prendront comme dieu protecteur n'auront de cesse de le rappeler.
Pharaon, après sa mort, prend place sur la barque de Rê pour rejoindre le royaume des morts.
Rê est représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon portant le disque solaire sur la tête.
À partir du roi Khéphren, tous les pharaons incluront dans leur titulature le nom de Sa-Rê (« Le fils de Rê ») qui précède le nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche. Il a pour but de rattacher charnellement le pharaon à la puissance cosmique de l'univers, Rê.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre :
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
Héliopolis
- Héliopolis en Égypte
- Héliopolis : autre nom de Baalbek
Amon-RêCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
Amon-Rê (ou Amon-Râ) est le dieu le plus important de la mythologie égyptienne.
Malgré son nom, sa véritable forme est celle d'Amon. Il prend les titres d'Amon-Rê lorsqu'il est dans toute sa gloire. Son lieu de culte principal est dans la ville antique d'Ouaset, ou Louxor (Thèbes) mais surtout à Karnak, le temple le plus riche du pays. Son nom dépassa vite la ville et le pays l'adora.
Amon le caché apparaît comme un dieu souverain. Certaines légendes racontent que par sa semence, il fertilisa le cosmos. Il avait le peau bleue car sa chair était constituée de lapis-lazuli, pierre magique par excellence. Sous la sixième dynastie, il fut associé à Rê, dieu solaire d'Héliopolis.
Son oracle à Siwa, eut une popularité grandissante (voir Amon). Alexandre le Grand s'y rendit pour savoir s'il était le fils d'Amon. Le dieu était pour le Macédonien Zeus, Ammon-Zeus ou Ammon. Lorsque les deux « M » apparaissent, Amon prend sa forme gréco-romanisée. L'oracle a failli périr par une armée envoyé par un roi Perse (disparue dans le désert immense, un des plus dangereux du monde).
Les temples nubiens sont souvent édifiés à la gloire d'Amon-rê et il paraîtrait que le roi divin aurait été vénéré encore après le culte d'Isis, dans la même oasis sans doute, jusqu'à l'islam.
Voir aussi
- Astrologie égyptienne
Ogdoade d'HermopolisCatégorie:Index égyptologique
L'Ogdoade d'Hermopolis est l'ensemble formé par les huit génies d'Hermopolis qui ont jailli des flots glacés.
Ils sont regroupés en quatre couples formés chacun d'un dieu et de son pendant féminin, et sont la personnification des éléments du chaos qui ont précédé la création. Heh et Hehet, l'infinité spatiale, Kek et Keket, les ténèbres profondes, Noun et Naunet, le couple de l'eau initiale et Amon et Amonet, ce qui est caché. Les quatre entités masculines ont des têtes de grenouilles et les féminines des têtes de serpents. Tous sont chaussés de têtes de chiens.
Un texte d'Edfou relate leur apparition :
« Au sein de l'océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l'existence. Ils firent apparaître un lotus d'où sortit Rê, assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d'où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. »
Depuis leur œuvre de création, ces huit dieux initiaux reposent dans le monde souterrain sur la butte de Médinet-Habou (Djêmé), se chargeant du lever quotidien du soleil ou du cours du Nil. La ville d'Hermopolis portait le nom égyptien de Khéménou (la ville des huit).
Ils représentent ansi le chaos primordial d'où naquit le soleil.
MinCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
« min » est également le symbole de la minute, unité de mesure du temps.
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Dans la mythologie égyptienne, Min est un dieu ithyphallique du neuvième nome de Haute-Égypte qui portait le nom de Minou (le foudre de Min).
Divinité de la fertilité et de la reproduction. Il est « le taureau de sa mère », la déesse ciel qu'il féconde chaque soir pour donner naissance au soleil. D'autre traditions font de lui le protecteur des pistes du désert arabique ou le géniteur qui fertillise la terre pour permettre la moisson.
Représenté sous les traits d'un homme momiforme debout le phallus en érection, coiffé de deux hautes plumes et tenant un fléau dans sa main droite levée.
Il finit par être absorbé par Amon pour devenir Amon-Min puis par Horus devenant Min-Horus capable de faire taire Seth.
Dieu de tutélaire de la ville de Koptos, on trouve également des centres de son culte dans les villes de Akhmin et de Qift.
