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Thot
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Dans la mythologie égyptienne, Thot est le nom grec de Djehuti (ou Thehuti), le dieu lunaire de Khemennu (Hermopolis).
Représenté comme un ibis au plumage blanc et noir ou comme un babouin hamadryas, Thot capte la lumière de la lune, dont il régit les cycles, à tel point qu'il fut surnommé « le seigneur du temps ».
Inventeur de l'écriture et du langage, il est la « langue d'Atoum » et le patron des scribes. Incarnation de l'intelligence et de la parole, il connaît les formules magiques auxquels les dieux ne peuvent résister. Selon la légende, celui qui était capable de déchiffrer les formules magiques du Livre de Thot pouvait espérer surpasser même les dieux.
Nombre d’architectes égyptiens se sont basés sur le chiffre sacré de Thot pour construire leurs monuments.
Il lui appartient de décider si l’âme, le Khâ, doit être maudit ou béni.
Un passage du Livre de la vache et du ciel explique que Thot est choisi par Rê comme vizir alors que celui-ci s'apprête à quitter le monde des hommes.
Lors de son combat avec Seth, Horus perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire du bien sur le mal. Porté sous forme d'amulette, il rendait invincible et apportait la claivoyance.
Importé dans le monde gréco-romain, Thot y sera assimilé à Hermès/Mercure, plus particulièrement sous le nom d'Hermès Trismégiste.
Hermès Trismégiste]]
Voir aussi
- Astrologie égyptienne | Ir
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Divinité égyptienne
ja:トート
ko:토트
Mythologie égyptiennecenter
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Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne croyaient pas la réincarnation terrestre comme présenté par le bouddhisme).
Mythe de la création
La grande diversité du culte de l'Égypte antique se retrouve également dans les mythes de la création qui varient en fonction des régions (ou même des villes) et de leurs dieux tutélaires :
Voir l'article détaillé.
Mythe osirien
Pour les anciens égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (le dieu du souffle) et Tefnout (le dieu de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys.
Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna au côté de sa sœur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère et l'assassina en l'entraînant dans un piège. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à ressusciter Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth en duel et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.
Voir l'article détaillé.
Mythe de la mort
Chez les égyptiens de l'Antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses. Le mythe de la mort représentait un aspect très important de la religion des égyptiens, mais constituait surtout une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.
Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :
- la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
- la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsque celui-ci atteint l'au-delà pour être jugé et peut-être accéder au repos éternel.
Voyage vers l'au-delà – embaumement
Osiris
Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son frère Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.
Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.
Jugement de l'âme
La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maat) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix.
Voir l'article détaillé.
Mythe du cycle du jour
article détaillé
Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».
Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.
On retrouve également la notion des douze portes au sein des Pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.
Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.
Article détaillé : Mythe égyptien des cycles du soleil.
Articles connexes
- Les dieux égyptiens ;
- La pensée des Égyptiens de l'Antiquité ;
- Les temples.
Catégorie:Index égyptologique
ja:エジプト神話
ko:이집트 신화
Ibis ja:トキ
Catégorie:Oiseau (noms vernaculaires)
Les ibis sont des oiseaux échassiers à long cou et au bec recourbé. Plusieurs espèces sont originaires d'Afrique (ibis chauve, ibis érémite, ibis hagedash, ibis sacré) et d'Amérique (ibis blanc, ibis rouge), une d'Asie (ibis nippon). L'ibis falcinelle, que l'on rencontre aussi en Afrique, est la seule espèce d'Ibis que l'on peut aussi rencontrer en Europe, bien que des ibis sacrés, échappés de réserves ornithologiques, se soient acclimatés dans l'ouest de la France (du Morbihan à la Charente-Maritime).
Informations complémentaires
- Solitaire de la Réunion
Babouin hamadryas
Le babouin hamadryas (Papio hamadryas), ou hamadryas, est un babouin des régions arides qui se rencontre de part et d'autre de la mer Rouge et dans la corne de l'Afrique (Éthiopie, Somalie Djibouti).
Cette espèce de babouins était sacrée chez les anciens égyptiens, l'une des représentation du dieu Thot est l'hamadryas, le babouin à manteau.
Le dimorphisme sexuel est marqué. Les mâles adultes pèsent un vingtaine de kg, ils portent un manteau de longs poils clairs qui s'arrète au bassin. la face est glabre avec un museau long et anguleux, les machoires montrent des canines de 4 cm. Les femelles sont beaucoup plus petites (10kg) au poil brun et court.
La maturité sexuelle survient vers 4-5 ans, la gestation dure environ 6 mois et les femelles ont un petit environ tous les 22 mois. La durée de vie dans la nature est estimée à une vingtaine d'années.
note : à l'heure actuelle (2005), un certain nombre de spécialistes considèrent une seule : Papio hamadryas, dont les autres Papio ne seraient que des s.
Référence
- Vies de Singes (mœurs et structures sociales des babouins hamadryas) Hans Kummer - éditions Odile Jacob, ISBN 2738101968
Liens externes
- [http://www.itis.usda.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=573033 ITIS 573033]
Catégorie:Mammifère (noms vernaculaires)
Catégorie:Primate
HiéroglypheCatégorie:Écriture Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Symbolique Catégorie:Hiéroglyphe Catégorie:Ancien égyptien
Catégorie:Ancien égyptien]
Un hiéroglyphe est la représentation graphique d'un caractère du système d'écriture de l'Égypte antique servant à noter la langue égyptienne.
