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Histoire De L'Égypte Antique

Histoire de l'Égypte antique

catégorie:Index égyptologique catégorie:Histoire de l'Égypte antique Egypte L'histoire de l'Égypte antique se caractérise par l’incroyable longévité des institutions mises en place dès son commencement et qui, bien que n’étant pas restées totalement figées, ont résisté aux périodes les plus troubles. Au sommet de ces institutions se trouve bien sûr le pharaon, roi et seul intermédiaire entre les hommes et les dieux, garant de l’ordre contre le chaos extérieur (envahisseurs) ou intérieur (désordre social).

Les grandes périodes de l'histoire égyptienne antique

Le découpage traditionnel de l’histoire égyptienne ancienne se fait par périodes et par dynasties. La pertinence de ce découpage qui date, dans ses grandes lignes, des historiens de l’Antiquité (notamment de Manéthon), est actuellement remise en cause par les récentes découvertes archéologiques, mais il présente néanmoins l’avantage d'une relative simplicité. On considère généralement huit grandes périodes :

La période prédynastique

(~3200 à ~2920 av. J.-C.) Manéthon Cette période, encore assez mal connue, recouvre les temps qui précédèrent l’unification du pays et l’établissement des premières institutions pharaoniques. Elle commence avec la sédentarisation de diverses peuplades au bord du Nil puis le développement de l'agriculture et de l'élevage à la fin du néolithique. Des fouilles archéologiques ont permis de connaître plusieurs cultures de cette période :
- Mérimdé,
- Badarien,
- Nagada I (Amratien), II, III puis IV. La fin de cette période est marquée par la centralisation du pouvoir autour de deux pôles, au Nord et au Sud. La dynastie des princes du Sud, a qui l'on attribue le plus souvent l'unification du pays, est désignée par le terme de Dynastie 0. Article détaillé : Période prédynastique.

L'époque thinite

(~2920 à ~2650 av. J.-C.) Le légendaire premier pharaon, connu sous le nom de Narmer (ou Ménès), fonde ainsi la Ire dynastie dont la capitale est établie à This, non loin d'Abydos. Progressivement s'organise une administration royale à l'échelle nationale. Le pays est divisé en provinces dirigées par un fonctionnaire royal. Une nouvelle capitale est fondée à la pointe sud du delta : Memphis. Le roi prend le titre d'Horus, en conformité avec la légende d'Osiris qui légitime leur pouvoir. Article détaillé : thinites

L'Ancien Empire

thinites La déification du roi s'accentue à mesure que son autorité se renforce. Un pouvoir central fort appuyé par une administration compétente permet la mise en œuvre de grands chantiers qui exploitent la main-d'œuvre inactive lors de la crue. Commence alors la construction des pyramides, qui atteint son apogée sous la IVe dynastie à Gizeh (Gîza) : Khéops (Khufu), Khéphren (Khafré) et Mykérinos (Menkâouré). Cette longue période de cinq siècles voit naître la littérature classique égyptienne qui servira de référence pour les deux millénaires à venir. Les grands thèmes de bases sont posés, tant dans les lettres que dans les sciences ou les arts comme l'architecture, la peinture ou la sculpture. C’est l’époque des premières pyramides. D’abord la pyramide à degrés à Saqqarah sous le règne du pharaon Djoser, puis des trois pyramides de Snéfrou (pyramide à degrés de Meïdoum, pyramide dite rhomboïdale et pyramide "parfaite" de Dahchour Il s’agit aussi d’une période d’expansion territoriale avec vers 2650 avant notre ère la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi Ier. Une autre pyramide, datant du dernier roi de la V dynastie, est connue à cause des premiers textes religieux, les Textes des Pyramides que Gaston Maspero y a trouvés : celle d'Ounas. Article détaillé : Ancien Empire.

La Première période intermédiaire

La première période intermédiaire, bien que d’une durée relativement courte (-2181 à -2160 av. J.-C.) a vu passer 15 rois en deux dynasties (VII et VIII). Elle aura des conséquences importantes sur la conception religieuse, et sur la nature du pouvoir royal. Article détaillé : I période intermédiaire

Le Moyen Empire

Le Moyen Empire commence sous le règne de Montouhotep, mais beaucoup considèrent qu’il démarre sous celui de Montouhotep II, en 2060 av. J.-C., sous la XI dynastie. La dynastie suivante va produire des rois très célèbres. Les Sésostris (le plus célèbre demeurant Sésostris Ier, nommé en réalité Khéperkarê Senousret) et les Amenemhat (dont le fort connu Amenemhat III). À la fin de la XI dynastie commencera la seconde période intermédiaire. Article détaillé : Moyen Empire.

La Deuxième période intermédiaire

Période d'occupation du pays par les Hyksos. Article détaillé : II période intermédiaire.

Le Nouvel Empire

Le Nouvel Empire est considéré comme la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. C'est une période de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de cinq siècles. L'initiateur en est Ahmosis, premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs (Indo-européens), il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Ahotep et de son épouse Ahmès-Néfertari. Le Nouvel Empire couvre une période allant des environs 1500 à 1000 avant notre ère et est formé de trois dynasties : XVIII (1552 à 1292), XIX (1292 à 1186) et XX (1186 à 1069). C'est une période se caractérise par un renouveau culturel et artistique, dont l'apogée sera la période amarnienne, qui s'explique en partie par l'ouverte du pays vers le monde extérieur, comme l'Asie mineure, la Crète ou le Hatti. C'est de cette époque que nous viennent certains des plus beaux témoignages architecturaux (temple de Louqsor, tombe de Séthi I, Ramesséum, Abou Simbel, etc.). Article détaillé : Nouvel Empire.

La troisième période intermédiaire

Période de domination syrienne et perse. Article détaillé : III période intermédiaire.

La Basse époque

La Basse époque se caractérise par des prises de pouvoir successives de souverains étrangers entrecoupée de courtes périodes d’indépendances. Ces souverains, bien que de cultures très différentes, s’adapteront tous au modèle égyptien et respecteront ses valeurs fondamentales. Ils se feront en effet proclamer pharaon (sauf durant la période perse) et choisiront une titulature royale calquée sur celles des anciens rois, certains cherchant même à retourner vers un archaïsme architectural et lyrique tout droit issu de l’Ancien et du Moyen Empire. La Basse époque commence par la réunification du pays par Piankhy qui inaugure la Période éthiopienne. Elle perdra le contrôle du pays après l’invasion assyrienne qui laissera de profondes blessures dans l’esprit des égyptiens, les assyriens pilleront en effet des temples et brûleront certaines villes. Ne pouvant gérer le pays, ils favoriseront la dynastie saïte d’origine libyenne. Par la suite, l’Égypte deviendra une province, d’abord de l’empire perse, des grecs, puis des romains avec entre chaque, de courtes périodes d’indépendances. Article détaillé : Basse époque.

La fin de la civilisation

La fin de l'histoire égyptienne varie en fonction du point de vue adopté. Elle prend fin :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant notre ère;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant notre ère;
- d'un point de vue culturel, à la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de notre ère.

Chronologie


- Période prédynastique
- Période thinite
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  -
- Ancien Empire
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  -
  -
  -
- I période intermédiaire
  -
  -
  -
  -
  - de Thèbes
- Moyen Empire
  - de Thèbes
  -
- II période intermédiaire
  -
  - hyksôs
  - hyksôs
  - hyksôs
  - hyksôs
- Nouvel Empire
  -
  -
  -
- III période intermédiaire
  - de Tanis
  - de Bubastis
  - de Tanis
  - de Tanis
- Basse époque
  - koushite
  - de Saïs
  - perse
  -
  -
  -
- Dynastie perse
- Période macédonienne dAlexandre le Grand
- Dynastie des Ptolémées
- Dynastie romaine

Catégorie:Chronologie

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Pharaon

)]] L'image que le grand public a des pharaons fut fortement influencée par les péplums hollywoodiens des années soixante. Dans ces films, le pharaon incarne un roi tout puissant qui gouverne sans partage, ordonne à une cohorte de serviteurs et fait travailler des esclaves pour construire des monuments à sa gloire (comme dans Les Dix Commandements de Cecil B. De Mille en 1956). Mais même si parfois les pharaons ont pu se comporter en despotes, on estime que dans leur majorité ils étaient bien loin de ce sombre tableau. Les 3000 ans d'histoire de l'institution pharaonique ont vu défiler sur le trône d'Égypte des hommes et des femmes aux aspirations bien différentes. Des mystérieux rois bâtisseurs des grandes pyramides de Gizeh, en passant par le pharaon poète Akhénaton ou le légendaire Ramsès II, c'est toute une palette d'individus aux caractères bien différents qui ont laissé leur empreinte dans l'Histoire.

Histoire

Il est bien difficile de dater avec précision les débuts de l'histoire pharaonique tant les témoignages de cette période sont peu nombreux et qu'ils se confondent avec l'aube de l'Histoire (et donc de l'écriture). La tradition égyptienne faisait de Ménès (Narmer en grec) l'unificateur du pays (alors divisé en deux royaumes) et le premier des pharaons humains après le règne du dieu Horus. Des témoignages archéologiques (comme la Palette de Narmer) semblent confirmer la réunification de Ménès aux alentours de 3100 avant l'ère chrétienne, mais les égyptologues pensent que l'institution pharaonique pourrait lui être antérieure. Pour ce qui est du dernier des pharaons, on s'accorde à dire qu'il s'agit du dernier représentant de la dynastie des Ptolémées, Césarion (Ptolémée XV), le fils de César et Cléopâtre.

Étymologie

Cléopâtre)]] Le mot français « pharaon » dérive du grec pharaô (Φαραώ), mot introduit dans cette langue par les israélites lors de l'écriture de la Bible. Il dérive de l'ancien égyptien per-aâ (en transcription scientifique). pr:aA Ce mot désignant à l'origine le palais royal et qui signifie « la grande (ʿ3) maison (pr) », n'a pris le sens de « souverain d'Égypte » qu'à l'époque tardive ou, n'ayant plus de pharaons régnants, ils ne pouvaient être désignés par leurs noms. Auparavant, les pharaons étaient désignés par leur titulature royale composé de cinq noms (titulature complexe apparue au cours de l'Ancien Empire). Pour les Égyptiens de l'Antiquité, le nom (ren) est ce qui donne vie à la chose qu'il désigne. On comprend donc aisément l'importance qu'attachaient les pharaons aux noms qui les désignaient. Ainsi, dans les premiers temps de l'institution pharaonique (à l'époque pré-dynastique), alors que la titulature royale ne comportait qu'un nom (celui d'Horus), il était inscrit à l'intérieur d'un serekh représentant le palais du roi et pouvant être interprété comme un symbole de protection. Par la suite, avec l'apparition de la titulature complète, le serekh a disparu pour laisser place au cartouche protégeant les deux derniers noms royaux et ayant un rôle similaire. Une expression très connue est souvent accolée au nom du pharaon : anx-DA-s Désigné par les égyptologues par l'acronyme V.S.F., elle est généralement traduite par « vie, santé, force » (bien qu'on lui préfère maintenant le sens « vie, prospérité, santé »). C'est une formule ayant pour but d'assurer le bien-être du pharaon Jean-François Champollion fut le premier a utiliser ce mot en dehors du contexte biblique et ce bien avant sa lettre à M. Dacier. Il ne trouvera jamais la relation per-aâ = pharaon. Son utilisation actuelle est sans relation avec l'utilisation égyptienne.

