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Divinités égyptiennes

Divinités égyptiennes

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne Catégorie:Divinité égyptienne ---- Catégorie:Divinité égyptienne Il est généralement admis que les Égyptiens de l'Antiquité étaient polythéistes. Les dieux égyptiens étaient la personnification des éléments naturels, des événements de la vie et des sentiments. Le panthéon égyptien fut l'un des plus imposants du monde. Pour eux, les dieux habitaient sur terre (dans les temples), et il fallait les honorer pour qu'ils continuent à y résider. Pour cela, ils priaient, dansaient, chantaient et leur apportaient des offrandes de nourriture et d'objets précieux. Seul Akhénaton, connu sous le nom du pharaon hérétique, imposa, durant son court règne, la religion monothéiste du disque solaire Aton. Durant les cinq mille ans de l'histoire de l'Égypte pharaonique, la religion n'a que peu évolué. Cependant, selon les périodes, certains dieux sont devenus prédominants alors que d'autres passaient au second plan. De plus, chaque culte étant originaire d'une région différente, la place de chaque dieu variait aussi selon la région. Les dieux étaient des êtres à la fois invisibles (Amon) et visibles (Apis). Il est important de noter que les habitants des rives du Nil vénéraient les symboles qu'ils représentaient. Ainsi les Égyptiens se doutaient bien que la déesse de la maternité (Taouret) n'était pas réellement un être hybride, d'ailleurs les dieux étaient vénérés sous des noms donnés par les humains. Leurs vrais noms étaient connus de leurs personnes : Isis pouvait se vanter de connaître le nom secret du soleil, et d'avoir donc tous les pouvoirs sur sa personne ! Les dieux, malgré l'aspect polythéiste (plus de sept-cents divinités), ne faisaient qu'un : tout simplement appelé Dieu... Le divin était à la fois multiple et Unique. Selon une théologie du Nouvel Empire, tous les dieux ne sont que trois: Ptah, Amon et . Liste des dieux égyptiens triés :
- Par ordre alphabétique ;
- Par famille ;
- Par ville ;
- Par symbole ;
- Par animal.

Articles connexes


- Dieu | Polythéisme
- Mythologie
- Concepts égyptiens

Catégorie:Index égyptologique

Index des articles relatifs à l'Égypte antique. Catégorie:Égypte antique

Catégorie:Divinité égyptienne

Catégorie:Égypte antique Catégorie:Mythologie égyptienne Les divinités égyptiennes étaient la personnification des éléments naturels, des événements de la vie et des sentiments. Le panthéon égyptien fut l'un des plus imposants du monde. Pour eux, les dieux habitaient sur terre, et il fallait les honorer pour qu'ils continuent à y résider. Pour cela ils priaient, dansaient, chantaient et leur apportaient des offrandes de nourriture et d'objets précieux.

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
- HistoireMoyen Âge
  - Histoires nationales
  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions

Panthéon

Le Panthéon est un temple que les Grecs et les Romains consacraient à certains de leurs dieux, par exemple le Panthéon de Rome, dédié à tous les dieux. Ce terme désigne aussi l'ensemble des dieux d'une mythologie ou d'une religion. En grec ancien, πᾶν (pan) signifie « tout » et θεός (theos), « dieu ». Par extension, on appelle Panthéon un monument où sont déposés les corps des hommes illustres d'une nation.
Exemple : le Panthéon de Paris. Dans l'Antiquité, les villes étaient créées sous l'égide d'un dieu protecteur de la ville (divinité polyade), et le fondateur s'orgueillissait d'être le fils d'un dieu (surtout chez les Grecs). Les panthéons nationaux pouvaient s'augmenter d'ajouts étrangers : ainsi les Égyptiens adoptèrent Astarté, les Romains adoptèrent Isis, les Grecs modifièrent le panthéon des autres peuples pour le coller au leur, les Phéniciens accueillirent Hathor (dame de Byblos), les asiatiques possédaient tous un Bâal national, les Carthaginois adoptèrent les dieux grecs, etc. Nous connaissons mieux le panthéon des Grecs et des Romains. Celui des Égyptiens nous est également assez bien connu (le panthéon égyptien doit être considéré spirituellement différent par rapport à ceux de la Grèce et de Rome). En voici une modeste liste: Catégorie:Édifice religieux grec antique Catégorie:Temple Catégorie:Religion grecque antique Catégorie:Religion romaine ja:パンテオン

Monothéisme

Le monothéisme (du grec μονός [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est la doctrine religieuse ou philosophique qui affirme l'existence dun seul Dieu (par opposition au polythéisme) personnel et distinct du monde (par opposition au panthéisme). Quelques exemples :
- le zoroastrisme ou mazdéisme, première religion monothéiste attestée. Introduite dans l'Empire Universel après le réforme par Zarathoustra, aujourd'hui encore 200 000 adeptes en Inde.
- le culte de Mithra, dérivé du mazdéisme,
- Le culte d'Aton, par Akhénaton en Égypte
- le judaïsme,
- le christianisme,
- l'islam,
- le sikhisme. Judaïsme, christianisme et islam ont la particularité d'être basées sur les mêmes croyances, héritées et modifiées d'une religion à la suivante, traduites dans des langues différentes, hébreu, araméen, grec, latin, arabe lors de l'arrivée de messies et prophètes qui seraient choisis par Dieu pour transmettre aux hommes ses lois ou ses messages. Ces trois grands monothéismes revendiquent une source commune : Abraham, « le père de tous les croyants » : c'est à la fois le père de :
- Jacob-Israël, à l'origine du judaïsme (développé ensuite par Moïse)
- Ismaël, à l'origine de l'Islam, révélé à Mahomet, prophète de Dieu. Le christianisme est pour les chrétiens la conclusion du judaïsme, sous l'impulsion de Jésus de Nazareth, vu par eux comme le Messie annoncé par les prophètes du judaïsme. Les chrétiens considèrent aussi Jésus comme étant l'incarnation de Dieu, et concilient cela avec le monothéisme par la doctrine de la Trinité, selon laquelle il y a un Dieu
unique en trois personnes. Les musulmans et les juifs voient en la Trinité chrétienne une entorse au monothéisme. Rappelons quelques liens basiques : localisation au Moyen Orient depuis quelques milliers d'années, lieux et livres sacrés, prières, circoncision, mariages, rituels funéraires, lieux de cultes avec rabbins, prêtres ou imams, notion du bien et du mal et interdits, et bien sûr l'au-delà : la vie après la mort. Les "trois monothéismes" ont encore un point doctrinal commun: la résurrection du corps, le jugement dernier, la récompense. Selon Sigmund Freud, le monothéisme est une religion du Surmoi, par opposition aux polythéismes qui seraient des religions dont les différents cultes partiels seraient chacun basés sur une impulsion instinctive née dans le ça. En effet, le monothéisme impose à l'individu une notion universelle de bien et de mal et pose donc un grand nombre d'interdits se traduisant par des renoncements aux pulsions que les polythéismes sacralisaient.