Min est sans doute une des divinités les plus anciennes de l'Égypte. Figuré à l'époque prédynastique sous l'aspect d'un fétiche, il est représenté dès la 1 dynastie sous forme humaine, le bras droit tenant le flagellum levé dans son dos, la peau couleur noire rappelant la couleur du limon, le phallus en érection, symbole de fertilité et procréation, une laitue romaine au pouvoir aphrodisiaque souvent à ses côtés. Sa tête est coiffée d'un ruban enserrant deux hautes plumes. Son corps est gainé dans un linceul, ce qui lui donne la forme d'une momie.
Au Nouvel Empire, lors des couronnements ou des jubilés le pharaon cherchait auprès de Min à récupérer ses pouvoirs de force et de fertilité. Lors des grandes fêtes de Min au moment des moissons, il coupait la première gerbe qu'il offrait au dieu.
Par syncrétisme, il fut identifié à Amon sous Amon-Min, permettant à Amon de récupérer les pouvoirs de fertilité.
Les représentations du dieu Min sont nombreuses en Égypte et couvrent toute l'histoire pharaonique, faisant de lui l'un des dieux principaux du panthéon égyptien.
Ses lieux de culte sont Coptos, car on attribuait à Min le pouvoir de protéger les routes caravanières qui traversaient le désert oriental en direction de la mer Rouge, et Akhmim, en Haute Égypte.
Criosphinx
Catégorie:Index égyptologique
Le criosphinx ou sphinx criocéphale se caractérise par un corps de lion accroupi aux longues pattes et une tête de bélier aux cornes recourbées. Il fait référence au dieu Amon-Rê et symbolise à la fois la puissance physique et l'énergie fécondante. Ainsi l’animal réunit en lui la force du lion et l’ardeur du bélier, ce qui en fait un être exceptionnel. On peut en voir notamment le long du dromos du temple d'Amon à Karnak.
MinCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
« min » est également le symbole de la minute, unité de mesure du temps.
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Dans la mythologie égyptienne, Min est un dieu ithyphallique du neuvième nome de Haute-Égypte qui portait le nom de Minou (le foudre de Min).
Divinité de la fertilité et de la reproduction. Il est « le taureau de sa mère », la déesse ciel qu'il féconde chaque soir pour donner naissance au soleil. D'autre traditions font de lui le protecteur des pistes du désert arabique ou le géniteur qui fertillise la terre pour permettre la moisson.
Représenté sous les traits d'un homme momiforme debout le phallus en érection, coiffé de deux hautes plumes et tenant un fléau dans sa main droite levée.
Il finit par être absorbé par Amon pour devenir Amon-Min puis par Horus devenant Min-Horus capable de faire taire Seth.
Dieu de tutélaire de la ville de Koptos, on trouve également des centres de son culte dans les villes de Akhmin et de Qift.
Min est sans doute une des divinités les plus anciennes de l'Égypte. Figuré à l'époque prédynastique sous l'aspect d'un fétiche, il est représenté dès la 1 dynastie sous forme humaine, le bras droit tenant le flagellum levé dans son dos, la peau couleur noire rappelant la couleur du limon, le phallus en érection, symbole de fertilité et procréation, une laitue romaine au pouvoir aphrodisiaque souvent à ses côtés. Sa tête est coiffée d'un ruban enserrant deux hautes plumes. Son corps est gainé dans un linceul, ce qui lui donne la forme d'une momie.
Au Nouvel Empire, lors des couronnements ou des jubilés le pharaon cherchait auprès de Min à récupérer ses pouvoirs de force et de fertilité. Lors des grandes fêtes de Min au moment des moissons, il coupait la première gerbe qu'il offrait au dieu.
Par syncrétisme, il fut identifié à Amon sous Amon-Min, permettant à Amon de récupérer les pouvoirs de fertilité.
Les représentations du dieu Min sont nombreuses en Égypte et couvrent toute l'histoire pharaonique, faisant de lui l'un des dieux principaux du panthéon égyptien.
Ses lieux de culte sont Coptos, car on attribuait à Min le pouvoir de protéger les routes caravanières qui traversaient le désert oriental en direction de la mer Rouge, et Akhmim, en Haute Égypte.
Zeus
Zeus (en grec ancien Ζεύς / Zeús, de la racine indo-européenne dyēus, dieu du ciel) est le roi des dieux dans la mythologie grecque. Il règne sur le Ciel et a pour symbole l'aigle. Fils de Cronos et de Rhéa, il est marié à sa sœur Héra.
Armé du foudre, Zeus est apparenté à Jupiter dans la mythologie romaine. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les gaulois, Thor chez les nordiques, Indra chez les hindous...