La fonction pharaonique

Bien plus qu'un roi, le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité. Dans de nombreux cas, il revenait à Pharaon de choisir seul la politique à mener. En pratique, il déléguait souvent l'exécution de ses décisions à une cohorte de scribes, de conseillers et de chefs.
- aux scribes de répertorier les décrets, les transactions, le résultat des récoltes ;
- au général des armées d'organiser les campagnes de guerre que le pharaon décide ;
- au vizir de rendre la justice au nom du pharaon ;
- au simple prêtre de rendre hommage aux dieux en lieu et place du pharaon ;
- au Grand Prêtre d'organiser et de gérer les biens du clergé. Selon la mythologie égyptienne, dans le corps du pharaon coulerait un sang divin provenant de son ancêtre, le dieu Horus. La fonction pharaonique est donc héréditaire, elle se transmet par le sang. Les Égyptiens ont parfois préféré être dirigés par une femme de sang divin (ex: Hatshepsout) plutôt que par un homme qui ne le soit pas. Cependant, les lignées pharaoniques ne réussirent jamais à perdurer dans le temps, et furent interrompues par des envahisseurs ou par des coups d'État. Après de longues années de règne (trente ans normalement), le pharaon pouvait organiser une Fête-Sed pour régénérer ses forces et montrer au peuple qu'il était encore capable de gouverner le pays.

Chronologie

La première chronologie a été établie par le prêtre Manéthon à qui Ptolémée II avait demandé d'établir une histoire de l'Égypte. Il en subsiste un abrégé fournissant une liste de rois classés en trente dynasties regroupées de la période thinite à la Basse Époque. Selon les sources, on peut trouver quelques incohérences dans les dates de règnes, dues essentiellement à la méthode de datation utilisée par les anciens Égyptiens. En effet, l'origine des années repartait à 1 lors de l'avènement d'un nouveau roi. Le changement d'année était marqué par le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).
- Au Moyen Empire, l'an I d'un roi était officiellement reporté au début de cette année "civile" qui suivait son avènement.
- Au Nouvel Empire l'an II commençait 365 jours après le jour de l'avènement.
- A la Basse Époque, il commençait le jour du lever sothiaque suivant l'avènement (l'an I pouvant être ainsi réduit à quelques jours). Les dates mentionnées dans les écrits sont donc en référence au règne du roi. Certains rois ayant régné en parallèle, il faut donc trouver des événements communs pour synchroniser ces dates. Par ailleurs, l'orthographe des noms est différent selon que l'on translitère les hiéroglyphes ou que l'on utilise le nom donné par les Grecs. Par exemple, le pharaon Amenhotep (nom issu de l'égyptien ancien) est le même que Aménophis (nom grec). De plus, dans certains noms, il y a une antéposition honorifique d'un nom de dieu dans le dessin des hiéroglyphes, mais l'habitude fait que l'on conserve également le nom tel que déjà connu par les premiers égyptologues. Par exemple, Raneb et Nebrê.

Liste des pharaons

Il est impossible de dresser une liste exacte des rois qui se sont succédé sur le trône d'Égypte durant 3000 ans, tant les informations qui nous sont parvenues sont fragmentaires. De plus, il existe des différences chronologiques entre les sources, ce qui explique pourquoi, dans les listes égyptologiques, certains règnes se chevauchent au lieu de se suivre. Pour finir, certaines périodes troubles de l'histoire ont laissé des trous dans la chronologie (parfois volontairement). Malgré cela, une grande partie des pharaons, et semble-t-il les plus importants dans l'histoire pharaonique, nous sont assez bien connus. Les listes suivantes sont inspirées des listes établis par le prêtre Manéthon :
- les Pharaons par ordre chronologique ;
- les Pharaons par ordre alphabétique.

Voir aussi

Liens internes


- aller plus loin :
  - les attributs du pharaon,
  - Titulature des pharaons, (façons de nommer un pharaon).
- l'Égypte :
  - l'Égypte antique,
  - l'Égypte d'aujourd'hui.

Liens externes


- [http://www.thotweb.com Thotweb] : Tous les souverains du Nouvel Empire. Cartouches, biographie, liens, bibliographie ;
- [http://perso.wanadoo.fr/bruno.lefebvre_egypte/histoire_egypte.htm Égypte Ancienne] : Définition, Cartouches (Ier ~ VIe dynastie) et Liste (Ier et IIe dynastie) ;
- [http://www.eg.ovh.org/rois.htm www.egyptologie.com] : Liste de Manéthon, Ramsès II et Cléopâtre ;
- [http://www.chez.com/egypte1 L'Égypte antique] : Liste des pharaons ;
- [http://www.desir-egypte.org/page6.htm Désir d'Égypte] : Définition très complète ;
- [http://users.skynet.be/bk159653/histoire/rois.html L'Égypte ancienne de Bastet] : Liste des pharaons. :Note : Les documents extérieurs à Wikipédia sont tout droits réservés à leurs auteurs, sauf avis explicite. Catégorie:Index égyptologique ja:ファラオ simple:Pharaoh

Manéthon

Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manethon de Sebennytos Manéthon de Sebennytos (), prêtre égyptien qui a écrit en grec, à la demande de Ptolémée Ier Sôter, l'histoire de l'Égypte (Ægyptiaca) en trente volumes. Celle-ci n'est malheureusement connue que par des citations fragmentaires et souvent déformées, données principalement par Flavius Josèphe, historien juif, et par les historiens chrétiens Sextus Julius Africanus (vers 202 ap. J.C.) et Eusebius (vers 325 ap. J.-C.). C'est à Manéthon que nous devons la division en dynastie des souverains d'Égypte, une division toujours utilisée par les égyptologues, avec quelques modifications. Il est considéré comme l'un des pères de l'égyptologie.

Voir aussi

Articles connexes


- Historiens célèbres
- Égyptologie

Lien externe


- [http://www.angelfire.com/ma/mhetjf/manethon/Manethon.html Manethon]

Néolithique

ko:신석기 시대 Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la "révolution néolithique", qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains : sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture. Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes ; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin de la dernière glaciation. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique n'a pris fin partout que fort récemment avec l'entrée des dernières peuplades isolées dans l'histoire. Le néolithique marque un véritable changement en ce sens qu'il est le commencement du contrôle par l'Homme de son environnement là où, auparavant il était dépendant de ressources alimentaires indépendantes de sa volonté. Cette révolution a permis l'explosion démographique humaine qui se poursuit encore aujourd'hui. En effet, devenu maître de son alimentation, l'Homme a pu devenir une espèce dominante. On a pu parler de Révolution néolithique pour ce passage du nomadisme à la sédentarisation, le début du travail des métaux comme le cuivre, puis la métallurgie avec le bronze, ainsi que de nouvelles techniques agricoles. Ce terme, coïncidant avec changement radical de l'humanité et de ses activités, est assez ambitieux. Il ne prend guère en considération l'évolution chaotique et assez mal connue du mésolithique. Elle se caractérise par une série d'inventions et de changements. Le terme a été proposé en 1920 par l'Australien Vere_Gordon_Childe. Cela tend à souligner une des étapes majeures de l'aventure humaine, comme la domestication du feu ou la Révolution industrielle.

Progrès techniques

Pierre polie

La taille de la pierre se perfectionne, et le polissage est inventé : il permet d'obtenir des outils plus fins et plus efficaces. Toute une variété de nouveaux outils plus fins sont inventés à cette époque. Pour plus de détails sur l'outillage et le néolithique dans les différentes régions du monde, voir l'article néolithique.

Âge des métaux

Une autre évolution est d'outils en métal, dans une période parfois différenciée sous le nom de chalcolithique. Il ne s'agit au départ que de cuivre utilisé à l'état natif, simplement martelé pour lui donner une forme : à ce stade, on l'utilise plus comme une pierre malléable que comme un métal. Les techniques de transformation du cuivre évolueront par la suite, et l'on passera réellement alors à l'âge du fer.

Invention de la céramique

L'invention de la céramique est une étape majeure de développement des techniques humaines : la céramique (un matériau tiré de la terre cuite) est en effet le premier matériau transformé par la femme, tout comme la domestication des plantes, dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que la pierre taillée reste du silex, et que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent. Elle fut inventée probablement à Jarmo, dans le Kurdistan Irakien, vers 5400 av. J.-C., au même moment qu'en Anatolie.

Invention de l'agriculture

C'est le principal changement de la période, par toute une série de bouleversements qu'il occasionne par la suite. À partir de 8000 av. J.-C., les hommes abandonnent leur économie de chasse et de cueillette et commencent à semer et à récolter des graines : le choix se fixe rapidement sur quelques céréales accompagnées de légumineuses. Chaque région collecte d'abord des plantes indigènes, puis les sème : mil au Sahara, orge et engrain, une variété de blé au Moyen-Orient, le millet Setaria italica dans le bassin du Fleuve Jaune et le riz dans le bassin du Fleuve Bleu en Chine, plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, sorgho au Sahel, etc. Le changement climatique qui intervient à cette période (fin des glaciations) favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage. À la même période, les animaux commencent à être domestiqués, pour leur viande, mais aussi pour leur force de travail (comme animaux de trait, de bât, de selle) et leurs productions complémentaires : lait, laine, cuir. De la même façon, après différents essais, le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles : mouton possible dès 9000 av. J.-C. au Zagros, cochon vers 6500 av. J.-C. en Anatolie, Europe balkanique, Crimée et Mésopotamie, oiseaux de basse cour, et de façon plus limitée, chèvre et âne. Mais là encore, l'élevage peut se développer dans une société de chasseur-cueilleur : le chien est ainsi domestiqué 10 000 ans av. J.-C. en Europe du Nord-Ouest, le cheval en Ukraine 4000 ans av. J.-C.