Voir aussi

Lien interne


- Trois monothéismes, article se référant aux trois plus grands en termes de fidèles.

Lien externe


- [http://www.psychanalyse-paris.com/article142.html?var_recherche=monotheisme Le monothéisme selon Freud] Catégorie:Religion ja:一神教


Histoire de l'Égypte antique

catégorie:Index égyptologique catégorie:Histoire de l'Égypte antique Egypte L'histoire de l'Égypte antique se caractérise par l’incroyable longévité des institutions mises en place dès son commencement et qui, bien que n’étant pas restées totalement figées, ont résisté aux périodes les plus troubles. Au sommet de ces institutions se trouve bien sûr le pharaon, roi et seul intermédiaire entre les hommes et les dieux, garant de l’ordre contre le chaos extérieur (envahisseurs) ou intérieur (désordre social).

Les grandes périodes de l'histoire égyptienne antique

Le découpage traditionnel de l’histoire égyptienne ancienne se fait par périodes et par dynasties. La pertinence de ce découpage qui date, dans ses grandes lignes, des historiens de l’Antiquité (notamment de Manéthon), est actuellement remise en cause par les récentes découvertes archéologiques, mais il présente néanmoins l’avantage d'une relative simplicité. On considère généralement huit grandes périodes :

La période prédynastique

(~3200 à ~2920 av. J.-C.) Manéthon Cette période, encore assez mal connue, recouvre les temps qui précédèrent l’unification du pays et l’établissement des premières institutions pharaoniques. Elle commence avec la sédentarisation de diverses peuplades au bord du Nil puis le développement de l'agriculture et de l'élevage à la fin du néolithique. Des fouilles archéologiques ont permis de connaître plusieurs cultures de cette période :
- Mérimdé,
- Badarien,
- Nagada I (Amratien), II, III puis IV. La fin de cette période est marquée par la centralisation du pouvoir autour de deux pôles, au Nord et au Sud. La dynastie des princes du Sud, a qui l'on attribue le plus souvent l'unification du pays, est désignée par le terme de Dynastie 0. Article détaillé : Période prédynastique.

L'époque thinite

(~2920 à ~2650 av. J.-C.) Le légendaire premier pharaon, connu sous le nom de Narmer (ou Ménès), fonde ainsi la Ire dynastie dont la capitale est établie à This, non loin d'Abydos. Progressivement s'organise une administration royale à l'échelle nationale. Le pays est divisé en provinces dirigées par un fonctionnaire royal. Une nouvelle capitale est fondée à la pointe sud du delta : Memphis. Le roi prend le titre d'Horus, en conformité avec la légende d'Osiris qui légitime leur pouvoir. Article détaillé : thinites

L'Ancien Empire

thinites La déification du roi s'accentue à mesure que son autorité se renforce. Un pouvoir central fort appuyé par une administration compétente permet la mise en œuvre de grands chantiers qui exploitent la main-d'œuvre inactive lors de la crue. Commence alors la construction des pyramides, qui atteint son apogée sous la IVe dynastie à Gizeh (Gîza) : Khéops (Khufu), Khéphren (Khafré) et Mykérinos (Menkâouré). Cette longue période de cinq siècles voit naître la littérature classique égyptienne qui servira de référence pour les deux millénaires à venir. Les grands thèmes de bases sont posés, tant dans les lettres que dans les sciences ou les arts comme l'architecture, la peinture ou la sculpture. C’est l’époque des premières pyramides. D’abord la pyramide à degrés à Saqqarah sous le règne du pharaon Djoser, puis des trois pyramides de Snéfrou (pyramide à degrés de Meïdoum, pyramide dite rhomboïdale et pyramide "parfaite" de Dahchour Il s’agit aussi d’une période d’expansion territoriale avec vers 2650 avant notre ère la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi Ier. Une autre pyramide, datant du dernier roi de la V dynastie, est connue à cause des premiers textes religieux, les Textes des Pyramides que Gaston Maspero y a trouvés : celle d'Ounas. Article détaillé : Ancien Empire.

La Première période intermédiaire

La première période intermédiaire, bien que d’une durée relativement courte (-2181 à -2160 av. J.-C.) a vu passer 15 rois en deux dynasties (VII et VIII). Elle aura des conséquences importantes sur la conception religieuse, et sur la nature du pouvoir royal. Article détaillé : I période intermédiaire

Le Moyen Empire

Le Moyen Empire commence sous le règne de Montouhotep, mais beaucoup considèrent qu’il démarre sous celui de Montouhotep II, en 2060 av. J.-C., sous la XI dynastie. La dynastie suivante va produire des rois très célèbres. Les Sésostris (le plus célèbre demeurant Sésostris Ier, nommé en réalité Khéperkarê Senousret) et les Amenemhat (dont le fort connu Amenemhat III). À la fin de la XI dynastie commencera la seconde période intermédiaire. Article détaillé : Moyen Empire.

La Deuxième période intermédiaire

Période d'occupation du pays par les Hyksos. Article détaillé : II période intermédiaire.