Définition
Le mot hiéroglyphe est formé à partir du mot grec ἱερογλύφος / hieroglúphos, composé à partir des racines grecques ἱερός / hierós (« sacré ») et γλύφειν / glúphein (« graver »). Les Grecs nommèrent ainsi l'écriture égyptienne qu'ils rencontrèrent gravée sur les parois des monuments (stèles, temples et tombeaux). Le mot ἱερογλύφος désignait en grec « celui qui trace des hiéroglyphes » et non les hiéroglyphes eux-mêmes, qui se disaient τὰ ἱερογλυφικά (γράμματα) / tà hierogluphiká (grámmata), c'est-à-dire « les (lettres) hiéroglyphiques ». Hiéroglyphe provient du reste de l'adjectif hiéroglyphique. Ces mots nous ont été transmis par le latin.
Les Égyptiens de l'Antiquité, eux, nommaient leur écriture Medouneter (« les paroles divines ») soit, en transcription scientifique mdw nṯr : R8-S43-Z3
Par extension, on qualifie souvent de hiéroglyphique une écriture utilisant le principe logographique propre à celle des Égyptiens. Ainsi, on parle de hittite hiéroglyphique. Il est cependant incorrect de dire des caractères chinois qu'ils sont des hiéroglyphes.
Histoire et évolution
On fait remonter l'apparition des premiers hiéroglyphes vers 3500 av. J.-C. D'abord exclusivement figurative, l'écriture hiéroglyphique s'enrichit avec le temps de signes en rendant la lecture symbolique. Alors qu'il existe environ 700 hiéroglyphes à l'époque archaïque, on n'en dénombre pas moins de 5000 à l'époque la plus tardive (époque gréco-romaine).
Quelle que soit leur fonction, les hiéroglyphes sont tous figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent quelque chose de tangible, assez souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu'un qui en ignore le sens d'utilisation. Les égyptiens de l'Antiquité ont puisé les dessins des hiéroglyphes dans leur environnement : objets du quotidien, animaux, plantes, parties du corps. Les détails nécessaires à la différenciation de tel ou tel hiéroglyphe (par exemple reconnaître deux oiseaux différents) étaient cependant tellement importants qu'ils limitèrent leur utilisation aux domaines où l'esthétique avait une grande importance (fresques, textes officiels).
Une version simplifiée des hiéroglyphes vit donc rapidement le jour, ce sont les hiéroglyphes linéaires. Ils conservent leurs aspects représentatifs, mais réduisent le nombre de traits au minimum pour que l'on puisse les écrire plus rapidement et plus facilement sur des surfaces autres que la pierre.
Pour rédiger les nombreux rapports nécessaires à la vie économique de l'Égypte antique, les scribes eurent recours à une version cursive des hiéroglyphes encore plus simplifiée, qui leur fit perdre du coup leur aspect figuratif. C'est le hiératique.
hiératique
L'écriture hiéroglyphique a été utilisée pendant 3400 ans pour les textes monumentaux, essentiellement religieux et politiques. Le hiératique, écriture de la vie courante, a été détrônée à l'époque saïte où le démotique a pris le dessus. L'écriture hiératique n'a alors plus été utilisée que pour noter les textes anciens (essentiellement religieux), en concurrence avec les hiéroglyphes. C'est à l'époque Ptolémaïque que, peu à peu, le grec a remplacé le démotique comme langue administrative ; à partir de 146 av. J.-C. les contrats écrits uniquement en démotique ont perdu leur valeur légale. Le dernier nom de pharaon écrit en hiéroglyphes se trouve dans le temple d'Esna et date de 249 ap. J.-C. La dernière inscription hiéroglyphique connue est datée du 24 août 394, et se trouve au temple de Philae.
Le copte, langue issue de l'égyptien, est encore utilisé de nos jours mais uniquement comme langue liturgique. Bien qu'assez éloigné de la langue des pharaons, c'est cependant son unique descendant. Il s'écrit au moyen de l'alphabet copte, graphie particulière de l'alphabet grec auquel on a ajouté quelques signes tirés de la démotique pour en combler les lacunes.
Si l'écriture égyptienne n'est aujourd'hui plus utilisée pour noter quelque langue moderne que ce soit, il faut noter que c'est elle qui aurait inspiré l'ancêtre possible de la grande majorité des écritures du Monde, hormis l'Extrême-Orient, via le proto-sinaïtique, alphabet tiré de formes simplifiées de hiéroglyphes.
Le système d'écriture
Les hiéroglyphes sont tous, ou peu s'en faut, figuratifs : ils représentent des éléments concrets et tangibles, souvent stylisés et simplifiés, qui peuvent cependant ne plus être compris comme tel car les égyptologues ne peuvent pas déterminer pour chaque hiéroglyphe ce qu'il désigne. Pour certains, c'est cependant très évident.
Champollion, que beaucoup considèrent comme le père de l'égyptologie et le déchiffreur des hiéroglyphes, donne une très bonne définition du système hiéroglyphique :
:« C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. », Champollion, Lettre à M. Dacier, 27 septembre 1822.