Bouleversements de la société

Sédentarisation et apparition des premières villes

La découverte de l'agriculture n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, celle-ci ayant même pu précéder l'invention de l'agriculture dans de nombreux cas, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons : bords de rivières ou de lacs, rivages maritimes. L'agriculture impose de se fixer au moins quelques mois, le temps de récolter, au même endroit. Le plus souvent, c'est quelques années, le temps que la terre s'épuise. Il existe ainsi le cas des communautés d'agriculteurs nomades, qui ne restent que le temps d'une récolte sur un territoire donné : il en subsiste encore en Inde et en Amazonie. Des constructions durables apparaissent avec cette fixation des communautés humaines, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Les premières cités humaines sont construites dans des marécages, près des lacs ou des cours d'eau, ce sont les cités lacustres. Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. Quand le village est suffisamment durable et grand, c'est une ville : la première serait Jéricho, il y a 9000 ans, peu de temps avant Jarmo et Khirotikia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : ville de 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8500 ans.

Apparition des États

La gestion des travaux de la terre faits en commun, celle des réserves de grain, la direction de la défense du territoire contre les voisins dans un monde devenu trop plein, tout ceci conduit à l'apparition d'administrations et d'États.

Changement de la religion et des rapports sociaux

Bien que dans ces domaines, il faille rester prudent devant l'absence de sources écrites, et d'autant plus qu'on ignore beaucoup du mésolithique, il semble que les bouleversements survenus et attestés au néolithique se propagent aussi dans ces domaines. La territorialité renforcée provoque des tensions, et accroît le rôle de la force musculaire de l'homme qui la défend. La compréhension des mécanismes de fécondation font intervenir le mâle ; ceci se dénote sous forme mythique, par l'exemple du labour de la terre, assimilé à un rapport sexuel (ceci se fait jour dans l'œuvre d'Hésiode, notamment les Travaux et les jours), ou par le biais de l'élevage. La place de la feminité dans le culte de la fécondité s'en trouve restreinte, et le sens de la religion modifié, provoquant l'apparition de nouvelles divinités. La place et le rôle omnipotent ou presque de la féminité et de la masculinité, au point de rendre cette dernière prépondérante. Le rôle de la femme de gardienne du feu, c'est-à-dire du foyer, devient moins important ; l'importance de la fécondité féminine diminue, au profit de la force et du rôle fertilisant du mâle. Dieux-rois et dieux tout-court apparaissent, se substituant aux deux cultes, primordiaux semble-t-il, de la déesse-mère, la « grande déesse », symbolisée par les nombreuses Vénus et en particulier par la Vénus aurignacienne que l'on retrouve présente de l'Atlantique à l'Oural durant tout le paléolithique, d'une part, et le Maitre des animaux.

L'art

Le passage du paléolithique au néolithique nous est raconté, du point de vue artistique, par un des plus grands auteurs d'histoire de l'art, Elie Faure. « Au début, tout, pour le primitif, est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir.” nous dit-il. Mais la religion estompe l'art pour établir sa supériorité. C’est sans doute ce qui arrivera au néolithique, environ 6000 ans après l’engloutissement, sous les eaux du déluge, de la civilisation du renne. Des changements climatiques interviennent, la planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent. Quand enfin de nouvelles conditions climatiques se stabilisent et que renaît la civilisation, c’est sous une autre forme. Celle du chasseur de renne est morte à jamais. Nous sommes au néolithique, l’homme est plus agriculteur que chasseur. Graines et animaux sont domestiqués, les tribus reconstituées se sédentarisent, les premières grandes cités apparaissent au Moyen-Orient et en Anatolie. Voici surgir l'aube d’une nouvelle civilisation, “ glacée par une industrie plus positive, une vie moins puissante, une religion déjà détournée de la source naturelle », nous dit Elie Faure. “ Une civilisation à tendance scientifique prédominante ”, n'est-ce pas déjà la nôtre ? Les belles formes mouvantes peintes sur les parois des cavernes du paléolithique disparaissent à jamais. Dans ce monde de la pierre polie qui succède à celui de la pierre simplement éclatée déjà se profile le rationalisme du futur âge industriel. Il y a comme une marque de réprobation et probablement d’interdiction religieuse dans ce tabou vis-à-vis des formes humaines et animales. La religion nouvelle, outre à faire naitre autant de dieux que d'hommes, se base sur l'astronomie davantage que sur la vie. L'esprit est tout, la forme dédaignée, avant d'être maudite parce qu'on y voit quelque « mauvais esprit » ou « mauvais œil », obstacle à la libération morale à venir au cours des millénaires jusqu'à nous, héritiers directs du néolithique. Mais bien sûr, moi, je veux en savoir plus sur les pratiques religieuses des hommes du néolithique!!! « Une silhouette de mammouth à demi effacée sur la paroi d’une caverne nous en dit plus sur l’esprit de l’homme qui l’y a gravée en quelques heures, qu’une plaine couverte de mégalithes sur des foules qui ont mis des siècles à les dresser », dira Elie Faure. Cette période prend fin avec l'apparition de la métallurgie et l'âge du bronze. Au Proche-Orient, cela coïncide avec l'invention de l'écriture et la fin de la préhistoire.

Voir aussi


- Site Clovis, aux États-Unis, où l'on a retrouvé des outils néolithiques.
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
- Travois

Lien externe


- [http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/neolith.htm Un site sur les populations et les langues durant la période néolithique] Catégorie:Préhistoire Catégorie:Néolithique

Égypte antique, Dynastie 0

Periode prédynastique 0 Catégorie:Histoire de l'Égypte antique La période prédynastique égyptienne est la période, encore assez peu connue, qui précéda l'unification du pays et la centralisation des pouvoirs aux mains des dynasties pharaoniques. Cette période est aussi nommée période protodynastique. Elle s'étend sur une période de 2000 ans, allant des environs de 5000 à 3000 avant l'ère chrétienne et est subdivisée en trois époques :
- L'époque badarienne (5000 à 4000 avant l'ère chrétienne)
- L'époque amratienne (4000 à 3500 avant l'ère chrétienne)
- L'époque gerzéenne (3500 à 3000 avant l'ère chrétienne) C'est au cours de cette dernière époque qu'apparut l'écriture en Égypte sous la forme de hiéroglyphes archaïques et uniquement figuratifs. Avant son unification, la Haute Égypte était divisé entre trois confédérations, ou protoroyaume : Thinis, Noubt et Nékhen. Elles luttèrent entre elles pour la suprématie. Ce fut la confédération de Nékhen (Hiéronkonpolis) qui prit le dessus et put ainsi unifier le Sud de l'Égypte. Durant la fin de la période prédynastique, l'Égypte était divisée en deux royaumes : un roi pour le Nord et un pour le Sud. Les rois du Sud (à l'origine de l'unification) avaient pour capitale Hiérakonpolis. C'est d'ailleurs sur ce site (dont il ne subsiste que quelques ruines) que l'on a découvert les quelques textes (gravés sur des objets) qui nous ont permis d'en apprendre un peu plus sur cette période. La tradition égyptienne plus tardive a eu tendance à mélanger histoire et mythe, à tel point qu'il est difficile de faire la part des choses. Ainsi le dieu faucon Horus est souvent considéré par les Égyptiens comme le premier pharaon. La période prédynastique, se termine, comme son nom l'indique, à la création de la première dynastie pharaonique. Elle survient avec l'unification du pays par Narmer. On donne parfois le nom de « dynastie 0 » aux rois qui se sont succédé jusqu'à Narmer aux alentours de 3100 à 3000 avant l'ère chrétienne.

Dieux majeurs de la période prédynastique


- Le dieu faucon Horus comme symbole du pharaon qui veille sur son peuple. Il conservera parfois certains de ses attributs archaïques et sera alors nommé Horus l'ancien pour ne pas le confondre avec le fils d'Isis et d'Osiris, Horus le jeune.
- Le dieu Seth adopté par le royaume du Sud (Abydos et This) souvent représenté par un chien rouge agressif : le dieu bébon.
- Un dieu momiforme assise sur un reposoir pouvant être identifié à Ptah ou Sokar.
- Le serpent mythique Apophis qui essaie de perturber la création.
- À Héliopolis, forme archaïque de représentant l'astre solaire.
- La déesse Bat du septième nome de Haute-Égypte, au visage de femme surmonté d'oreilles et de deux cornes de vache stylisées.
- Le dieu de la fertilité représenté par un homme au phallus en érection, Min.
- Le couple de lions Shou, symbole de vie, et Tefnout d'Héliopolis qui sont à l'origine du mythe de la Lointaine : l'inondation.

Quelques rois de la période prédynastique


- Horus au serekh,
- Ny-Hor,
- Hat-Hor,
- Iry-Ro,
- Ka,
- Scorpion,
- Narmer.

Articles connexes


- Égypte antique
- Période thinite
- I Dynastie
- Pharaon

Période prédynastique égyptienne

Periode prédynastique 0 Catégorie:Histoire de l'Égypte antique La période prédynastique égyptienne est la période, encore assez peu connue, qui précéda l'unification du pays et la centralisation des pouvoirs aux mains des dynasties pharaoniques. Cette période est aussi nommée période protodynastique. Elle s'étend sur une période de 2000 ans, allant des environs de 5000 à 3000 avant l'ère chrétienne et est subdivisée en trois époques :
- L'époque badarienne (5000 à 4000 avant l'ère chrétienne)
- L'époque amratienne (4000 à 3500 avant l'ère chrétienne)
- L'époque gerzéenne (3500 à 3000 avant l'ère chrétienne) C'est au cours de cette dernière époque qu'apparut l'écriture en Égypte sous la forme de hiéroglyphes archaïques et uniquement figuratifs. Avant son unification, la Haute Égypte était divisé entre trois confédérations, ou protoroyaume : Thinis, Noubt et Nékhen. Elles luttèrent entre elles pour la suprématie. Ce fut la confédération de Nékhen (Hiéronkonpolis) qui prit le dessus et put ainsi unifier le Sud de l'Égypte. Durant la fin de la période prédynastique, l'Égypte était divisée en deux royaumes : un roi pour le Nord et un pour le Sud. Les rois du Sud (à l'origine de l'unification) avaient pour capitale Hiérakonpolis. C'est d'ailleurs sur ce site (dont il ne subsiste que quelques ruines) que l'on a découvert les quelques textes (gravés sur des objets) qui nous ont permis d'en apprendre un peu plus sur cette période. La tradition égyptienne plus tardive a eu tendance à mélanger histoire et mythe, à tel point qu'il est difficile de faire la part des choses. Ainsi le dieu faucon Horus est souvent considéré par les Égyptiens comme le premier pharaon. La période prédynastique, se termine, comme son nom l'indique, à la création de la première dynastie pharaonique. Elle survient avec l'unification du pays par Narmer. On donne parfois le nom de « dynastie 0 » aux rois qui se sont succédé jusqu'à Narmer aux alentours de 3100 à 3000 avant l'ère chrétienne.