Le Nouvel Empire

Le Nouvel Empire est considéré comme la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. C'est une période de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de cinq siècles. L'initiateur en est Ahmosis, premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs (Indo-européens), il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Ahotep et de son épouse Ahmès-Néfertari. Le Nouvel Empire couvre une période allant des environs 1500 à 1000 avant notre ère et est formé de trois dynasties : XVIII (1552 à 1292), XIX (1292 à 1186) et XX (1186 à 1069). C'est une période se caractérise par un renouveau culturel et artistique, dont l'apogée sera la période amarnienne, qui s'explique en partie par l'ouverte du pays vers le monde extérieur, comme l'Asie mineure, la Crète ou le Hatti. C'est de cette époque que nous viennent certains des plus beaux témoignages architecturaux (temple de Louqsor, tombe de Séthi I, Ramesséum, Abou Simbel, etc.). Article détaillé : Nouvel Empire.

La troisième période intermédiaire

Période de domination syrienne et perse. Article détaillé : III période intermédiaire.

La Basse époque

La Basse époque se caractérise par des prises de pouvoir successives de souverains étrangers entrecoupée de courtes périodes d’indépendances. Ces souverains, bien que de cultures très différentes, s’adapteront tous au modèle égyptien et respecteront ses valeurs fondamentales. Ils se feront en effet proclamer pharaon (sauf durant la période perse) et choisiront une titulature royale calquée sur celles des anciens rois, certains cherchant même à retourner vers un archaïsme architectural et lyrique tout droit issu de l’Ancien et du Moyen Empire. La Basse époque commence par la réunification du pays par Piankhy qui inaugure la Période éthiopienne. Elle perdra le contrôle du pays après l’invasion assyrienne qui laissera de profondes blessures dans l’esprit des égyptiens, les assyriens pilleront en effet des temples et brûleront certaines villes. Ne pouvant gérer le pays, ils favoriseront la dynastie saïte d’origine libyenne. Par la suite, l’Égypte deviendra une province, d’abord de l’empire perse, des grecs, puis des romains avec entre chaque, de courtes périodes d’indépendances. Article détaillé : Basse époque.

La fin de la civilisation

La fin de l'histoire égyptienne varie en fonction du point de vue adopté. Elle prend fin :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant notre ère;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant notre ère;
- d'un point de vue culturel, à la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de notre ère.

Chronologie


- Période prédynastique
- Période thinite
  -
  -
- Ancien Empire
  -
  -
  -
  -
- I période intermédiaire
  -
  -
  -
  -
  - de Thèbes
- Moyen Empire
  - de Thèbes
  -
- II période intermédiaire
  -
  - hyksôs
  - hyksôs
  - hyksôs
  - hyksôs
- Nouvel Empire
  -
  -
  -
- III période intermédiaire
  - de Tanis
  - de Bubastis
  - de Tanis
  - de Tanis
- Basse époque
  - koushite
  - de Saïs
  - perse
  -
  -
  -
- Dynastie perse
- Période macédonienne dAlexandre le Grand
- Dynastie des Ptolémées
- Dynastie romaine


Apis

Apis est le nom grec d'un taureau sacré de la mythologie égyptienne vénéré dès l'époque préhistorique. Les premières traces de son culte son représenté sur des gravures rupestres, il est ensuite mentionné dans les Textes des Pyramides de l'Ancien Empire et son culte perdurera jusqu'à l'époque romaine. Apis est symbole de fertilité, de puissance sexuelle et de force physique. Son incarnation physique était vénérée dans tout le pays, et gardé à Memphis dans un Apieum voisin du grand temple de Ptah. L'Apis était choisi selon des critères très stricts (peut-être vingt-neuf), dont entre autre, un pelage noir, un triangle blanc sur le front, un signe en forme de vautour aux ailes déployées sur le dos, les poils de la queue doubles et un signe en forme de scarabée sous la langue. La légende veut qu'à sa mort, l'Apis se réincarne dans l'un de ses congénères, que les prêtres étaient chargés de le retrouver. Ainsi, un seul taureau était vénéré à la fois. La mort d'un taureau Apis était un événement majeur (qui se répétait tous les quatorze ans en moyenne) et qui conduisait à un deuil national de soixante-dix jours (le temps de sa momification). Les funérailles de l'Apis étaient fastueuses ; embaumé, il était déposé dans un sarcophage et inhumé dans le Serapéum, un tombeau commun grandiose aménagé au Nouvel Empire. La mère de l'Apis avait également droit a un traitement de faveur, et été inhumé dans un Iséum. À Memphis, Apis est d'abord le héraut du dieu Ptah, le créateur, puis est associé à son ba. À partir du Nouvel Empire, il est également associé au dieu , la vie, et commence à être représenté portant le disque solaire entre ses cornes. À sa mort, l'Apis était assimilé au dieu Osiris sous le nom d'Osiris-Apis et se trouve associé au culte funéraire. Ainsi, à la Basse Époque on le trouve représenté sur les sarcophages comme un taureau portant la momie du défunt sur le dos, et l'accompagnant jusqu'à son tombeau. À l'époque gréco-romaine, sa forme funéraire d'Osiris-Apis sera assimilée (notamment à Alexandrie) aux dieux Pluton et Apollon sous la forme du dieu Sérapis. D'où le mon du tombeau des Apis, le Serapéum. Il est représente sous la forme d'un taureau portant un disque solaire entre les cornes et souvent également l'uræus. Transcription : hp Translittérations : Hapi, Apis Codage : H-p:Aa5-E1 H-p:Aa5-E1 Les taureaux sacrés d'Égypte antique :
- Apis (Ptah),
- Mnévis (), Apis est également le nom grec de la ville antique de Imaou (ou Imou), la capitale du troisième nome de Basse-Égypte. Catégorie:Divinité égyptienne Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité romaine d'origine égyptienne

Taouret

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne Dans la mythologie égyptienne, Taouret est la déesse de la maternité et protégeait les femmes enceintes, les enfants et la maison. Son rôle consiste également à effrayer les mauvais esprit en compagnie de Bès.