En effet, un même caractère peut, selon le contexte, être interprété de diverses manières, que l'on peut regrouper en deux types de lectures : la lecture phonétique (le caractère note principalement un ou des sons et non un sens seul) et la lecture sémantique (il donne un sens, parfois sans lien avec quelque son que ce soit).
Note : dans les parties qui suivent, les hiéroglyphes seront transcrits selon la notation scientifique détaillée dans l'article consacré. Le lecteur s'y reportera pour en comprendre le fonctionnement parfois déroutant.
Lecture phonétique
article consacré On l'a dit, la lecture phonétique constitue la majorité des cas. On lit le caractère indépendamment de son sens, selon le principe du rébus. Il fournit un certain nombre de consonnes : une (signes dit unilitères, qui constituent le pseudo-alphabet hiéroglyphique ; voir plus bas), deux (signes bilitères) ou trois (trilitères), selon les hiéroglyphes et, parfois, selon le contexte. On peut approximativement chiffrer le nombre de caractères servant (pas exclusivement) de phonèmes :
- 30 unilitères ;
- 80 bilitères ;
- 50 trilitères.
Il faut donc bien noter que les hiéroglyphes s'apparentent à un abjad et ne notent pas les voyelles, ou du moins pas de manière directe. Les hiéroglyphes constituent une écriture défective.
Par exemple, l'hiéroglyphe représentant un canard se lit z3 car telles étaient les consonnes du mot pour désigner cet animal. On peut cependant utiliser le signe du canard sans rapport avec le sens pour représenter les phonèmes z et 3 à la suite (indépendamment des voyelles qui pourraient s'intercaler entre ces consonnes) et ainsi écrire des mots comme z3, « fils » ou, en complétant avec d'autres signes phonétiques et autres qu'on détaillera plus loin, z3w, « surveiller », z3ṯ.w, « terre ferme » :
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L'« alphabet » hiéroglyphique
Ainsi, on peut obtenir une sorte d'« alphabet » hiéroglyphique, qui, cependant, n'a jamais été utilisé comme tel en remplacement des autres hiéroglyphes, bien que c'eût été possible : en effet, tous les mots égyptiens pourraient être écrits au moyen de ces seuls unilitères. Les Égyptiens, cependant, n'ont jamais franchi le pas de la transformation de leur écriture complexe en alphabet : seuls quelques mots s'écrivent exclusivement ainsi.
Le pseudo-alphabet égyptien est donc composé de caractères ne notant qu'une seule consonne bien qu'à l'origine ils aient pu en transcrire plus et que ce soit le cas quand on désigne ce qu'ils représentent. Cet « alphabet » est constitué de signes très fréquents. Le voici dans l'ordre alphabétique des dictionnaires et les grammaires :
Image:Pseudo_alphabet_hieroglyphique.png
Les compléments phonétiques
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La présence de compléments phonétiques permet de savoir quelle lecture suivre :
- st :
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- ws :
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- ḥtm :
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Enfin, il arrive parfois que des mots aient changé de prononciation entre l'ancien égyptien et le moyen égyptien : dans ce cas, il n'est pas rare que l'écriture adopte un compromis dans la notation phonétique : les deux lectures sont indiquées conjointement. Par exemple, l'adjectif bnj, « doux » est devenu bnr.
Lecture sémantique
Outre une interprétation phonétique, les caractères peuvent être lus pour leur sens : on parle de sémogrammes. On doit distinguer plusieurs cas de figure.
Logogrammes
Un hiéroglyphe utilisé comme logogramme (signe unique notant un mot) désigne ce qu'il représente directement (les logogrammes sont donc le plus souvent des noms) ; dans ce cas, l'hiéroglyphe est souvent accompagné d'un trait vertical muet indiquant sa valeur de logogramme (l'utilisation du trait vertical est détaillée plus bas) ; en théorie, tout hiéroglyphe pourrait servir de logogramme. Ils peuvent être accompagnés de compléments phonétiques. Voici quelques exemples :
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Dans quelques cas, le rapport sémantique est indirect (métonymique ou métaphorique) :
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Déterminatifs
Entrent dans la catégorie des sémogrammes les déterminatifs, caractères muets servant à préciser le domaine sémantique du mot, à préciser son sens : les cas d'homophonies étant très fréquents (d'autant plus que seules les consonnes sont écrites), le recours aux déterminatifs est primordial. Les caractères servant de déterminatifs peuvent aussi jouer le rôle de logogrammes ou de phonogrammes. Les déterminatifs se placent le plus souvent en fin de mot. On peut se représenter ce procédé à celui qui consisterait à faire suivre les mots d'un indice qu'on ne lirait pas pour préciser leur sens : « vers [poésie] » et « vers [animal] » seraient ainsi distingués.
Voici quelques exemples d'utilisation des déterminatifs empruntés à l'ouvrage Je lis les hiéroglyphes de Jean Capart permettant d'illustrer leur importance dans l'interprétation des homophones :
- Le mot possède deux déterminatifs :
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Notons que le dictionnaire du vieil égyptien de Carl Richard Lepsius compte 113 mots se lisant nfr.