Dieux majeurs de la période prédynastique


- Le dieu faucon Horus comme symbole du pharaon qui veille sur son peuple. Il conservera parfois certains de ses attributs archaïques et sera alors nommé Horus l'ancien pour ne pas le confondre avec le fils d'Isis et d'Osiris, Horus le jeune.
- Le dieu Seth adopté par le royaume du Sud (Abydos et This) souvent représenté par un chien rouge agressif : le dieu bébon.
- Un dieu momiforme assise sur un reposoir pouvant être identifié à Ptah ou Sokar.
- Le serpent mythique Apophis qui essaie de perturber la création.
- À Héliopolis, forme archaïque de représentant l'astre solaire.
- La déesse Bat du septième nome de Haute-Égypte, au visage de femme surmonté d'oreilles et de deux cornes de vache stylisées.
- Le dieu de la fertilité représenté par un homme au phallus en érection, Min.
- Le couple de lions Shou, symbole de vie, et Tefnout d'Héliopolis qui sont à l'origine du mythe de la Lointaine : l'inondation.

Quelques rois de la période prédynastique


- Horus au serekh,
- Ny-Hor,
- Hat-Hor,
- Iry-Ro,
- Ka,
- Scorpion,
- Narmer.

Articles connexes


- Égypte antique
- Période thinite
- I Dynastie
- Pharaon

Horus

Horus est le nom grec du dieu égyptien Hor, qui signifie (Celui qui est au-dessus) ou (Celui qui est loin), un dieu à multiples facettes de la mythologie égyptienne. Il a une tête de faucon portant la double couronne et auréolée d'un disque solaire. Dans le mythe osirien, il est le fils d'Ausar (Osiris) et d'Aset (Isis). Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugés d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naîtra Horus. Pour venger la mort de son père Osiris, il affrontera son oncle Seth, le vaincra et recevra le trône d'Égypte en héritage, mais sera sans cesse remis en difficulté par Seth. Il est par-là même le premier des pharaons. Les rois d'Égypte sont considérés comme les incarnations du dieu Horus. À l'opposé de Seth qui représente le Mal, Horus incarne le principe du Bien, mais il ne faut pas réduire la vision complexe des égyptiens au dualisme moderne. Lors de son combat avec Seth, il perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire du bien sur le mal. Porté sous forme d'amulette, il rendait invincible et apportait la clairvoyance. Les quatre fils d'Horus représentés sur les vases canopes sont :
- Amset (L'homme)
- Hâpi (Le babouin)
- Douamoutef (Le chacal)
- Kébehsénouf (Le faucon)

Seth et Horus, une lutte sans fin !

Kébehsénouf À Horus, fils et héritier d'Osiris, la couronne d'Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s'en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier. Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé ! Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apopis ! Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses. Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Képri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse. Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même. Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi ! Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes ! Les trois dieux se déchirent en violentes disputes. , désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Mais une fois encore, les réjouissances tournent court ! Les luttes ne cessent de se multiplier. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte ! Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur. Les six rois-dieux sont dans l'ordre # , # Shou, # Geb, # Osiris, # Horus, # Thot (incertain).

Voir aussi


- Astrologie égyptienne Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne ja:ホルス ko:호루스

Période thinite

La période thinite (ou Époque archaïque) commence sous la première dynastie pharaonique et se termine sous la seconde. Elle couvre une période allant des environs de 3100 à 2700 avant l'ère chrétienne. Son nom provient de la ville de Thinis, près d'Abydos, d'où étaient originaires les pharaons de ces dynasties. La capitale est déjà Memphis, qui a une situation géographique intermédiaire entre le Nord et le Sud. Le nom égyptien de Memphis signifie « les murs blancs », mais un pharaon de la VI dynastie, Pépi I, y fera construire une pyramide que les Égyptiens appelleront Men-nefer, « stable est la beauté » et qui donnera le nom au site.
- (3100 à 2900 avant l'ère chrétienne),
- (2900 à 2700 avant l'ère chrétienne). Le premier pharaon de cette période est le roi Ménès (ou Narmer) qui unifie les deux terres. Sous la deuxième dynastie, tous les systèmes égyptiens sont en place, dont la religion qui se stabilisera dans toutes les époques.

L'art de l'époque thinite

L'art des deux premières dynasties est celui qui met réellement en place les conventions de l'art égyptien, en parallèle avec l'émergence du système politique et social. On connaît à la fois une architecture funéraire qui se développe et un mobilier funéraire varié. Voir l'article détaillé sur l'art de l'époque thinite. Periode thinite catégorie:Histoire de l'Égypte antique

Saqqarah

Catégorie:Index égyptologique catégorie:Site égyptologique catégorie:Site égyptologique Vaste nécropole de la région de Memphis, Saqqarah (ou Saqqara ou Sakkarah) connut une occupation ininterrompue tout au long de l'histoire de l'Égypte antique. Dès les premières dynasties les rois y firent bâtir leur mastaba et c'est là que la première pyramide fut édifiée par l'architecte de Djoser (), Imhotep. Il est convenu de dire qu'il s'agit là du premier édifice en pierre que l'Égypte connut. Vaste enceinte enfermant des cours et répliques de temples de l'époque nous laissant un témoignage pétrifié inestimable des sanctuaires des premiers temps. Nécropole royale sous l'Ancien Empire, le site se développa autour des pyramides royales des V et VI dynasties. De nombreux mastaba de cette époque nous sont parvenus contenant des reliefs d'une qualité parfaite décrivant la vie quotidienne de l'Égypte antique. Au Moyen Empire, avec l'éloignement de pharaon et de sa cour d'abord à Thèbes puis dans le Fayoum, la nécropole fut quelque peu délaissée. Sous le Nouvel Empire, avec le renouveau de la ville de Memphis pendant les XVIII et XIX dynasties, les nobles et courtisans se firent à nouveau inhumer à Saqqarah, dans des tombeaux surmontés par de véritables temples-chapelles funéraires. L'un des plus célèbres est celui qu'Horemheb s'était fait construire avant même qu'il soit couronné pharaon. Les reliefs de cette chapelle le représentent en général doté de l'uræus royal, indiquant ainsi son avenir hors du commun. C'est aussi à Saqqarah que l'on trouve les tombes des taureaux sacrés Apis dont le culte était rendu à Memphis. Inauguré à la XVIII dynastie le Sérapéum se développa surtout sous les ramessides. Le fils de Ramsès II, Khaemouaset, grand prêtre de Ptah, passé à la postérité par des légendes le qualifiant de grand magicien, laissa des stèles et inscriptions relatant la restauration des tombes d'Apis ainsi que l'inauguration de la grande catacombe qui ne cessa alors de s'agrandir pour accueillir les dépouilles momifiées des taureaux sacrés. Mort avant son père, Khaemouaset fut enterré dans le Sérapéum. Puis à la Basse époque un sanctuaire fut édifié et devint l'un des centres de pèlerinage des plus importants à la fin de l'histoire égyptienne sous les Ptolémées puis sous les empereurs romains. Ainsi une avenue bordée de sphinx menait au temple consacré à Apis (disparu aujourd'hui) auquel on accédait par un dromos traversant un hémicycle à l'architecture hellénistique abritant des statues des principaux philosophes et penseurs de l'antiquité. D'autres sanctuaires dédiés à Anubis et à Bastet furent édifiés à côté de catacombes enfermant dans des galeries interminables quantités de momies animales, témoins de la ferveur populaire pour les cultes d'animaux sacrés.

Liens Externes


- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/saqqara/fr/intro_flash.htm Le mastaba d'Akhethétep à Saqqara]

Snéfrou

Catégorie:Index égyptologique catégorie:Pharaon Catégorie:IVe dynastie égyptienne Snéfrou, est le premier pharaon de la IV dynastie égyptienne. C'est probablement un homme de l'entourage du pharaon précedent Houni qui épousa sa fille Hétephérès. Durant son règne (2620 à 2590 av. J.-C.) il fit construire deux pyramides à Daschour, au sud de Saqqarah :
- la pyramide rouge et
- la pyramide rhomboïdale (pyramide en réalité à deux pentes), pyramide à faces lisses par morceaux, prémice des pyramides à faces lisses. et acheva la pyramide d'Houni, à Meïdoum. Au cours du règne de Snéfrou les pyramides vont atteindre le stade ultime de leur évolution pour devenir des pyramides à faces lisses (voir article mastaba : évolution des pyramides d'égypte). Il fut connu comme un roi « bon » et bienveillant. C'est aussi Snéfrou qui créa la fonction de vizir (Tâty en ancien égyptien), qui devait administrer au nom du roi. Le roi Snéfrou et la reine Hétephérès ont pour descendance le future pharaon Khéops, dont la pyramide est considérée comme la plus grande et plus belle des pyramides, et constitue une des septs merveilles du monde.

Titulature



Pépi Ier

Pepi 1 Pepi 1 Pepi 1 Pépi I est un pharaon de la qui a régné de 2332 av. J.-C. à 2283 av. J.-C. (ces dates sont approximatives). Il est le fils du roi Téti. Il a deux fils qui deviennent pharaons : Mérenrê Ier et Pépi II. Sa tombe se trouve à Saqqarah, c'est à l'intérieur que fut trouvé pour la première fois les Textes des pyramides. Pépi épouse successivement les deux filles du nomarque d’Abydos, Khoui. Souverain énergique et entreprenant, il règne plus d’un demi-siècle. Certains textes font état d’une conspiration contre lui dans laquelle était impliquée l’une des femmes du roi.

Titulature

Source


- Chronique des pharaons, Peter A. Clayton, ISBN 2-203-23304-4.



Ounas

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon catégorie:Ve dynastie égyptienne Ounas est le dernier souverain de la pharaonique. Il régna des alentours de 2369 à 2340 avant notre ère et aurait succédé à Djedkarê Isési et précédé Téti.