Ptah

Dans la mythologie égyptienne, Ptah (Celui qui ouvre) est le démiurge de Memphis, dieu des artisans et des architectes.
Il est représenté sous les traits d'un homme enserré dans un manteau lui collant à la peau, portant la barbe divine et tenant un sceptre. Dans la Triade de Memphis, il est l'époux de Sekhmet et père de Néfertoum. Ptah est le dieu impérial avec sous l'Ancien Empire. Il fait partie des 5 grands dieux égyptiens avec , Isis, Osiris et Amon. Il peut être représenté sous la forme de Ptah Patèque, un nain nu difforme, qui a fait rire le conquérant Perse. Il absorbe vite les apparences de Sokaris et de Taténen mais aussi Osiris pour devenir Ptah-Sokar-Osiris. Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne

Amon

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne Amon (Le caché) est un dieu de la mythologie égyptienne. Époux de Mout et père du dieu Khonsou dans la triade thébaine, Amon est un dieu presque inconnu dans les périodes reculées de l'histoire de l'Égypte pharaonique. Il prendra une place de plus en plus prépondérante à mesure que les princes de Thèbes vont gagner en pouvoir. C'est à partir de la , qu'il commence à s'imposer et la montée aux pouvoirs des Amenemhat sera déterminante pour le rôle joué par Amon, le dieu des dieux, le véritable Jupiter égyptien. Pendant le Nouvel Empire, Amon devient le dieu dynastique, universel et créateur de l’Egypte, grâce à la victoire des Thébains sur les envahisseurs Hyksôs. Il est alors associé à , dieu Soleil d’Héliopolis et devient le dieu cosmique Amon- Rê. Amon est associé à un grand nombre de légendes. Sous le nom d'Amon-Rê, on l'a identifié au dieu solaire. Sous la forme d'une oie (un de ses animaux symboliques), il pondit l'œuf primordial d'où sortit la vie. Enfin, sous la forme d'un serpent, il fertilisa l'œuf cosmique façonné par les divinités de l'Ogdoade d'Hermopolis dans les Eaux primordiales. On le représentait sous forme d'un homme coiffé d'une haute couronne portant deux hautes plumes verticales. On le trouve souvant avec la peau peinte en bleu. Il s'agit de couleur du lapis-lazuli, pierre sacrée aux yeux des Égyptiens de l'antiquité. On le représente également la peau brune, plus rarement, et la peau noire, d'où son assimilation au dieu de Coptos, Min. On le trouve aussi représenté sous la forme d'une oie ou d'un bélier. Ainsi, devant l'entrée du temple d'Amon à Karnak se dresse une allée de sphinx criocéphales ou criosphinx, symbole de sa puissance et de son énergie fécondante. Il est parfois associé au dieu Min sous le nom Amon-Min où il s'incarne en divinité de la fécondité. À côté de cet Amon inaccessible aux communs des mortels, il existe aussi un Amon ressenti comme protecteur de la veuve et de l'orphelin et prêtant une oreille attentive aux pauvres et aux malades. Aux alentours du , Amon a été identifié à Zeus et rendait des oracles. C'était d'ailleurs, avec Apollon delphique, l'un des principaux oracles du monde antique. Parmi ses sanctuaires principaux, on peut citer : Karnak, le plus grand édifice religieux jamais construit, situé à Thèbes, sa cité sainte ; l'oasis de Siwa où l'on rendait des oracles, c'est d'ailleurs à cet endroit qu'Alexandre s'est fait déclarer fils d'Ammon-Zeus. Transcriptions : ἰmn. Transliterations : Ammon, Amoun, Amen, Imen. Codage : i-mn:n-A40 i-mn:n-A40 = IMEN, signifiant « le Caché » traduit l’impossibilité de connaître sa vraie forme. Codage] ja:アメン ko:아문

Dieux égyptiens par ville

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne La liste ci-dessous représente les plus importantes villes de l'Égypte antique rangées par nome et suivis de leur dieu tutélaire.

Basse-Égypte


- 1 nome
  - Memphis : Ptah, Sekhmet, Néfertoum
- 3 nome
  - Hermopolis : Thot
- 5 nome
  - Saïs : Neïth
- 6 nome
  - Bouto : Outo
- 7 nome
  - Demi-n-Hor : Haroëris (Horus le grand)
- 9 nome
  - Busiris : Osiris
- 10 nome
  - Athribis : Kemour, Khentykhety
- 11 nome
  - Léontopolis : Chou
- 13 nome
  - Héliopolis : Atoum, Khépri, , Nebethetepet, Iousaas
- 16 nome
  - Mendes : Ba-neb-ded
- 17 nome
  - Behedet : Harakhtès (Horus de l'horizon)
- 18 nome
  - Bubaste : Bastet, Atoum, Miysis
- 20 nome
  - Per-Sopdou : Sopdou

Haute-Égypte


- 1 nome
  - Philaé : Isis
  - Éléphantine : Khnoum, Anoukis, Satet
  - Ombos : Sobek, Haroëris
- 2 nome
  - Apollinopolis : Horus Behoudity
- 3 nome
  - Hiéraconpolis : Horus de Nekhen
  - Eileithyaspolis : Nekhbet
  - Latopolis : Khnoum
  - Hermonthis : Montou
- 4 nome
  - Thèbes : Amon, Mout, Khonsou
- 5 nome
  - Coptos : Min
  - Ombos : Seth
- 6 nome
  - Dendara : Hathor
- 8 nome
  - Abydos : Khentamentyou-Osiris
  - This : Onouris
- 9 nome
  - Panopolis : Min
- 10 nome
  - Lycopolis : Oupoaout
- 15 nome
  - Hermopolis : Thot
- 20 nome
  - Héracléopolis : Harsaphès
- 21 nome
  - Crocodilopolis : Sobek

Dieux égyptiens par symbole

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne Les « dieux » égyptiens étaient la personnification des éléments naturels, des événements de la vie, des sentiments ou des concepts. Ils sont tous liés à un ou des symboles. Cette page a pour but de donner un échantillon de ces symboles ainsi que la liste des divinités qui y sont rattachées. Cette liste ne peut être exhaustive tant le rôle de chaque divinité, et donc des symboles qui lui étaient associés, variaient d'un lieu à l'autre ou d'une époque à l'autre. Pour les animaux (symbole très fréquent), voir la page des dieux égyptiens par animal.

L'amour


- Hathor.