Exemple de la richesse de caractères
[En préparation]
Sens de lecture
Le point suivant à connaître est le sens dans lequel on doit lire les hiéroglyphes : ceux-ci s'écrivent indifféremment de la droite vers la gauche ou de la gauche vers la droite. Le lecteur, pour connaître le sens de lecture, doit considérer la direction dans laquelle sont tournés les hiéroglyphes asymétriques : c'est la direction de départ. Par exemple, quand les figures humaines et les animaux, facilement repérables même par le profane, sont tournés vers la gauche, c'est qu'il faut lire de gauche à droite, et inversement.
D'autre part, les mots ne sont pas séparés ; certains signes apparaissant cependant surtout en fin de mot, il est parfois possible de les distinguer par ce biais. Seule la connaissance de la langue et de sa syntaxe permet de découper un texte en mots.
Le quadrat
Les hiéroglyphes ne sont cependant pas écrits de manière entièrement linéaire : ils doivent, en effet, se répartir harmonieusement dans un carré virtuel (c'est-à-dire non tracé), ou quadrat (aussi écrit cadrat), à la manière de celui des sinogrammes. À la différence des sinogrammes, cependant, tout caractère ne remplit pas entièrement le quadrat :
On doit donc procéder à divers aménagements de l'espace en superposant les signes. Ainsi, dans un texte écrit de gauche à droite, on lit en réalité l'enchaînement des quadrats de gauche à droite et les signes constituant un quadrat de gauche à droite et de haut en bas. Cette répartition en quadrats permet d'autre part l'écriture verticale : dans ce cas, les quadrats sont simplement empilés les uns sur les autres.
Contraintes calligraphiques et religieuses
Il existe plusieurs contraintes calligraphiques qu'il faut connaître, dont voici les principales :
# les caractères doivent se répartir en quadrats (voir plus haut) ;
# pour éviter que des quadrats soient incomplets, on inverse parfois des signes afin de rendre l'ensemble plus compact. De même, on choisit avec soin les compléments phonétiques, fussent-ils redondants ;
# on inverse parfois les hiéroglyphes d'oiseaux tenant en un quadrat suivis d'un signe d'un quart de quadrat de façon à ce que l'oiseau soit après le petit caractère, qui occupera alors tout le quadrat ;
# on peut omettre des signes, surtout ceux notant les phonèmes 3 et j ;
# les signes désignant les dieux sont placés en tête d'énoncé, de syntagme ou de mot composé, par déférence.
Dans tous les cas, même si les hiéroglyphes sont inversés, la lecture, elle, n'en tient pas compte, ce qui constitue l'une des difficultés pour la transcription.
Signes annexes
Trait de remplacement
transcription
Les caractères offensants, funestes, tabous, rares ou complexes peuvent être remplacés par un trait :
Cartouche
D'autre part, on place dans un cartouche les noms de dieux et de rois :
Trait de remplissage
On fait usage du trait de remplissage pour terminer un quadrat qui serait, sinon, incomplet.
Signes agglutinés
Il existe des signes qui sont la contraction de plusieurs autres. Ils ont cependant une existence propre et fonctionnent comme de nouveaux signes.
Redoublement
Le redoublement d'un signe indique son duel, le triplement son pluriel.
Signes grammaticaux
- Le trait de lecture pictographique ;
- Les deux traits du duel et le trois de pluriel ;
-
L'orthographe
La notion d'orthographe pour l'écriture hiéroglyphique est assez différente que celle touchant les écritures latines. On trouve :
- les omissions de graphèmes : bien qu'elles soient souvent intentionnelles;
- les substitutions d'un graphème par un autre : mais il est parfois difficile de reconnaître les fautes des orthographes « alternatives »;
- les erreurs ou omissions dans le tracé : d'autant plus problématique que l'écriture est cursive.
Le problème de l'orthographe, c'est surtout posé pour l'écriture hiératique ou la schématisation extrême des images rend chaque trait d'autant plus important (surtout au regard du très grand nombre de glyphes).
Divers
- code ISO 15924 : Egyp
- Lexique d'égyptien hiéroglyphique
Annexes
Articles connexes
- Système d'écriture dérivés :
- hiératique ;
- démotique ;
- Pour en savoir plus :
- transcription des hiéroglyphes ;
- translittération des hiéroglyphes ;
- lexique d'égyptien hiéroglyphique ;
- grammaire d'égyptien hiéroglyphique ;
- tracé des hiéroglyphes ;
- classification des hiéroglyphes ;
- exemples de Hiéroglyphes ;
- Égypte antique ;
- pictogramme, idéogramme, logogramme ;
- écriture ;
- SignWriting
- module d'insertion de hiéroglyphes dans les articles de Wikipédia.
Liens externes
- [http://www.lib.uchicago.edu/cgi-bin/eos/eos_page.pl?DPI=100&callnum=PJ1135.C45&ident=1 Grammaire égyptienne de Champollion en ligne] (Édition 1836)
- [http://aoineko.free.fr/ Convertisseur]
ja:ヒエログリフ
ko:이집트 상형문자
th:เฮียโรกลิฟ
AtoumCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
Atoum est un dieu de la mythologie égyptienne.
Il naquit de Noun, la personnification de l'océan primordial. Dans la genèse des dieux égyptiens, Atoum occupe la place du créateur. C'est lui qui de sa semence créera le premier couple divin, Chou et Tefnout, d'où descendront les principaux dieux de l'Égypte antique (la grande Ennéade).