Titulature



Ancien Empire égyptien

Ancien empire catégorie:Histoire de l'Égypte antique L'Ancien Empire égyptien est considéré par beaucoup, et même par les égyptiens des périodes antiques plus tardives, comme l'âge d'or de la civilisation pharaonique. La centralisation amorcée sous les dynasties thinites, va permettre des développements artistiques et architecturaux, tandis que se sont regroupées autour du roi toutes les ressources du pays. L'Ancien empire couvre une période allant des environs de 2700 à 2200 avant l'ère chrétienne et est formé de quatre dynasties :
- (2700 à 2620)
- (2620 à 2508)
- (2508 à 2350)
- (2350 à 2200) C'est l'époque des premières pyramides. D'abord de la pyramide à degrés à Saqquarah sous le règne Djoser, puis des trois pyramides monumentales du plateau de Gizeh (celle de Khéops, Khéphren et Mykérinos). Il s'agit aussi d'une période d'expansion territoriale avec vers 2650 avant l'ère chrétienne la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi I. Pépi I On considère cette période comme une période de fermeture sur l'extérieur mais qui n'empêchera pas les égyptiens de se développer d'eux-mêmes. Les nobles et les notables sont enterrés dans des mastabas, et l'on y voit un art raffiné, sans toutefois égaler celui du Nouvel Empire égyptien. La capitale est à Memphis et le dieu impérial est Ptah, mais aussi le dieu soleil , auquel les pharaons s'identifient lors de sa course quotidienne et son combat contre les forces destructrices de la nuit. Les rois sont enterrés surtout à Saqqarah et en Abydos, cité sainte d'Ounnéfer-Osiris. Des temples solaires, « les demeures des millions d'années », sont édifiés pour rendre hommage aux rois en adorant son Ka durant et après sa vie. Vers 2350 avant l'ère chrétienne, apparaissent les premières traces des textes des pyramides à Saqqarah sous le règne du roi Ounas. Cette période est marquée par la montée en puissance des nomarques et princes locaux par rapport au pouvoir central usé, entre autres, par le long règne de Pépi II. Commence alors une période de décadence qui mènera l'Égypte, après le règne de la mystérieuse pharaonne Nitokris, à la I période intermédiaire. L'invasion du Delta par un peuple asiatique marquera la fin de l'Ancien Empire.

Rois et reines illustres de l'Ancien Empire


- Djoser
- Snéfrou
- Khéops
- Khéphren
- Mykérinos
- Pépi II
- Nitokris

L'art de l'Ancien Empire

L'Ancien Empire, c'est l'époque des grandes pyramides et de la création du scribe accroupi. Mais c'est surtout, pour la plupart des historiens de l'art, l'apogée de l'art egyptien, qui atteint alors une perfection inégalée. Le pays enfin unifié, cohérent, sous l'emprise d'une administration forte réalise d'immenses ouvrages, que ce soit dans l'architecture ou la sculpture. ‘‘Voir l'article détaillé sur l'art de l'Ancien Empire.

Égypte antique, IIe période intermédiaire

2e période intermédiaire 2e période intermédiaire La Deuxième période intermédiaire est une période d'instabilité dans l'histoire de l'Égypte antique qui se situe entre le Moyen Empire et le Nouvel Empire. Bien que la tradition véhiculée par Manéthon en fasse une coupure nette avec le Moyen Empire en raison de l'invasion de la Basse-Égypte par les Hyksôs, les études tendent à montrer qu'il n'en est rien. En effet, le passage entre la reine-pharaon Néférousébek (dernier souverain de la ) et Sékhemrê-Khoutaoui (le premier pharaon de la XIII) semble se faire sans heurt. De plus, jusqu'au roi Ougaf, les pharaons de cette dynastie semblent régner sur l'ensemble du territoire (Delta et Nubie compris). Ce n'est que progressivement, avec l'affaiblissement du pouvoir central, que les pharaons perdront du terrain. C'est sous le règne de Néferhotep Ier, qu'apparaît dans le Delta, la qui se créé dans le sixième nome de Basse-Égypte et dont la capitale est Xoïs. Peu de temps après, une autre dynastie prendra naissance à Avaris, à l'est du Delta. Cette dynastie, la XV, est formée par les Hyksos (qui signifie « chefs des pays étrangers ») dont on ignore l'origine exacte mais qui devaient être, soit un peuple du moyen orient, soit une coalition des peuples qui avaient immigré dans le Delta depuis le Moyen Empire. Les pharaons de la XIIIe dynastie gouvernent sur le reste du pays jusqu'à Dédoumésiou I. À cette époque, le souverain Hyksos Salitis s'empare d'une grande partie du pays, grâce notamment à leur avance technologique en matière d'armement que représente la cavalerie, la charrie, les cuirasses ou encore, les cimeterres. Toutes les provinces font allégeance aux souverains Hyksos. Même Thèbes, qui sera plus tard le foyer de la rebellion, semble s'y plier. Les XIII et XIV dynastie ne s'éteigne pas pour autant, mais perdent une part de leurs autonomies. C'est à cette époque que né à Thèbes la issu d'une branche locale de la XIII dynastie et dont le premier représentant est le pharaon Rahotep. La dynastie règnera sur les huit premiers nomes de Haute-Égypte. Sous Sobekemsaf II (XVIIe), la XIII dynastie (dont Montouemsaf est le dernier représentant ?) s'éteint, alors que Nédjeh fonde un royaume nubien entre Éléphantine et la deuxième cataracte dont la capitale est Bouhen. La XIVe dynastie de Xoïs s'éteindra elle aussi quelques décennies plus tard. La situation restera figé jusqu'au règne de Taà Ier et de son concurrent Hyksos, Apophis. C'est en effet au cours de leurs règnes qu'une longue guerre de libération s'est engagée. Elle serra poursuivi par Taà II, puis Kamosé qui repoussera la frontière Nord de son royaume jusqu'au delta du Nil. Elle sera achevée par Amhosé qui en plus de chasser les Hyksos jusqu'en Asie mineure, se rendra également maître de la Nubie, mettant fin à la XVe dynastie Hyksos et au royaume Kouchite de Bouhen (où il installera une importante garnison). Avec lui s'ouvre la et le Nouvel Empire. L'histoire de la reconquête du pays par les rois thébains nous est connue par deux sources littéraires : un comte du Nouvel Empire, la Querelle d'Apophis et de Séqénenrê (Papyrus Sallier I, British Museum) et le récit funéraire d'un vétéran de cette guerre, Ahmès fils d'Abana.

Succession des dynasties

Note : Il ne s'agit ici que de montrer la succession des dynasties et non une chronologie homogène. La durée de chaque phase n'est pas représentée dans ce tableau.

Moyen Empire égyptien

Moyen empire Moyen empire Le Moyen empire est une période de l'histoire antique de l'Égypte qui suit la I période intermédiaire et précéde la II période intermédiaire. Le Moyen empire couvre une période allant des environs de 2033 à 1786 avant notre ère et est formé de quatre dynasties :
- (2106 à 1963 avant notre ère) Ce n'est que sous Montouhotep II, vers 2033 av. J.-C., lorsque le pays est réunifié, qu'on considère que la première période intermédiaire prend fin et, par voie de conséquence, que débute le Moyen Empire.
- (1963 à 1786 avant notre ère) C'est une période prospère. La capitale principale est souvent Thèbes (puis à Itshtaouy), d'où sont originaires les rois, dont Montouhotep II, qui réunifia le pays. Le dieu impérial de l'époque est Montou, le faucon belliqueux adoré à Erment et à Thèbes, mais aussi Amon. La première construction thébaine à lieu sur la rive ouest de Thèbes, avec le temple funéraire de Montouhotep II qui bâtit son temple funéraire dans le cirque rocheux de Deir el-Bahari. C'est une période ouverte sur le Moyen-Orient, et de nombreuses expéditions y sont envoyées. Les principaux souverains sont les Sésostris et les Amenemhat. Dans cette époque sont construites les fondations de Karnak, par Sésostris. Mais les rois du Nouvel empire détruiront celles-ci pour construire la Karnak actuelle.

L'art du Moyen empire

Après une première période intermédiaire agitée, le Moyen empire marque un retour au calme et un nouveau chapitre dans l'art égyptien. La pyramide a toujours cours pour les inhumations royales, et on connaît quelques exemples de temples non funéraires. Les modèles gagnent en hauteur et en diversité, et des bijoux, trouvés dans une tombe inviolée à Dahchour, sont de magnifiques exemples d'une orfèvrerie quasiment disparue. Voir l'article détaillé sur l'art du moyen empire.

Hyksos

Les Hyksôs (démotique : heka khasewet, grec : Υκσως) formaient autrefois un groupe pluriethnique vivant dans l'Asie de l'ouest, et qui arriva à l'est du delta du Nil au cours de la seconde période intermédiaire. Ils chassèrent les dirigeants de la XIII dynastie, qui siégaient à Memphis, et fondèrent la XV et la XVI dynastie d'Égypte (entre -1674 et -1548), régnant sur la Basse et la Moyenne Égypte durant plus d'un siècle. Traditionnellement, seuls six dirigeants de la XV dynastie sont appelés "Hyksôs". Les Tanach se qualifient eux-mêmes de Cananéens, déscendants de Ham, fils de Noa. Les noms Hyksôs sont très proches des noms cananéens, et certains archéologues pensent que les Hyksôs et les Phéniciens sont un seul et même peuple. Les Hyksôs introduisirent de nouveaux armements en Égypte, notamment l'arc composite, le cheval et le char. Les nombreux princes de la XVI dynastie sont en partie Hyksôs, en partie sémites, en partie asiatiques et en partie égyptiens. Les noms des princes de la XV dynastie nous sont parvenus grâce aux œuvres et aux monuments égyptiens, ainsi que par l'Histoire d'Égypte de Manetho, rédigée sous Ptolémée III.