Le Ankh

(La croix ansée symbole de vie).
- Aton ;
- Isis.

Le caché


- Amon

Le ciste


- Isis.

Le chaos


- Seth.

La chasse


- Hepoui.

Le collier à contrepoids


- Hathor.

Le disque solaire


- Aton ;
- Atoum ;
- Bénou ;
- Harakhti ;
- Hathor ;
- Khentykhety (le soleil naissant) ;
- Khépri ;
- .

Le désert


- Seth.

La double couronne


- voir pschent.

Les étoiles


- Nout.

La fertilité


- Amon ;
- Kemour.

Les formules magiques


- Thot.

Le globe


- Isis.

Le grain


- Nepri.

La guerre


- Seth.

La lumière


- Akhet

La lune


- Thot.

Le mal


- Apophis.

La mère


- Mout.

Les minéraux


- Geb.

Les moissons


- Renenoutet.

Le pain


- Akhet

Le palmier

(Symbole de vie éternelle).
- Isis.

La pêche


- Hekes.

Le père


- Amon.

Les plantes


- Geb.

La plume d'autruche

(Symbole d'équilibre).
- Maât ;
- Shou.

La prairie


- Sehet.

Le pressoir

(Où l'on presse le raisin)
- Shesmou

Le pschent


- Horus.

Le sycomore


- Nout.

Les tempêtes


- Seth.

La terre


- Geb,
- Aker.

La renaissance


- Andjéty ;
- Kemour.

Liste des dieux égyptiens triés


- par ordre alphabétique
- par famille
- par ville
- par symbole
- par animal

Dieu

ja:神 ko:하느님 simple:God Catégorie:PhilosophieCatégorie:Métaphysique Catégorie:Religion Catégorie:Philosophie de la religionCatégorie:Croyance Dieu est un mot hérité du latin deus, lui même issu d'une racine indo-européenne
- Dyeus Pitar
, « Père Ciel brillant ». Suivant les points de vues, le terme Dieu peut avoir différentes significations. C'est ainsi que :
- pour les religions monothéistes, les trois religions dites du Livre, le terme Dieu désigne un être supérieur immatériel et doué de la perfection absolue.
- pour les religions polythéistes, il n'existe pas un dieu mais plusieurs qu'ils vénèrent, dont les rôles dans l'univers sont variables selon les croyances.
- en philosophie, dans une perspective croyante, Dieu est l'Être par excellence ; on parle aussi en métaphysique de cause première. Il reçoit traditionnellement les attributs suivants : pour l'existence : infinité, immuabilité et perfection ; pour la volonté et l'entendement : toute-puissance, omniscience, sagesse, justice et bonté.
- pour les agnostiques, il n'est pas possible de se positionner sur la question de l'existence de Dieu, ce pourquoi ils demeurent dans le doute.
- pour les athées, l'existence des dieux ou de Dieu relève d'une invention humaine à but social sans fondement réel.

Définitions

Les deux premières conceptions énoncées ci-dessous sont d'auteurs modernes de confession religieuse différentes mais relevant du monothéisme. On notera leurs convergences. Une troisième conception, fondée sur la phénoménologie nous en propose une approche moins intellectualiste et plus proche de la simplicité des évangiles. Pour le concept « Dieu » dans les religions polythéistes, on consultera l'article Dieux ou Noms de Dieu.

Définition de John Hick

John Hick, God Has Many Names, Birmingham University Press, 1988, p. 102
Au premier cercle, nous rencontrons un problème de terminologie auquel aucune solution satisfaisante ne peut être proposée. Comment devons-nous nommer cette réalité transcendante à laquelle nous supposons que la religion constitue la réponse humaine ? On peut pencher initialement pour le rejet de « Dieu », parce que trop théiste - si l'on retient que l'éventail des religions inclut les plus grandes traditions non-théistes comme les théistes - et considérer des alternatives telles que « Le Transcendant », « Le Divin », « Le Dharma », « l'Absolu », « Le Tao », « L'Être en soi-même », « Brahman », « L'ultime réalité divine ». Le fait est que nous ne disposons pas d'un terme parfaitement libre vis à vis d'une quelconque tradition ou susceptible de les transcender. C'est pourquoi on en vient à utiliser le terme fourni par l'une de ces traditions, toutefois l'utilisant (ou ayant conscience de mal l'utiliser) d'une façon qui force ses frontières. Comme chrétien, je serais assez d'accord pour utiliser « Dieu » mais je ne l'utiliserais pas dans son sens absolument théiste. C'est donc un danger pour l'auteur comme pour le lecteur de passer sans l'avoir remarqué et de régresser au sens strict et standard de ce terme ; tous deux doivent demeurer vigilants contre cela. Je parlerai donc de Dieu dans ce qui suit, avec cette restriction importante que c'est une question ouverte de savoir à ce moment du propos, si Dieu est personnel. Nous serons conduits, je le présume, à distinguer Dieu de « Dieu comme il est conçu et perçu par les hommes ». Dieu n'est ni une personne ni un objet mais la réalité transcendante telle qu'elle est conçue et expérimentée par diverses mentalités humaines, notamment soit de façon personnelle, soit de façon non-personnelle.
La conception générale de cette distinction, d'une part, la Déité dans toute sa profondeur infinie, au-delà de la conscience et de l'expérience humaine et d'autre part, la Déité comme une expérience finie dans l'expérience humaine, est ancienne et très répandue. Peut-être la forme la plus explicite de cette distinction est celle entre Nirguna Brahman, Brahman sans attributs, au-delà du champ de langage humain et Saguna Brahman, avec des attributs, connus dans l'expérience religieuse humaine comme Ishvara, le créateur personnel et prince de l'univers. Chez le mystique occidental Maître Eckhart (Meister Eckhart) est distinguée la Déité (Deitas) et Dieu (Deus) ; et Rudolf Otto, dans son étude « Eckhart et Shankara » dit : « Ici même se rencontre la plus extraordinaire analogie entre Eckhart et Shankara : loin au-dessus de Dieu et du Seigneur personnel se trouve la Déité, entretenant une relation identique à celle que tient Brahman envers Ishvara ». Les Écritures Taoïstes, Tao Te Ching, commencent par affirmer que « Le Tao qu'on peut exprimer n'est pas le Tao éternel ». Les mystiques de la Kabbale juive distinguent entre En Soph, l'absolue divine réalité, au-delà de toute description humaine et le Dieu de la Bible ; chez les Soufis, Al Hacq, le Réel semble être un concept similaire, comme l'abyssale Déité soutenant la personnalité d'Allah. Plus récemment, Paul Tillich a parlé du « Dieu au-delà du Dieu du théisme » et dit que « Dieu est le symbole de Dieu ». Whitehead et les théologiens du Process qui l'ont suivi distinguent entre la nature primordiale et la nature conséquente de Dieu, la première étant la nature de Dieu soi-même, l'autre étant constituée de son inclusion dans le monde et la réponse du monde.