Dieu d'Héliopolis ayant pour animaux sacrés l'anguille et l'ichneumon (ou le serpent et le lion selon les sources), il est représenté sous l'apparence d'un homme coiffé de la double couronne de Haute et Basse-Égypte et tenant dans les mains le sceptre Ouas et la croix ansée (Ankh).
À l'origine, Atoum est le dieu soleil, mais il perdra peu à peu son pouvoir au profit de Rê, qui finira par le remplacer dans le panthéon égyptien. Sous le nom de Rê-Atoum, il incarne le soleil au couchant.
Le taureau Mnévis (Mr-wr), choisi par les prêtres selon des critères très stricts, était l'incarnation terrestre d'Atoum. Le taureau sacré était gardé dans le temple d'Héliopolis et, à sa mort, il était enterré avec tous les honneurs.
Atoum est parfois nommé Toum.
Transcriptions : ἰtm.
Codage : i-t:tm-A40
i-t:tm-A40
ja:アトゥム
simple:Atum
Scribe
Les scribes de l'Égypte antique étaient chargés de répertorier, classer, recopier en utilisant l'hiératique, écriture cursive permettant d'écrire rapidement à l'aide d'un calame sur du papyrus ou des ostraca.
Les scribes formaient une caste de lettrés, représentant la bureaucratie.
Les scribes servaient à tous les étages de l'administration jusqu'au scribe royal.
Les postes se transmettaient souvent de père en fils, le célèbre texte dit « de l'enseignement de Khéti » en fait un métier noble.
Avant d'écrire, les scribes récitaient une prière à Thot, leur patron.
Thot
Catégorie:Index égyptologique
KHKH est un code, qui signifie :
- Cambodge, selon la liste des Internet TLD (Top level domain)
catégorie:code
catégorie:code internet de pays
Livre de la vache et du ciel
Le Livre de la vache et du ciel est le texte qui parle du mythe égyptien du Déluge.
Un passage du Livre de la vache et du ciel explique que Thot est choisi par Rê comme vizir alors que celui-ci s'apprête à quitter le monde des hommes.
La Majesté de ce dieu dit : « Appelez, afin que Thot me soit amené immédiatement ». La Majesté de ce dieu s'adressa à Thot : « Partons du ciel, de ma place, pour aller à l'endroit où je pourrais faire que la lumière éclaire l'Au-delà et le pays des grottes. Tu en seras le scribe, et tu puniras ceux qui s'y trouvent et qui ont commis des actes de rébellion. C'est grâce à toi que je me débarrasserai des serviteurs qui ont enragé mon cœur. Tu seras à ma place, mon représentant, et on t'appellera Thot-Séti-Rê (Thot représentant de Rê). Alors, il te sera accordé d'envoyer des plus nobles que toi en mission, et l'ibis de Thot viendra à l'existence. Et il te sera accordé d'étendre la main (prendre la parole) devant les deux assemblées des dieux plus grands que toi. Tu agiras encore mieux que Khen, et l'ibis Kheny de Thot viendra à l'existence. Alors je t'accorderai d'illuminer les cieux de ta beauté avec tes rayons, et la lune de Thot viendra à l'existence. Je t'accorderai aussi de pouvoir repousser les Haou-Nebou, et le babouin de Thot viendra à l'existence. Tu deviendras mon vizir. »
Composition mythologique inscrite dans la tombe de Toutânkhamon, Séthy I, Ramsès II, Ramsès III et Ramsès VI.
Catégorie:Index égyptologique
catégorie:Littérature de l'Égypte antique
VizirÉgypte pharaonique
Le vizir (Persan : وزیر) (Tjaty en égyptien) était le premier magistrat, après le roi, dans l'Égypte pharaonique. Ce poste, probablement créé à l'époque du pharaon Snefrou, se définissait comme celui qui est la volonté du maître, les oreilles et les yeux du roi.
À certaines époques, l'Égypte comptait deux vizirs : un pour le nord (Basse-Égypte) et un pour le sud (Haute-Égypte).
Ses fonctions étaient :
- Responsable de l'exécutif.
- Responsable de la justice.
- Contrôle de l'administration.
- Contrôle du trésor, de la police et des transports.
- Garant de Maât (déesse de l'ordre).
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Califats musulmans
Le terme vizir (wazîr) date de l'époque musulman.
...
Iznogoud (personnage de bande dessinée) est un célèbre vizir imaginaire dont le but est de devenir calife à la place du calife.
Catégorie:Index égyptologique
catégorie:Titre
Horus
Horus est le nom grec du dieu égyptien Hor, qui signifie (Celui qui est au-dessus) ou (Celui qui est loin), un dieu à multiples facettes de la mythologie égyptienne. Il a une tête de faucon portant la double couronne et auréolée d'un disque solaire.
Dans le mythe osirien, il est le fils d'Ausar (Osiris) et d'Aset (Isis). Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugés d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naîtra Horus.
Pour venger la mort de son père Osiris, il affrontera son oncle Seth, le vaincra et recevra le trône d'Égypte en héritage, mais sera sans cesse remis en difficulté par Seth. Il est par-là même le premier des pharaons. Les rois d'Égypte sont considérés comme les incarnations du dieu Horus. À l'opposé de Seth qui représente le Mal, Horus incarne le principe du Bien, mais il ne faut pas réduire la vision complexe des égyptiens au dualisme moderne.