Les Hyksôs

Le terme "Hyksôs" vient de l'expression démotique heka khasewet (Maitres des Terres Etrangères), utilisée par les Égyptiens, notamment dans la Liste de Turin qui recense les dirigeants des pays alentour. On note l'apparition de cette expression sous l'ancien Empire, s'adressant notamment à de nombreux chefs nubiens, et jusqu'aux débuts du Moyen Empire, renvoyant cette fois aux bédouins de Syrie-Palestine. On pense aujourd'hui que seuls six des Pharaons de la XV dynastie étaient réellement des Hyksôs, non seulement parce qu'ils portaient la couronne égyptienne, mais également parce que Manetho les appelait lui-meme "Hyksôs". Au total, les Hyksôs ont régné 108 ans sur le Royaume d'Égypte. Wolfgang Helck posa l'hypothèse selon laquelle les Hyksôs étaient une partie des Hurriens et Indo-Aryens, ayant migré vers l'Est. Toujours d'après Helck, les Hyksôs vivaient dans l'empire Hurrien qui s'étendant sur la plupart de l'Asie Orientale. Aujourd'hui cependant, on considère plus volontiers que les Hyksôs étaient un peuple sémitique. Les noms, l'ordre et le nombre total des Pharaons de la XV dynastie ne sont pas connus avec certitude. Les noms sont cités sous la forme de hiéroglyphes sur les monuments, sur des petits objets et des bijoux, sur des vases. Dans les cas où le Prenomen (le 4 nom du Pharaon, qui suit le titre royal n-sw-bit, "Roi de la Haute et de la Basse Égypte") et le Nomen (le 5 nom du Pharaon, qui suit le titre royal sa Ra, "Fils de Râ") n'apparaissent pas ensemble sur un même objet, on ne peut donc pas affirmer que les deux, réunis, appartiennent à une seule personne. Cette période de l'Histoire égyptienne est, pour les archéologues et les historiens, un véritable cauchemar chronologique. Seuls de nouveaux éléments pourraient résoudre cette ignorance généralisée. L'Histoire d'Égypte de Manetho n'est connue qu'à travers les œuvres d'autres auteurs, tels que le romain Flavius Josephus. Ces sources indirectes ne donnent pas le nom des dirigeants Hyksôs dans le même ordre. Pour encore compliquer le problème, les orthographes sont tellement divergentes les unes des autres qu'elles sont inutilisables : Beon/Bnon, Apachnan/Pachnan, Annas/Staan, Assis/Archles... Les noms des Pharaons Hyksôs de la XV dynastie retrouvés sur les différents monuments historiques sont : :1. Sa-kha-en-ra Shalik1 :2. Ma-ib-ra Sheshy1, 2 :3. Mer-woser-ra Yaqob-her :4. Se-woser-en-ra Khayan :5. Apopi (entre autres noms possibles : Aawoserra, Aaqenenra, et Nebkhepeshra) :6. Aa-sech-ra Khamudy 1 1 Chaque partie du nom a été retrouvée sur un objet ou un monument différent : l'unité du nom n'est pas garantie.
2 On n'a aucune certitude quant à l'exactitude du nom, il est fortement probable que ce ne soit pas le nom complet. Bien que le nom sémitique "Jacob" puisse apparaître sous la forme "Yaqob-her", mais la parenté directe comme indirecte entre ce nom et les peuples sémites est plus que discutable. On a retrouvé, par exemple dans le cas n°5 de la liste ci-dessus, le nom de certains dirigeants sur un seul objet ou un seul monument. On ne sait pas, cependant, s'il s'agit d'un seul ou de trois pharaons différents. On sait par exemple que "Aweserra" Apophis a eu pour successeur un second "Apophis", qui pris le Prenomen "Aa-qenen-re". Hayes suggère que les dirigeants cités dans la liste en n°1 et n°2 puissent être un seul et même personnage, liste à laquelle il ajoute Apophis II. Le CAH (Cambridge Ancient History) reprend l'ordre du Grec Josephus, qui reprit lui-même Manetho, et reprend également l'ancienne forme erronée, "Apophis". Gardiner, en revanche, prétend qu'il y a eu trois rois Apopi. Ce problème n'a, à ce jour, aucune solution, et on ne sait pas s'il y eu un, deux ou trois Apopi.

L'invasion Hyksôs

Manetho décrit l'invasion Hyksôs comme une horde de barbares étrangers qui firent tomber sans effort les contrées qu'ils traversaient, et soumirent les peuples à leur volonté par la supériorité militaire. Quand on voit en effet que les Hyksôs ont apporté l'arc composite, le char, des nouvelles flèches, de nouveaux boucliers, sabres, dagues, casques et cottes de mailles, on est en droit de croire qu'ils étaient une force militaire inconstestable. Cependant, rien ne prouve qu'ils en aient fait usage : on sait juste qu'ils avaient de leur côté un potentiel militaire impressionnant, et des années d'avance sur l'armement des autres pays - de quoi faire fléchir plus d'un roi. Helck soutient l'idée d'une invasion, en partie liée à son hypothèse Hurrienne. Cependant, on considère aujourd'hui que l'"invasion" n'a jamais eu lieu, que les Hyksôs se sont infiltrés au sein de différents groupes, notamment les sémites, et arrivèrent au pouvoir vers la fin du Moyen Empire quand celui-ci était en pleine décadence - il est même possible qu'ils aient été les esclaves des Égyptiens. Von Beckerath prétend même que toute invasion sémite est parfaitement impossible, car les tribus n'étaient ni assez nombreuses, ni assez développées pour vaincre l'armée égyptienne. Le Royaume Hyksôs n'a pas pu non plus être une extension de l'Empire Hurrien, contrairement aux théories de Helck, car il est possible que l'Empire Hurrien n'ait... tout simplement jamais existé. On pense donc que les Hyksôs, partie de la civilisation égyptienne, mais appartenant à une minorité, ont étendu leur pouvoir sur l'Égypte. Les preuves principales étayant la théorie de l'Empire Hyksôs étaient principalement des petits objets de style Hyksôs trouvés en Palestine, un vase à Cnossos et un petit lion de granite à Bagdad, autrefois Babel. On a retrouvé des inscriptions de noms Hyksôs jusqu'à Kerma, au Soudan. On a prouvé que ces petits objets étaient le fruit du commerce, n'impliquant aucun pouvoir politique ou militaire de la part des futurs dirigeants.

Étendue et nature du règne Hyksôs

Le Royaume Hyksôs fut centré au niveau de l'est du delta du Nil et de la Moyenne Égypte, n'atteignant jamais la Haute Égypte, encore sous le controle des dirigeants de Thèbes. Les relations entre les Hyksôs et le sud semblent n'avoir été que commerciales, bien que les princes de Thèbes aient apparemment reconnu les Hyksôs et leur aurait payé un tribut pour un temps. Les Hyksôs de la XV dynastie établirent leur capitale à Memphis, et leur résidence secondaire à Avaris. Von Beckerath étudia notamment les écritures de leurs noms, en hiéroglyphes, révélateurs semble-t-il d'une acceptation du rôle de Roi d'Égypte "à l'ancienne", adoptant le dieu Seth pour représenter leur propre déité - les Hyksôs semblaient s'intégrer à la vie égyptienne plus que le contraire. Par ailleurs, l'administration des Hyksôs était loin d'être remise en cause, ils étaient même soutenus par une grande partie de leurs sujets. Mais, en dépit de la prospérité et de la situation relativement stable sous leur règne, les princes égyptiens voyaient encore les Hyksôs comme de détestables envahisseurs asiatiques. Ils vivaient dans une paix relative, préservant un certain statu quo, jusqu'à la reconquête par le sud des Princes de Thèbes. Quand ils furent finalement chassés d'Égypte, toutes les traces de leur occupation de Hyksôs furent détruites. Les dirigeants de la nouvelle XVIII dynastie réécrirent une partie de l'histoire à leur avantage. Il s'ensuivit une guerre raciale contre les Hyksôs.

L'offensive des princes de Thèbes

Sous Sekenenra Tao II

La guerre contre les Hyksôs commenca vers la fin de la XVII dynastie, à Thèbes. Des écrits plus récents du Nouvel Empire font intervenir Seqenenra Tao II, un prince de Thèbes. Il aurait contacté un de ses contemporains Hyksôs, Aauserra Apopi. La tradition prit la forme d'un conte, dans lequel le roi Hyksôs Apopi envoya un messager à Seqenenra à Thèbes, demandant que le bassin des hippopotames soit détruit à cause du bruit qui l'empêchait de dormir - la réalité historique que l'on peut retirer de cette version pour enfants est la division de l'Égypte, la quasi-totalité du territoire devant payer le tribut aux quelques Hyksôs du nord. Seqenenra Tao II tenta une approche diplomatique, qui alla probablement au-delà des échanges d'insultes avec les rois Hyksôs : il aurait envoyé à plusieurs reprises des troupes attaquer les Hyksôs, batailles au cours desquelles il aurait finalement perdu la vie. Son fils et successeur, Wadjkheperra Kamose, le dernier représentant de la XVII dynastie de Thèbes, tentera à son tour la reconquête de l'Égypte du nord.

Sous Kamose

Montet (1964, Égypte Éternelle) supposa que l'origine de la guerre contre les Hyksôs est une guerre de religion : Amon contre Seth. Rien cependant ne semble étayer cette hypothèse - il est plus probable que la domination, perçue comme étrangère par les princes de Thèbes, ait déclenché le conflit. Kamose attaqua et détruisit la garnison sud des Hyksôs à Nefrusy, cité au nord de Cusae (aujourd'hui Asyut), puis mena son armée au voisinage de la ville d'Avaris. Sans réussir toutefois à prendre la cité, les troupes égyptiennes ravagèrent les champs, les cultures et les villages alentour. A la fin du règne d'Aawoserra Apopi, l'un des derniers rois Hyksôs de la XV dynastie, les forces Hyksôs en déroute en Moyenne Égypte se retirèrent au nord, et se réfugièrent chez le roi Fayyum, à Atfih. Ce grand roi Hyksôs dépassa son rival, le prince Sekenenra Tao II, et était encore sur le trône à la mort de Kamose. Les derniers rois Hyksôs de la XV dynastie ont régné relativement peu de temps, avant l'arrivée au pouvoir du successeur de Kamose à la mort de ce dernier, Ahmose, premier roi de la XVIII dynastie.

Sous Ahmose

Ahmose, premier roi de la XVIII dynastie, a siégé sur le trône de Thèbes avant de continuer la guerre envers les Hyksôs. On retrouve les détails de ses campagnes militaires sur les murs de la tombe d'un autre Ahmose, un soldat d'El-Kab - petite ville de Haute Égypte - dont le père a servi Seqenenra Tao II, et issu d'une famille noble. Plusieurs campagnes, semble-t-il, ont été nécessaires pour vaincre les Hyksôs, qui furent finalement chassés de Basse Égypte. On n'a aucune certitude quant à l'époque des faits. Certains datent l'expulsion des Hyksôs à la quatrième année du règne d'Ahmose, d'autres à sa quinzième (D. Redford). Le soldat Ahmose précisa qu'il suivait à pied le char du roi Ahmose - c'est la première fois qu'il est fait mention de chevaux et de chars par les Égyptiens. Dans les différents combats autour d'Avaris, le soldat captura des prisonniers et serra de nombreuses mains, ce qui lui valut après la bataille de nombreuses récompenses, notamment l' "Or des Braves" à trois reprises. Après la chute d'Avaris, les Hyksôs fuyant l'Égypte furent poursuivis par l'armée égyptienne jusqu'au Sinaï et en Palestine. Là, dans le désert du Negeb, entre Rafa et Gaza, la ville fortifiée de Sharuhen qui les héberga subit, d'après le soldat, trois années de siège. Nous n'avons, là encore, que peu d'éléments chronologiques fiables permettant de dater avec certitude ces évènements.