Définition de Marc-Alain Ouaknin

Marc-Alain Ouaknin, Dieu et l'art de pêcher à la ligne, Bayard, 2002, p. 12
« Dieu en cent pages. Voilà, j'ai accepté le défi. Mon premier mouvement est d'offrir à l'éditeur cent pages vides. Non par jeu mais par respect. La seule chose qu'on puisse vraiment dire sur Dieu, c'est rien. Ne rien dire ! Théologie négative radicale.
Ne rien dire mais le dire bien !
Je renonce à cette possibilité. Non parce que cela aurait pu être interprété comme une facilité, mais parce que l'idée n'est pas originale. Je retrouve un livre sur les rayons de ma bibliothèque : « tout ce que les hommes savent sur les femmes». 200 pages blanches !
Lucide ! »

Définition de Michel Henry

Le philosophe Michel Henry définit Dieu d’un point de vue phénoménologique, dans son livre C'est moi la Vérité, pour une philosophie du christianisme, Editions du Seuil, 1996, p. 40 :
« Dieu est Vie, il est l’essence de la Vie, ou, si l’on préfère, l’essence de la vie est Dieu. Disant cela nous savons déjà ce qu’est Dieu, nous ne le savons pas par l’effet d’un savoir ou d’une connaissance quelconque, nous ne le savons pas par la pensée, sur le fond de la vérité du monde ; nous le savons et ne pouvons le savoir que dans et par la Vie elle-même. Nous ne pouvons le savoir qu’en Dieu. »
La Vie dont il est question ici n’est pas la vie au sens biologique du terme définie par des propriétés objectives et extérieures, ni un concept philosophique abstrait et vide, mais la vie phénoménologique absolue, une vie radicalement immanente qui porte en elle le pouvoir de se manifester en elle-même sans distance, une vie qui se révèle elle-même à chaque instant. Une manifestation de soi et une auto-révélation qui ne consiste pas dans le fait de voir hors de soi ou de percevoir le monde extérieur, mais dans le fait de sentir et de se sentir soi-même, d’éprouver en soi sa propre réalité intérieure et affective. Comme le dit également Michel Henry dans ce même livre, « Dieu est cette Révélation pure qui ne révèle rien d’autre que soi, Dieu se révèle. La Révélation de Dieu est son auto-révélation ». Dieu est en lui-même révélation, il est la Révélation primordiale qui arrache toute chose au néant, une révélation qui est l’auto-révélation pathétique et l’auto-jouissance absolue de la Vie. Comme dit Jean, Dieu est amour, parce que la Vie s’aime elle-même d’un amour infini et éternel. Michel Henry oppose à la notion de création, qui est la création du monde, la notion de génération de la Vie. La création du monde consiste dans l’ouverture de cet horizon d’extériorité où toute chose devient visible. Alors que la Vie ne cesse de s’engendrer elle-même et d’engendrer tous les vivants dans son immanence radicale, dans son intériorité phénoménologique absolue qui est sans écart ni distance. Puisque nous sommes vivants et donc engendrés à chaque instant par la Vie infinie de Dieu, puisqu’il ne cesse de nous donner la vie, et puisque nous ne cessons de naître dans le présent éternel de la vie par l’action en nous de cette Vie absolue, Dieu est aux yeux du christianisme notre Père et nous sommes ses Fils bien aimés, les Fils du Dieu vivant. Ce qui ne veut pas dire qu’il nous a créé au moment de notre conception ou au commencement du monde, mais qu’il ne cesse de nous générer en permanence dans la Vie, qu’il est toujours à l’œuvre en nous jusque dans la moindre de nos impressions subjectives.

Du Dieu des monothéismes

« Or il y a un danger d'idolâtrie dans tout théisme. Tout théisme qui s'exprime est une idolâtrie, car l'expression le signifie et, par là, le fige ; sauf si, d'une certaine façon, son discours se nie lui-même et devient donc athée. Autrement dit, les paradoxes du langage et de ses significations sont tels que le seul discours sur Dieu qui ne soit pas idolâtre ne peut être qu'un discours athée. Ou encore, que dans tout discours, le seul Dieu qui ne soit pas une idole est un Dieu qui ne soit pas un Dieu. » (Henri Atlan, Niveaux de signification et athéisme de l'écriture, La Bible au présent, Idées/Gallimard, 1982).
On en vient donc à ne pas le représenter, même par respect, au moyen d'un objet, d'un symbole ou d'une idée revient à nier toute connaissance possible de Dieu. Cela ne nie peut-être pas l'expérience mystique, l'extase, etc. Il n'est pas inutile de se demander s'il y a une notion de « Dieu » véritablement commune aux « monothéismes ». Au-delà des élans œcuméniques et du rêve de la philosophia perennis, demeurent des différences irréconciliables. Y a-t-il quelque chose de commun, par exemple, entre Celui qu'on nomme à tout bout de phrase, au besoin pour en faire la marque du futur dans le langage parlé et Celui dont on repousse sans cesse dans le sacré les périphrases qui le désigne ? D'ailleurs, Thomas d'Aquin ne disait-il pas De Deo nihil scimus ? On peut également se demander quel sens aurait cette question avant les débats unitariens du européen où le mot monothéisme apparaît dans son acception moderne et qui naît d'une manœuvre théologique pour isoler radicalement les judaïsme, christianisme et islam du reste de l'Humanité « idôlatre », « polythéiste », bref, païenne qui, dépourvue de toute vérité primordiale, peut être objet de colonisation voire d'évangélisation. On peut penser du mot Dieu ce que Claude Lévi-Strauss disait de mana : Dieu ne serait ni une catégorie ontologique ni un substantif ; il s'agirait d'une catégorie linguistique qui a une fonction sémantique. Sa valeur symbolique de zéro pourrait recevoir divers sens et rendre possible des concepts comme Allah, YHWH, Elohim, Dieu, Ahura Mazda, etc. De ce que l'on s'entend à mettre sous le symbole algébrique de Dieu dépend forcément dieu: les dieux sont toujours des non-Dieu. Si tel est le cas, il y a autant de listes possibles de non-dieu selon lesquelles le « dieu de l'autre est toujours un faux dieu » que de version de Dieu. Inutile de souligner aussi que la valeur de vérité de chacune de ces listes n'intéresse que le théologien et ses préjugés mais non l'étude scientifique de la religion. Chacun peut dire — en mimant ou non le langage neutre de la science — que Jésus ou Simon le Magicien est ou n'est pas Dieu ; les deux énoncés n'en demeurent pas moins d'ordre théologique, i.e. non scientifique. Deux options arbitraires, en quelque sorte, car indécidables