Enfance
hindous)]]
La naissance de ce fils de Titans frère et sœur apporte une première légende pré-olympienne. En effet, craignant de se faire détrôner par un de ses enfants, Cronos, dès leur naissance, les dévorait. Rhéa, affligée, décida de sauver son sixième enfant, Zeus, en offrant pour repas à son mari une grosse pierre à la place du nourrisson.
Elle fit élever ce dernier en cachette à Lyctos, en Crète, où il fut nourri par le lait de la chèvre Amalthée (dont une des cornes deviendra la corne d'abondance). Afin que Cronos n'entende pas les cris du nouveau né, sa mère avait placé aux alentours du repère certains de ses enfants, les Curètes, guerriers en armes très bruyants. Ayant grandi, il tendit un piège à son père afin de libérer ses frères et sœurs, grâce à une potion vomitive.
Le mythographe Antoninus Liberalis rapporte dans ses Métamorphoses une version différente de la légende, reprise de Boïos : Rhéa met au monde Zeus dans une grotte crétoise. Là, l'enfant est nourri par des abeilles. Quatre indigènes s'aventurent un jour dans la grotte pour y prélever du miel, et aperçoivent le jeune dieu. Courroucé, celui-ci menace de les foudroyer, mais en est retenu par Thémis et les Moires, car il est « interdit de mourir en cet endroit sacré ». Zeus les transforme alors en oiseaux, porteurs de présages. Le reste de la légende est perdu. Peu d'indices permettent de rattacher ce passage avec la version hésiodique.
Selon Homère, cependant, Zeus est l'aîné des enfants de Cronos, et en tire son pouvoir. Ainsi, Poséidon lui cède pendant la guerre de Troie, car « ils ont tous deux même origine et même parentage ; mais Zeus est son aîné et en sait plus que lui » (L'Iliade, XIII, 354–355).
Amours
Zeus est célèbre pour ses innombrables aventures avec des mortel(le)s, des déesses et des nymphes : Danaé, Alcmène, Sémélé, Léto, Europe, Ganymède, etc. Il est le père de nombreux dieux : Athéna, Dionysos, Hermès, Apollon et Artémis ; de nombreux héros : Héraclès, Persée, Castor et Pollux, etc.
Ces nombreuses infidélités de Zeus à sa troisième femme Héra (après Métis et Thémis) sont la cause de fréquentes disputes entre les époux divins. De plus, la déesse se montrant d'un caractère très vindicatif, elle poursuivait souvent de sa vengeance les maîtresses (Io, Léto,...) ou même les enfants (Héraclès) de son mari.
Héraclès]]
Souveraineté
Frère de Poséidon et de Hadès, il reçut lors du partage du monde avec ses frères la souveraineté sur le monde terrestre et les airs.
Il est armé du foudre, qui a été fabriqué pour lui par les Cyclopes, ses oncles. Le foudre possède trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde.
Épithètes homériques, attributs & sanctuaires
- Épithètes homériques :
- Zeus Père (Ζεύς πάτερ / Zeus pater),
- assembleur de nuées (νεφεληγερέτα / nephelêgereta),
- (terrible) Cronide ((αἰνός) Κρονίδης / (ainos) Kronidês),
- à la voix puissante (εὐρύοπα / euruopa),
- père des Dieux et des hommes (πατὴρ ἀνδρῶν τε θεῶν τε / patêr andrôn te theôn te),
- à la nuée noire (κελαινεφής / kelainephês),
- maître de l'Ida (Ἴδηθεν μεδέων / Idêthen medeôn) ;
- Ses attributs : le foudre, le chêne, l'égide ;
- Ses animaux favoris : l'aigle ;
- Sanctuaires : Le sanctuaire d'Élide ; l'oracle de Dodone et sa forêt de chênes en Épire ; le temple de Zeus à Olympie (contient la statue chyséléphantine de Phidias, une des sept merveilles du monde).
Voir aussi
Article connexe
- Divinités olympiennes.
Liens externes
- [http://www.androphile.org/preview/gay_france/library/mythologie/greek/GreekMythology.htm Mythe de Zeus et Ganymède - La Bibliothèque des Mythes Grecs de l'Amour Masculin - Projet Androphile]
Catégorie:Divinité olympienne
Catégorie:Geste d'Héraclès
Catégorie:Geste de Persée
Catégorie:Métamorphose dans la mythologie grecque
Catégorie:Homosexualité dans la mythologie grecque
ja:ゼウス
ko:제우스
Delphes
Delphes est le site d'un important « sanctuaire panhellénique », c'est-à-dire d'un sanctuaire commun à toutes les cités de la Grèce antique. Il est dédié au dieu Apollon pythien et caractérisé par la présence d'un oracle. Delphes se trouve en Phocide.