Voir aussi

Références et bibliographie


- Sir Alan Gardiner : L'Égypte des Pharaons (Egypt of the Pharaohs, 1964, 1961).
- William C. Hayes :
  - The Cambridge Ancient History, Revised Edition. Cambridge, 1964.
  - The Cambridge Ancient History, Revised Edition (1965, fascicule 6)
- Wolfgang Helck : Die Beziehungen Ägyptens zu Vorderasien im 3. und 2. Jahrtausend v. Chr. (1962)
- Jürgen Beckerath : Untersuchungen zur politischen Geschichte der zweiten Zwischenzeit in Ägypten (1965)
- William A. Ward : Orientalia 33 (1964), pages 135-140.
- Erik Hornung : Untersuchungen zur Chronologie und Geschichte des Neuen Reiches (1964)
- T.G.H James : The Cambridge Ancient History, Revised Edition (1965, fascicule 34)
- Pierre Montet : Éternelle Égypte (1964).
- James B Pritchard : Ancient Near Eastern Texts Relating to the Old Testament, (3e édition, 1969).
- Donald B. Redford :
  - History and Chronology of the Eighteenth Dynasty of Egypt: Seven Studies. (1967).
  - The Hyksos Invasion in History and Tradition, Orientalia 39 (1970).
- John Van Seters : The Hyksos: A New Investigation (1967).
- H.E. Winlock : The Rise and Fall of the Middle Kingdom in Thebes (1947).

Liens externes


- [http://ancientneareast.tripod.com/Hyksos.html La Dynastie Hyksos en Égypte] Catégorie:Index égyptologique

Nouvel Empire égyptien

Nouvel Empire Nouvel Empire

Introduction

Le Nouvel Empire est la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. C'est une période de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de cinq siècles. L'initiateur est Iâh-mosis (né de la lune), premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs (Indo-européens), il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Iâh-Hotep (la lune est en sagesse) et de son épouse Ahmès-Néfertari (La belle entre les belles). Le Nouvel Empire couvre une période allant des environs de environ 1500 à 1000 avant notre ère et est formé de trois dynasties :
- (1552 à 1292 avant notre ère) ;
- (1292 à 1186 avant notre ère) ;
- (1186 à 1069 avant notre ère) ; Parmi les personnages illustres de cette époque, il faut retenir les noms de :
- Amenhotep ;
- Thoutmosis ;
- Hatchepsout ;
- Akhénaton ;
- Toutânkhamon ;
- Horemheb ;
- Ramsès ;
- Séthi ;
- Taousert ;
- Sethnakht ; C'est une période très ouverte vers le monde extérieur, comme la Crète, le Hatti (ennemi un certain temps), etc. C'est de cette époque que nous viennent les plus beaux témoignages architecturaux (temple de Louxor, tombe de Séthi I, Ramesséum, Abou Simbel, etc.) C'est pour nous la période la plus connue de l'histoire égyptienne : expansion territoriale, et surtout beaucoup de personnalités connues. Cette période commença par la fin du règne Hyksôs qui occupaient la Basse Égypte. Vers 1570 avant J.-C., le roi Hyksôs ne contrôlait plus que le nord de l'Égypte depuis Avaris, sa capitale. Ce sont les révoltes des princes thébains qui mirent fin à l'occupation des Hyksôs en Égypte. D'abord sous Kamosis qui les repoussa vers le nord, leurs prenant les territoires de Moyenne Égypte. Le roi Hyksôs essaya en vain de s'allier avec des souverains nubiens de Kerma, mais son messager fut fait prisonnier sur la route des Oasis. Ahmosis, futur roi thébain prit la ville de Memphis lors d'une seconde attaque et plaça ses troupes devant la ville d'Avaris qu'ils prirent. Après trois ans de siège, la dernière place forte des Hyksôs (Sharouhen, dans le sud de la Palestine) fut prise par les Egyptiens. Il en était fini des Hyksôs, les territoires anciennement égyptiens avaient été remis sous contrôle. C'est par l'expulsion des Hyksôs hors d'Égypte et par l'unification de la Haute et de la Basse Égypte par Ahmosis que commence le Nouvel Empire d'après les égyptologues. Au début du Nouvel Empire, on note surtout de grandes expansions (notamment Vers l'Asie Mineure et la Nubie) qui amenèrent les frontières de l'Égypte du cœur de l'actuel Soudan (près d'Abou Hamed, au nord de la cinquième cataracte) jusqu'à un pays appelé Naharina (près de l'Euphrate, au Nord Est du pays). Ainsi, l'Égypte avait acquis une sorte de réputation mondiale. Cependant, les territoires au-delà de la vallée du Nil n'était pas bien contrôlés (notamment les principautés palestiniennes qui, bien que contrôlées par un conseiller égyptien, restait sous la domination des populations autochtones). De nombreux témoignages montrent que l'Égypte souhaitait quand même dominer le monde «jusqu'à ses limites », cela restant utopique, surtout quand on sait que l'Égypte n'a jamais su pacifier la région de la Syrie septentrionale et centrale où il rivalisèrent d'abord avec les princes du royaume du Mitanni puis avec les Hittites.

La politique intérieure au début de Nouvel Empire

Ahmosis, puis Aménophis I (ou Amenhotep) imposèrent l'unification des deux Terres, indispensable à la prospérité du pays. Pour cela, ils engagèrent des réformes telles que l'homogénéité de l'administration, de la législation, du calendrier et du culte. Aménophis 1er fut élevé au rang de dieu à sa mort pour ces actes. À cette époque, on renforça l'importance de la famille royale au sein du culte divin. Par exemple, c'était à une princesse de la famille royale que revenait le titre d'Epouse du dieu Amon, à Thèbes. Cette fonction «était très importante car elle était susceptible d'apporter beaucoup d'influence politiquement (à cause de l'oracle d'Amon). Cette époque vit aussi Amon, dieu à l'origine seulement local, élevé au rang de dieu dynastique (constructions de temples dans tout le pays)

Hatchepsout et Thoutmôsis III

À la mort de Thoutmôsis II, c'est le fils d'une épouse secondaire, Thoutmôsis III, qui monte sur le trône. En raison de son jeune âge, la régence revint à sa tante et belle-mère, Hatchepsout, fille de Thoutmôsis I et épouse de Thoutmôsis II. Hatchepsout s'imposa au niveau politique. Elle dressa de nombreux obélisques dans le temple de Karnak et construisit un magnifique temple funéraire sur la rive Ouest de Thèbes, au lieu-dit Deir el-Bahari. Dans ce temple, on peut voir des scènes de théogamie, où est relatée la naissance divine du pharaon. L'histoire retiendra une Hatchepsout pacifique et un Thoutmôsis III belliqueux et parfois même un peu trop énergique : au cours d'une chasse de cent vingt éléphants dans une plaine de l'Oronte, le roi avait fait une démonstration personnelle de son audace, mais un officier avait dut intervenir pour le tirer d'une situation périlleuse.

Les campagnes de Syrie et de Palestine

Thoutmosis III et Hatchepsout étaient déjà partis sous les acquis de Thoutmosis Ier qui avait conquis le Sud de la Palestine, et avait imposé l'autorité égyptienne sur la Syrie au roi du Mitanni. Durant le règne d'Hatchepsout, le prince de Qadesh profita de son pacifisme pour réunir des détracteurs au pouvoir égyptien ; de plus, les conflits surtout commerciaux ne cessaient de croître. À la mort de la femme pharaon, les troupes de Thoutmosis III atteignirent Gaza. Après un siège de sept mois, la ville de Mégiddo se rendit, suivi de nombreuses principautés qui reconnurent la suprématie égyptienne (par exemple, le souverain d'Assour, ennemi du Mitanni, qui établit des liens avec le pharaon). Les vingtaines d'années suivantes furent occupées par des campagnes visant à asseoir l'emprise égyptienne sur la Syrie centrale. Pour intervenir rapidement contre une rébellion possible à Qadesh, deux bases furent établies, à l'embouchure de l'Oronte, à Gaza et peut être aussi à Damas.

Les campagnes vers le Sud

Des la fin de l'occupation des Hyksôs, on s'empressa de reconquérir les territoires du Sud. Notamment dans la région d'Eléphantine et en Basse Nubie où les princes de quelques cités avaient conclu des accords avec le souverain de Kerma. Thoutmosis Ier, comme Ahmosis avant lui, attaqua le centre du pouvoir de Kerma ; la ville fut assiégée et le royaume ennemi anéanti (vers 1500 avant J.-C.). Pour continuer à contrôler ces territoires, la région fut mise sous contrôle d'un vice-roi égyptien nommé «fils royal de Koush » et dont le pouvoir s'étendait jusqu'à proximité d'El Kab, dans la région du désert oriental. Tout comme ceux des princes d'Asie du Nord, les fils des princes nubiens furent emmenés à la cour égyptienne, et élevés parmi les jeunes princes égyptiens afin de préserver leur loyauté future. Le tribut reçu du Sud était administré par le temple d'Amon à Thèbes. On introduisit le culte du roi et de ses ancêtres dans les régions du Sud en édifiant de nouveaux temples au sud de Kerma (notamment à Saïs, Soleb et Napata). On voua ainsi des cultes à Amon, Ptah et Horus. Pour protéger les massives arrivées d'or nubiens, si précieuses aux yeux de l'Égypte qui en avait besoin pour consolider son prestige, des forteresses furent édifiées à la sortie du Ouadi Allaqi. Avec les tributs du Nord ajoutés à ceux du Sud, déposés au trésor royal de Thèbes, l'influence économique de l'Égypte était devenue incontestable. Avec la fin du monopole maritime Minoen en Crète (du à l'irruption d'un volcan sur l'île de Santorin, sûrement), et la prise de pouvoir par Mycènes, l'Égypte eut l'occasion de pratiquer plus amplement des échanges commerciaux avec les autres royaumes. Les produits égyptiens (dont l'or était très apprécié des royaumes étrangers) n'eurent pas de mal à ce répandre dans toute l'Égée. Mais l'Égypte importait aussi beaucoup de produits finis, ainsi que de matières premières et de la main d'œuvre : des artisans syriens, d'Asie mineure et de Crète venait travailler sur les chantiers navals royaux du port de Memphis. Le fer provenait du Liban, près de Koumidou et les turquoises, des mines de Sérabit el-Khadim, dans le Sinaï. Cette ouverture sur le monde méditerranéen modifia profondément les modes et les goûts. L'ascendant des conseillers étranger auprès du roi ne cessa de croître et de nombreux mots d'origine sémite furent introduits dans la langue égyptienne.