La « mort de Dieu »

En Occident, à partir de Descartes et Pascal notamment, l'existence de Dieu est devenue sujette à la démonstration, et de plus en plus exposée à la critique, concomittante à la crise de la religion chrétienne et l'apparition du protestantisme. On doit à Friedrich Nietzsche la formule célèbre « Dieu est mort », qui fait écho aux mutations de la société occidentale moderne : le scientisme, la théorie de l'évolution de Darwin, le socialisme, la psychanalyse entre autres ont en commun une critique des dogmes religieux, qui ouvre la voie a l'athéisme qui considère la notion de Dieu comme un construct social étranger à la réalité. Le communisme a officialisé l'athéisme dans les républiques socialistes, où la religion et l'existence de Dieu sont vues comme des reliquats d'instruments d'oppression. Au , une part importante d'intellectuels ont revendiqué leur athéisme ; on remarque cependant qu'une plus grande tolérance vis-à-vis des religions et de la croyance en l'existence de Dieu s'est affichée suite à la chute des États communistes. De même, la croyance en l'existence de Dieu et l'activisme politique ont souvent été liés, comme le montrent la vie de Gandhi, les premiers militants socialiste chrétiens, ou encore la théologie de la libération dans les pays du tiers monde. La référence à Dieu reste un sujet sensible notamment en Europe, ou les origines chrétiennes de l'Union européenne ont provoqué des débats houleux lors de la rédaction de la Constitution européenne. Le laïcisme est un principe de gouvernement fortement ancré en Europe, où on compte la plus forte proportion d'athées dans le monde.

Citations le concernant


- « Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » (Première épître de Jean 4, 16)
- « Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres. » (Première épître de Jean 1, 5)
- « Dieu existe pour celui qui y croit. » (Régis Debray)
- « Dieu est une diphtongue. » (d'après Commerson, Les pensées d'un emballeur.)
- « Après tout ce que les hommes ont fait pour lui, Dieu aurait tout de même pu se donner la peine d'exister, vous ne croyez pas ? » (Frédéric Beigbeder)
- « La vérité et Dieu sont deux synonymes. » (A. Bailey)
- « Il n'y a pas de dieu, il n'y a pas de dieu, il n'y a pas du tout de dieu. Celui qui a inventé dieu est un crétin. Celui qui propage l'idée de dieu est une canaille. Celui qui adore dieu est un barbare. » (phrase introductive des discours d'Erode Ramaswami, dit Periyar, leader tamoul du , un athée dans l'Inde aux 33 millions de dieux)
- « Dieu est le point tangent de zéro et de l'infini. » (Alfred Jarry, Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien — Conclusion d'une suite d'équations mathématiques visant à définir la surface de Dieu)
- « La seule excuse de Dieu est qu'il n'existe pas » Stendhal
- « Si Dieu a créé l'homme à son image nous le lui avons bien rendu. » Voltaire
- « Car devant Dieu, il y a moins un problème de liberté qu'un problème du mal. On connaît l'alternative : ou nous ne sommes pas libres et Dieu tout-puissant est responsable du mal. Ou nous sommes libres et responsables, mais Dieu n'est pas tout-puissant. » Albert Camus Le mythe de Sisyphe
- « Dieu est mort » Friedrich Nietzsche
- « Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien ... » Woody Allen
- « Dieu. C'est l'être extrême, Dieu. C'est le jour sans fin et sans bornes qui dit: j'aime. » Victor Hugo
- « Quelles idées et notions indignes, ce monde a de Dieu ! Si vous testez vos idées sur Dieu selon l'enseignement des Écritures, vous verrez d'un coup d'œil ce que je veux dire. Nous manquons même du sentiment de grandeur et de puissance et de majesté de Dieu. Écoutez les hommes argumenter à propos de Dieu, et notez avec quelle désinvolture ils utilisent le terme... C'est vraiment alarmant d'observer de quelle manière nous avons tous tendance à employer le nom de Dieu. Il est évident que nous ne réalisons pas que nous parlons du Dieu à jamais béni, éternel, absolu, tout-puissant. En un sens, nous devrions ôter nos souliers à chaque fois que nous employons le nom de Dieu. » Martyn Lloyd-Jones

Voir aussi

Articles connexes


- Alfred North Whitehead
- Apophatisme
- Diable
- Athéisme
- Mythologie
- Guerre sainte
- Hiérophanie
- Inquisition
- La définition de J.Z. Smith
- Noms de Dieu
- Religion
- Secte
- Théodicée
- Théologie négative
- Théologie du Process
- Théophanie
- Théologies de la Mort de Dieu (« Dieu est mort » Friedrich Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra)

Bibliographie


- Jean-Paul Sartre, Le diable et le bon dieu
- Régis Debray, Dieu, un itinéraire
- Régis Debray, Le Feu sacré
- Neale donald Walsch Conversations avec Dieu

Liens externes


- En espagnol, Miquel Sunyol s.j. et Mulot : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/apofatico.htm Hablame de Dios]
- En espagnol, Miquel Sunyol s.j : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/empacho.htm Empachado de teologia]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/dieu.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes sur le thème de Dieu.
- [http://www.unisson06.org Spiritualité laïque - Unisson06.org] : Groupe d'échange, de réflexion et d'entraide sur la spiritualité et la philosophie, dans le but de réunir des personnes investies dans une recherche spirituelle, mêlant compréhension du moi et compréhension du monde, afin d'entraider chacun dans son propre cheminement personnel.