Lors de son combat avec Seth, il perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire du bien sur le mal. Porté sous forme d'amulette, il rendait invincible et apportait la clairvoyance.
Les quatre fils d'Horus représentés sur les vases canopes sont :
- Amset (L'homme)
- Hâpi (Le babouin)
- Douamoutef (Le chacal)
- Kébehsénouf (Le faucon)
Seth et Horus, une lutte sans fin !
Kébehsénouf
À Horus, fils et héritier d'Osiris, la couronne d'Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s'en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier.
Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé ! Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apopis ! Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.
Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Képri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse.
Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même.
Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi ! Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes ! Les trois dieux se déchirent en violentes disputes.
Rê, désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Mais une fois encore, les réjouissances tournent court ! Les luttes ne cessent de se multiplier. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte ! Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
Voir aussi
- Astrologie égyptienne
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Divinité égyptienne
ja:ホルス
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Hermès
Hermès (Ἑρμῆς / Hermês, nom grec, Ἑρμᾶς / Hermas en dorien, « Mercure » pour les Romains) est une des divinités de l'Olympe. Messager des dieux, il est associé au commerce, aux voleurs, à l’éloquence, aux marchands et aux voyageurs.
Le mythe
Fils de Zeus et de Maïa, et donc petit-fils d'Atlas, il naît un matin dans une caverne du mont Cyllène en Arcadie. Selon l'Hymne homérique qui lui est consacré, à midi il a déjà inventé :
- l'art de faire le feu au moyen des πυρεῖα / pureia (morceaux de bois frottés l'un contre l'autre) ;
- les raquettes, pour effacer ses traces ;
- la lyre, fabriquée à partir d'une carapace de tortue ;
- la syrinx.
Le soir, en Piérie, il vole les troupeaux gardés par son frère Apollon.
Quand Apollon découvrit son voleur, Hermès le charme en jouant de la lyre, et l'Archer lui donna en échange de l'instrument son troupeau, une baguette d'or (la ῥάϐδος / rhabdos, futur caducée) et le don de prophétie mineure grâce aux ψῆφοι / psêphoi (cailloux utilisés pour la divination).
Selon Pausanias, il est élevé par Acacus, fils de Lycaon, fondateur d'Acacasium, d'où son épiclèse d'« Acacasien ».
Il apparaît souvent sous les traits d'un jeune homme « à sa première barbe, dans le charme de cet âge » (L'Odyssée, X, 278, trad. Jaccottet). Il se plaît en la compagnie des Charites et des Heures. Devant le spectacle d'Arès et d'Aphrodite faits prisonniers par Héphaïstos, il s'exclame que lui aussi aimerait dormir dans les bras de la déesse, fût-ce au prix de trois fois plus de chaînes.
Lors de la guerre de Troie, il prend parti pour les Achéens, mais ne participe guère à la bataille. Il se contente d'être le messager et l'interprète (on rapproche son nom du mot ἑρμηνεύς / hermêneus, « interprète ») de Zeus. Ainsi, il escorte Priam, venu chercher le corps d'Hector, dans le camp grec ; il avertit (sans succès) Égisthe de ne pas tuer Agamemnon ; il transmet à Calypso l'ordre de libérer Ulysse. C'est également lui qui guide au mont Ida Aphrodite, Athéna et Héra qui concourent pour la pomme d'or, afin de les soumettre au jugement de Pâris. Après la guerre, c'est lui qui amène Hélène en Égypte.
De même, c'est lui qui, d'après le pseudo-Apollodore, devant enlever Io sur demande de Zeus, tue Argos aux cent yeux, placé en surveillance par Héra, d'où son épiclèse d'« Argiphonte » (Ἀργειφόντης / Argeiphontês) — l'interprétation de cette épithète est pourtant sujette à caution : la légende d'Argos est probablement postérieure à Homère, qui emploie déjà cette épiclèse ; une autre interprétation traduit par « à la lumière blanche, éblouissant ». Guide des héros tout comme Athéna, il conduit Persée dans sa quête de Méduse et guide Héraclès dans les Enfers.
C'est le conducteur des âmes vers Hadès, d'où son épithète de Πομπαῖος / Pompaios, puis plus tard « Psychopompe » (en grec Ψυχοπομπός / Psukhopompos). À la fin de L'Odyssée, on le voit ainsi conduisant les âmes des prétendants dans le pré de l'Asphodèle.
Culte
pré de l'Asphodèle
C'est avant tout la personnification de l'ingéniosité, de la ruse et de la chance. C'est donc le dieu du commerce, des voyageurs et des voleurs, des pasteurs et de leurs troupeaux, ainsi que des orateurs. Il était de coutume de placer des empilements de pierres en son honneur aux carrefours : chaque voyageur ajoutait une pierre à l'édifice. On appelait également « Hermès » des bornes en pierre, le long des routes (voir le scandale des Hermocopides, où fut mêlé Alcibiade, et hermai). Toute rencontre ou accident imprévu sur une route est appelé « don d'Hermès » (en grec ἕρμαιον / hermaion).