Aménophis II et Thoutmosis IV

Aménophis II, fils de Thoutmosis III poursuivit les campagnes en Syrie et Thoutmosis IV, son petit-fils imposa sa politique avec le soutien de l'armée, car il avait reçu une formation militaire. Le souverain du Mitanni, qui craignait une nouvelle menace d'une grande puissance hittite aspira à des rapprochements avec l'Égypte, et permis à Thoutmosis IV d'installer son propre dirigeant sur le trône du pays de Noukhassé, au sud d'Alleppo. Aménophis III n'eut qu'à poursuivre la politique militaire déjà bien installée en Syrie et n'eut à faire que quelques campagnes en Nubie. Il se maria avec une fille d'officier influent dans la cour de la région d'Achmim. À dix huit ans, il eut une épouse secondaire, Giloukhépa, fille d'un souverain du Mitanni, avec en dot, d'importants territoires syro-palestiniens. D'autres mariages politiques eurent ainsi lieu, notamment avec les filles des rois de Babylone, d'Assour et d'Arzawa en Anatolie. Les campagnes militaires finies, le roi put se consacrer à son pays, et prit de grandes décisions lors de sa fête-Sed (cérémonie royale en l'honneur des trente ans de règne du souverain). D'abord, il construisit un immense ensemble palatial à Malqata, sur la rive gauche du Nil, qui disposait de son propre port. Il était alors vénéré quotidiennement à la cour comme l'incarnation du soleil. Amenhotep, fils de Hapou, érigea pour le roi un imposant temple funéraire. Cette époque est aussi celle de la naissance du culte d'Aton, dont le nom est habituellement donné au disque solaire. D'après l'idéologie, le roi et le dieu se mêle la nuit pour qu'au matin, le roi apparaisse sous l'incarnation d'une divine forme humaine. Aton faisait de l'ombre à Amon qui était contesté par la cour, et ainsi naquit une dispute entre celle-ci et les grandes familles égyptiennes.

Akhénaton, l'hérétique

Amenophis IV, fils d'Amenophis III et de Tiyi, épousa Nefertiti, d'origine étrangère. Il a sans doute baigné depuis sa plus tendre enfance dans les discussions sur le culte dynastique du roi et de son dieu Aton. Ainsi, on peut supposer qu'il a préparé depuis longtemps le remplacement du culte d'Amon par celui du dieu solaire, ce qu'il fit effectivement, six ans après son couronnement : il supprima le culte d'Amon à Karnak, mais, au lieu de supprimer le temple, il l'utilisa au profit de son dieu. Sa femme, Nefertiti, et sa fille, Meritaton, exerçaient la fonction sacerdotale des anciennes épouses du dieu. Petit à petit, on supprima le nom d'Amon dans les lieux de cultes égyptiens, et la propriété d'Amon changea de culte. C'est à partir de l'an V du règne d'Akhénaton que la reine mère ainsi que la cour au complet déménagea pour le palais de l'actuelle Tell el-Amarna, en Moyenne-Égypte. Akhetaton («horizon d'Aton ») était le nom de cette ville, destinée à la fonction de capitale. En changeant de capitale, il changea son nom pour être plus connu sous le nom d'Akhénaton, probablement par provocation aux règles religieuses précédentes ; il centralisa le culte solaire au palais royal avec le temple du palais d'Aton et un temple funéraire, et sa tombe fut volontairement édifiée loin de celles des fonctionnaires de la cour dans le désert oriental. Souvent on représente Akhénaton par des statues relativement laides au niveau de l'expression, ceci étant dû à la modification des canons artistiques, et non forcément la réalité physique. En architecture comme en sculpture on note de profondes modifications, notamment au niveau de la coupe des blocs de pierres (probablement des nouveaux modules utilisés pour tailler la pierre). Des expressions populaires font leurs apparitions dans des documents officiels, on parle alors de néo-égyptien. Des représentations du pharaon et de sa famille remplacèrent aussi les représentations des dieux locaux dans tout le pays. Ce radicalisme s'adoucit vers l'an XII de son règne, car Akhénaton devait faire face de nouveau aux Hittites qui tentaient d'exercer de l'influence sur Qadesh. Cette menace n'était pas prise à la légère par les Égyptiens comme le prouve les différentes correspondances en écriture cunéiforme retrouvées à ce propos, et les différentes mises en garde données à l'Égypte par le roi de Byblos contre le souverain de Qadesh. Pour pallier ce problème, le pharaon envoya d'abord des troupes nubiennes en Palestine pour assurer la sécurité de l'administration égyptienne, mais il finit par régler la situation par un mariage diplomatique en épousant une fille du roi kassite de Babylone. On suppose que Kiya, une reine représentée sur les monuments de l'époque, serait une fille du roi du Mitanni. Lors de sa mort et de celle de Nefertiti, on suppose que c'est Meritaton, la fille d'Akhénaton, qui aurait pris la place de Grande Epouse royale. Akhenaton mourut sans successeur, on abrogea rapidement ses réformes et Amon retrouva sa place à Karnak. Le gouvernement revint à Memphis, quittant Akhetaton, et la tombe du successeur d'Akhenaton fut construite comme à l'habitude à Thèbes. La veuve d'Ankhkhéperourê (ou Semenkhkarê), demanda après la mort de son mari - ce qui mit fin à son règne bref – au roi hittite un prince destiné à devenir son époux. Après de multiples vérifications pour s'assurer de l'authenticité de la demande, le roi fit envoyer un prince qui fut assassiné à la frontière égyptienne, donnant aux hittites une raison valable de marcher sur la Syrie du Nord. C'est sous l'influence d'Aÿ que Ankhésenamon, une des filles d'Akhénaton et de Nefertiti, épousa le jeune Toutankhamon. Son règne fut bref, et il reste pourtant un des personnages les plus connus de l'Égypte ancienne. Pourquoi ? Tout simplement parce sa tombe est restée par chance inviolée. À cette mort, c'est le vieux Aÿ qui monta sur le trône, mais très peu de temps avant sa mort.

Les ramessides

Le haut commandant Horemheb, chef de l'armée à Memphis, prit le pouvoir après le règne controversé d'Aÿ, et se fit confirmer cette prise de pouvoir par un oracle d'Amon à Thèbes. Ramsès, son suppléant militaire fut désigné comme son successeur, et de son règne commencera la seconde moitié du Nouvel Empire, nommée époque ramesside (XIXe et XXe dynasties). Horembeb, puis Ramsès Ier et Séthi Ier effectuèrent de multiples réformes à l'intérieur du pays. Séthi réhabilita le nom d'Amon dans d'anciens sanctuaires et fit déclarer Akhenaton roi hérétique. Stratégiquement, la capitale fut déplacée à la ville de Pi-Ramsès, dans le Delta oriental, proche de l'ancienne capitale Hyksôs, permettant par ses points d'eaux et ses forteresses un point de départ sûr vers la Palestine. La ville avait une taille imposante et des activités éclectiques comme des palais, des installations militaires, divers temples destinés aux dieux de l'Empire, des écuries et des manufactures d'armes. Ces dernières fabriquaient des boucliers hittites pour des troupes auxiliaires grâce au cuivre tiré des mines de Timna en Israël. Pi-Ramsès était aussi un point militaire stratégique, permettant une action rapide des troupes égyptiennes en cas de révoltes en Palestine ou en Syrie par exemple. Il y avait là des troupes nomades, les Hapirou (dont le nom se rapproche de l'actuel «hébreux »), qui gênaient le commerce par leurs guerres incessantes. Pour finir, une intervention militaire dans le pays d'Amourou (dont le centre est Qadesh) était devenue inévitable depuis qu'ils étaient passé ouvertement du coté Hittite. C'est ce que fit Ramsès II, le successeur de Séthi Ier en engageant une importante guerre contre Qadesh. L'armée égyptienne eut la chance de pouvoir s'enfuir lors d'une embuscade. L'armée hittite était en effet dispersée par des pillages. L'Égypte perdit alors le pays d'Amourrou, et bien que la bataille de Qadesh ne fut remportée par personne, on peut remarquer sur les murs des temples égyptiens des inscriptions attribuant la victoire aux égyptiens. Cette bataille marque cependant un tournant dans l'histoire des relations entre l'Égypte et le Proche-Orient : le roi Hittite, ayant des problèmes de politiques interne, de famines et d'épidémies, convint avec le pharaon qu'une victoire totale n'était pas possible et signa un accord de paix. Plus tard, Ramsès II épousa une princesse hittite. Ramses mourut à quatre-vingt-dix ans, après un règne bien occupé. Hormis les victoires, il fit des nombreux sanctuaires portant son nom dans tous les centres d'habitation du pays, souvent grâce à l'or obtenu par l'exploitation intensive de l'or nubien. Parmi ses quatre-vingt-dix enfants, Khâemouaset, un de ses fils, eut la tâche de réintroduire les anciens cultes et certaines de ses filles occupaient la fonction de Grande Epouse royale. Malgré cet apogée apparent, l'édification des temples, les victoires successives cachent une entrée dans une crise économique dévastatrice pour l'Égypte. A l'ouest du pays, les Libyens s'activent en voyant apparaître des bateaux contenant les fameux «Peuples de la Mer ». Sous le règne de Mérenptah, ils s'étaient associés en attaquant dans le Delta, en vain. Après le règne de celui-ci, la Haute-Égypte fut déchirée par une guerre civile nord-sud, et la situation se dégrada sous le règne de Ramsès III. Le royaume hittite était tombé aux mains des Peuples de la Mer, dévastant tout sur le leur passage : les cités d'Asie Mineure et de Chypre, les villes du pays d'Alalakh, Ougarit et Karkémish. L'Égypte était assiégée de toute part, d'après les sources, par des Shardanes (Sardes ?), de Lyciens, de Touresh, d'Akhiyaouas (Achéens), de Péléset (Philistins), etc. ; malgré une attaque à l'