Mythologie

ko:신화 ja:神話 th:ปุราณวิทยา
-
La mythologie (du grec mythos, mythe et logos, discours) (n.f.) est le corpus des mythes révélant le système de pensée ayant donné naissance à une religion et à la civilisation qui la porte. Une autre définition de la mythologie est un bouquet cohérent de récits habituellement nommés mythes. Elle prend sens et activité dans une culture socio-religieuse. Le mot est généralement utilisé pour décrire les systèmes religieux des mondes anciens ou des civilisations premières, éloignées dans le temps ou dans l'espace. « On nomme d'ordinaire « mythologie » les récits sacrés des religions auxquelles plus personne ne croit plus », Li M'Hâ Ong, Traité des Semences et des Étoiles. En effet, nombre de religions antiques et ancestrales sont par un curieux hasard parfois qualifiées de "mythologie", peut-être afin qu'elles tombent aux oubliettes ? Alors que les monothéismes, qui leurs sont postérieurs et qui cultivent le prosélytisme, ont eux droit au titre de religions.

Mythologie des mondes anciens ou premiers

On parle facilement de Mythologie pour les récits religieux des mondes anciens ou exotiques, éloignés dans le temps ou dans l'espace, telles que :
- Mythologie aborigène
- Mytholgie bretonne
- Mythologie celtique
- Mythologie chinoise
- Mythologie égyptienne
- Mythologie étrusque
- Mythologie germanique
- Mythologie grecque
- mythologie hurrite
- Mythologie irlandaise
- Mythologie iranienne
- Mythologie japonaise
- Mythologie maori
- Mythologie mésopotamienne
- Mythologie précolombienne
- Mythologie russe
- Mythologie romaine
- Mythologie nordique
- Mythologie slave

Mythologie contemporaine

Il est plus difficile de parler de mythologie à propos des religions contemporaines, par exemple de mythologie biblique, terme que les croyants sont tout disposés à prendre pour une offense envers leur foi, une attaque contre leurs croyances ou au minimum, une manifestation d'intolérance. Les dieux des voies monothéistes sont pensés comme étant le seul et unique Dieu, et de ce fait, comme la seule instance possible de ce concept. Le croyant monothéiste est donc facilement amené à penser que son dieu est le vrai quand celui des autres, spécialement celui qui n'a plus un fidèle vivant pour le défendre, serait faux. Ces religions, il les déclare unilatéralement paganisme. Il pose donc le problème de la Vérité et non le problème de la mythologie. Pourtant, la plupart des livres sacrés des religions contemporaines, qu'elles relèvent du monothéisme ou du polythéisme, s'enracinent dans les religions premières et les récits qui les soutiennent constituent des mythologies. Le mythe est le langage normal de la religion et il n'est pas une simple fable ou une simple légende, non plus qu'un conte populaire. La pensée critique et particulièrement la démythologisation, telle que l'entendait Rudolph Bultmann au début du , nous ont habitués à penser que les événements et les histoires environnant l'origine et le développement de religions comme le Christianisme, le Judaïsme ou l'Islam ne sont pas exactement vraies et vérifiables au même titre que l'assassinat d'Abraham Lincoln ou le couronnement de Napoléon Ier.

Mythes urbains

Pour autant, le monde contemporain secrète ses propres mythes, dans lesquels l'Internet joue son rôle. Chacun connaît les chaînes de lettres qui vous promettent les pires horreurs si vous interrompez la chaîne, les alertes aux faux virus qu'on nomme canulars (hoax), les appels à la solidarité pour des personnes fictives atteintes de maladies toutes plus rares les unes que les autres, les rumeurs concernant les célébrités dont quelques-unes ont bien du mal à se défaire.

Symboles trans-culturels

Certains symboles ou concepts se retrouvent dans plusieurs mythologies, soient qu'ils soient passés d'une culture à l'autre, soit qu'ils aient été inventés indépendamment (les mêmes causes ayant les mêmes effets).
- Ouroboros
- Svastika
- Yin et yang

Voir aussi

Thèmes associés


- Religion
- Antiquité
- Ethnologie
- Anthropologie
- Mythe

Articles connexes


- Légende urbaine
- Atlantide
- Conte
- Mythes et création du Monde
- Créature fantastique
- Musée de l'Homme
- Lieux mythologiques
- Mythologie contemporaine

Liens


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=79/ Forum mythologies], un forum consacré à l'étude des mythologies. Catégorie:Histoire

Peuple Li

Les Li (黎 pinyin Lì) sont l'une des 56 minorités ethniques vivant en Chine aux cotés des Han (ethnie dominante). La majorité des Li vivent au large de la côte sud de la Chine sur l'île-province de Hainan, où ils sont les indigènes les plus nombreux. Pendant la dynastie Sui ils étaient désignés par le nom Liliao, et à présent ils se nomment eux-mêmes les Sai. Ils sont tenu en haute estime par le gouvernement de Beijing, parce qu'ils ont combattu au côté du Parti communiste chinois contre la domination du Kuomintang pendant la révolution chinoise. Les Li ont leur propre langue, classée parmi les langues sino-tibétaines. La langue Li n'avait pas de système d'écriture avant les années 1950, durant lesquelles ils adoptèrent l'alphabet latin. Les Li ont des contacts réguliers avec les Han, et la majorité d'entre eux peuvent comprendre ou parler le Mandarin.

Lien externe


- [http://www.paulnoll.com/China/Minorities/min-Li.html Article sur les Li] Catégorie:Groupe ethnique de Chine

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