Bien qu'il soit un dieu très populaire, son culte public est peu développé. Plusieurs régions de la Grèce, au premier chef l'Argolide, intègrent dans leur calendrier un mois qui lui est dédié, Ἕρμαιος / Hermaios (mi-octobre à mi-novembre). Il semble avoir été associé à une fête des morts. Dans une symbolique similaire, un sacrifice lui est offert, toujours à Argos, le trentième jour suivant des funérailles. À Athènes, au troisième jour des Anthestéries, une offrande de gruau de graines est consacrée à Hermès Chtonien.
Il est célébré sous le nom de Kadmilos au sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace comme le compagnon d'Axieros-Déméter, la Grande Mère.
Identifié au dieu égyptien Thot (nom grec — le nom égyptien était Djehuty), il devient tardivement Hermès Trismégiste.
Parmi ses enfants, on compte :
- Autolyque ;
- Céryx ;
- Hermaphrodite ;
- Pan.
Épithètes, attributs & sanctuaire
Pan
- Ses attributs : le pétase (chapeau rond), le caducée, les sandales ailées (πέδιλα / pedila), le strigile (instrument utilisé par les gymnastes pour se racler le corps), la bourse d'argent.
- Ses animaux favoris : le bélier
- Épiclèses :
- Argiphonte (Ἀργειφόντης / Argeiphontês)
- Acacasien (Ἀκακήσιος / Akakêsios)
- Psychopompe (Ψυχοπομπός / Psukhopompos) ;
- Épithètes :
- « à la houlette d'or » (Χρυσόρραπις / Khrusorrapis)
- Sanctuaire : spécialement en Crète et au mont Cyllène ; en Arcadie et à Pharai.
Sources
- (XIV, 435) ;
- (Hermès, passim).
Voir aussi
Articles connexes
- Divinités olympiennes ;
- Hermai ;
- Hermocopides.
Liens externes
- http://www.ai.univ-paris8.fr/corpus/lurcat/dara/hermes.htm
Hermes
Hermes
Hermes
Hermes
ja:ヘルメス
ko:헤르메스
Mercure (mythologie)
Mercure (rom.) / Hermès (gr.) est le dieu du Commerce, des Voyages et messager des autres dieux dans la Rome antique/l'empire Romain.
Ses attributs traditionnels sont la bourse - le plus souvent tenue à la main -, le Pétase ailé ou non, le caducée, des sandales ailées ainsi que le coq et/ou le bouc.
Historiquement, il s'agit de la fusion du dieu grec Hermès et d'un dieu pré-romain - peut-être étrusque - du contrat. Ce terme de contrat est à prendre au sens large : aussi bien contrat marchand, qu'accord entre des personnes portant sur des choses non monétaires.
Cette fusion a eu lieu, comme toutes les assimilations mythologiques, artistiques, culturelles, juridiques... de Rome avec la Grèce antique, au cours du IIe siècle avant notre ère.
Plus tard, le dieu romain a encore subit des modifications, notamment en Gaule romaine où il a subit ce que l'on appelle le syncrétisme gallo-romain. C'est-à-dire qu'il a, bien que toujours dénommé de la même façon et réprésenté de même - à part certaines variantes mineures -, été « amalgamé » avec des grands dieux celtiques ou des divinités topiques en fonction des peuples gaulois ou des lieux. Ainsi, en Gaule romaine, ce n'était pas tout à fait au Mercure de Rome qu'on vouait un culte - sauf lors de cérémonies officielles romaines, de cultes de colons Romains expatriés ... -, mais à des Mercures gaulois.
De plus, aussi bien en Gaule qu'à Rome, il semble représenter un des aspects des fonctions tripartites indo-européennes, la troisième fonction, la fonction artisanat/commerce. Bien que parfois, rarement, il semble représenter la première fonction cultuelle/divine. Parfois également, sa place, pour la troisième fonction, est occupée par Athéna/Minerve, divinité - entre autres - des artisans.
il a inventait la lyre
Son animal favori :
La Tortue
Pouvoir :
C'est le dieu du Commerce, des Voyageurs et des Voleurs et également le messager des dieux. Il est toujours prêt à accompagner une âme et à lui ouvrir les portes du domaine des morts.
Liens de parenté :
Mercure est le fils de Jupiter et Maïa.
Il a tellement eu de liaisons qu'on ne compte plus ses descendants.
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Hermès (Mercure chez les Romains) est le fils de Zeus et de Maia, d'après Hésiode.
Jupiter
Il avait les attributions les plus variées et portait divers surnoms, correspondant à ces différentes fonctions : Hermès Nomios ou Criophoros (dieu des Troupeaux) ; Agétor, Hégémonios, ou Enodios (dieu des routes et des carrefours) ; Agoraios (dieu des marchés et du commerce) ; Kerdôos (dieu du gain) ; Logios (dieu de l'éloquence) ; Enagônios (dieu des concours) ; Psychopompos (dieu chargé de conduire les âmes aux Enfers), etc.