Il est important de rappeler que les sanctuaires panhelléniques (de « Hellènes », synonyme de « Grecs ») étaient des complexes architecturaux extérieurs aux cités : ils constituaient les seuls lieux où tous les anciens Grecs prenaient part à des célébrations à caractère religieux « communes ».
Histoire du site
Le nom de Delphes vient du dauphin : dans la poésie homérique, Apollon aurait pris la forme de cet animal pour attirer les marins crétois chargés d'instaurer son culte sur le site.
Les traces les plus anciennes d'une occupation humaine dans la région de Delphes remontent au paléolithique.
Sur le site du sanctuaire, un village modeste est connu vers 1400 av. J.-C. environ : ce site, nommé Pythô, est abandonné entre 1100 av. J.-C. environ et 800 av. J.-C. Le sanctuaire se développe probablement à partir de cette date, avec l’apparition d’un premier autel et d'un premier temple, que la tradition delphique et la tradition antique placent sur une pente où se serait trouvée une fissure naturelle exhalant des gaz (notamment Strabon, IX, 3, 5).
C'est surtout entre le milieu du et le milieu du , qu'Apollon pythien gagne une notoriété importante : il est le patron des entreprises coloniales effectuées durant cette période.
En 373 av. J.-C., un tremblement de terre endommage gravement le sanctuaire : il ne s'en remettra jamais. C'est en effet à partir de sa reconstruction difficile, durant la seconde moitié du , que le site entame un long déclin, marqué par les troubles politiques qui agitent la Grèce. Dès la période romaine, au , plus aucun édifice n'est construit à Delphes.
En 392, l'interdiction des cultes païens dans l'empire romain par l'Édit de Théodose marque la fin officielle du culte d'Apollon pythien. Les ruines du site, un temps occupées par un village au début de l'époque chrétienne, sont abandonnées et redécouvertes au seulement.
L'oracle d'Apollon pythien
chrétienne
L'origine mythologique du sanctuaire de Delphes mérite d'être citée : celui-ci aurait été fondé par Apollon lui-même après qu’il eut construit le temple de Délos. À son arrivée dans la région, le sanctuaire était gardé par un serpent nommé « Python », fils de Gaïa (la Terre) et gardien d'un oracle consacré à Thémis. Apollon, désireux d'établir un oracle pour guider les hommes, tua Python avec son arc et s'appropria l'oracle.
Ce mythe fait donc d'Apollon pythien un conquérant-fondateur, ce qui explique son patronage de la fondation de colonies grecques et le fait que son culte se répandit dans l'ensemble des colonies ; il place aussi l'oracle au cœur du sanctuaire.
Le sanctuaire de Delphes, en effet, est « oraculaire » : la parole du dieu y est transmise aux hommes par l'intermédiaire de la pythie, dont la tradition antique fait une jeune vierge inculte, installée sur un trépied placé dans une fosse oraculaire (ladyton) juste au-dessus d'une fissure d'où émanaient des gaz toxiques ; la pythie tient une « phiale » (récipient plat et sans anses servant aux libations) et une branche de laurier (l'arbre du dieu Apollon).
laurier
La consultation de l'oracle était au départ annuelle : elle avait lieu le sept du mois Byzios (février-mars), jour de la fête d'Apollon. Elle se fit ensuite le sept de chaque mois durant la période de neuf mois où Apollon était censé occuper le site : ce jour fut nommé polyphthoos (« jour des multiples questions »).
Des rites précédaient la consultation : ils étaient accomplis en fonction de la prophétesse et requéraient la présence de deux prêtres. Ces derniers exerçaient leur charge à vie et étaient secondés par cinq hosioi qui maintenaient le culte, et deux prophètes.
Un de ces derniers assistait la pythie, notamment en traduisant ses paroles afin que l’oracle rendu soit compréhensible. Les réponses du dieu étaient transmises en prose et sous forme d’hexamètres (en poésie).
Dans le détail, on ignore si la pythie était visible, aucun témoignage digne de confiance n'étant explicite sur la question.
Une partie de l'historiographie moderne a cherché, à la suite de la tradition antique probablement d'origine delphique, à expliquer les transes et les paroles incompréhensibles prêtées à la Pythie lors des séances de l'oracle.
L'explica | | |