Le Caducée insigne des médecins et des hérauts Le petassos, chapeau à large bord, symbole des commerçants et des voyageurs Les sandales ailées rappellent qu'il est le messager de Zeus
D'après la légende arcadienne, Hermès était né sur le Cyllène. À peine né, il inventa la lyre avec une carapace de tortue. Puis il déroba cinquante bœufs du troupeau d'Apollon. Ce dernier le traina devant son père mais il réussit à lui dérober son arc et ses flèches. Le dieu des voleurs était né. Zeus lui ordonna de restituer ses larcins et pour se faire pardonner Hermès offrit sa lyre à Apollon. Plus tard il sut se rendre utile auprès des dieux. Il aida Zeus en tuant le bouvier Argos, chargé par Héra de garder Io. Quand Typhon déroba et cacha dans un grotte de Cilicie les tendons de Zeus, il parvint à les reprendre au serpent Delphyné. Il délivra Arès enfermé dans l'urne des Aloades. Il organisa le concours de beauté entre les trois déesses. Il guida Héraclès vers les Enfers ; il en ramena Orphée et Alceste. Il avait eu aussi bien des aventures galantes: avec Perséphone, il eut Autolycos (patron des voleurs); d'Hersé, il eut Céphale; d'une fille de Dryops (ou de la nymphe Callisto) naquit Pan; Il séduit Aphrodite grâce à l'intervention de l'aigle de Zeus qui lui avait volé une sandale alors qu'elle se baignait. Ils eurent Hermaphrodite. En Sicile, on le disait père de Daphnis.
Il avait des autels dans la plupart des pays grecs. Presque partout, l'on célébrait, en son honneur, des hermai, fêtes des gymnases. Plus tard, à Délos, à Rhodes, à Cos, se constituèrent, sous son patronage, des corporations de marchands, nommées hermaïstes. L'Hermès grec a été assimilé au dieu égyptien Toth, au Mercure des Romains pu des gaulois. Les néoplatoniciens ont fait de lui, sous le nom d'Hermès Trismégiste, le dieu des Révélations.
Hermès est représenté par un grand nombre de monuments. On lui donna d'abord la forme d'une borne ou d'un poteau, surmontés d'une figure barbue. Mais en même temps se constituait un type archaïque, qui donnait à Hermès la physionomie d'un homme barbu, aux formes viriles, à la chevelure ceinte d'une bandelette, vêtu d'un chiton et d'une chlamyde, coiffé d'un pilos de feutre ou d'un chapeau plat à bords courts, avec un caducée en main et des ailettes aux pieds. Tel se présentait le dieu dans les groupes de l'Hermès Criophore, exécutés par Onatas et par Kalamis, tel Nous le voyons sur des vases archaïques et les bas-reliefs de Thasos (Louvre). Vers la fin du V siècle apparaît un type nouveau, fixé définitivement par le célèbre Hermès de Praxitèle, qui a été retrouvé à Olympie : le dieu devient un jeune homme aux formes élancées. Parmi les principales statues antiques, on peut citer encore : au Vatican, Hermès avec une lyre à ses pieds; au musée de Florence, une statue d'Hermès devant une flûte. Au Vatican, la statue connue sous le nom d'Antinoüs du Belvédère est, en réalité, une des plus belles statues d'Hermès. Le musée de Naples possède une statue en bronze d'Hermès au repos avec des ailes aux pieds.
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Le jour de mercredi est dédié à Mercure.
Son fils s'appelle pan
Musique classique
Offenbach a fait la caricature de Mercure dans Orphée aux Enfers :Je suis alan et je suis un con
« Mercure :
Eh hop ! Eh hop ! enculez Mercure !
Ses pieds ne touchent pas le sol,
Un bleu nuage est sa voiture,
Rien ne l'arrête dans son vol.
[...]
Je suis le dieu de l'éloquence,
Les avocats sont mes enfants,
Ils me sont d'un secours immense
Pour flanquer les mortels dedans.
[...]
Tout en étant le dieu des drôles,
Je suis le plus drôle des dieux,
J'ai des ailes sur les épaules
Aux talons et dans les cheveux.
Jupin mon maître sait me mettre
A toute sauce ; il finira
Par me mettre dans un baromètre
Pour savoir le temps qu'il fera. »
Catégorie:divinité romaine
ja:メルクリウス
ko:메르쿠리우스
Ir:IR
Catégorie:Index égyptologiqueIndex des articles relatifs à l'Égypte antique.
Catégorie:Égypte antique Brasília
Brasília (Brazylia) - stolica Brazylii (od 21 kwietnia 1960), tworząca odrębny dystrykt federalny. Położona jest na wysokości ok. 1000 m n.p.m., na rozległym płaskowyżu Wyżyny Brazylijskiej, około 1000 km od wybrzeża morskiego i starej stolicy Rio de Janeiro. Zamieszkuje ją około 2,6 mln osób (Dystrykt Federalny, obszar 5814 km kw., 2001).
Miasto spełnia głównie funkcje administracyjne, ale jest również znaczącym ośrodkiem naukowym, kulturalnym, komunikacyjnym i turystycznym.
Idea przeniesienia stolicy Brazylii w głąb kraju pojawiła się już na początku XVIII w., ale dopiero w 1955 roku podjęto taką decyzję. Rok później prezydent Kubitschek podpisał akt założycielski. Plan urbanistyczno-architektoniczny miasta stworzyli dwaj brazylijscy architekci Lucio Costa (plan przestrzenny) i Oscar Niemeyer (budynki użyteczności publicznej). W projekcie tym wykorzystano najnowocześniejsze rozwiązania stosowane w urbanistyce i architekturze.
Kategoria:Miasta Brazylii
Kategoria:Stolice państw Ameryki Południowej
Kategoria:Aglomeracja
Kategoria:Obiekty z listy dziedzictwa UNESCO
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