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Panthéon

Panthéon

Le Panthéon est un temple que les Grecs et les Romains consacraient à certains de leurs dieux, par exemple le Panthéon de Rome, dédié à tous les dieux. Ce terme désigne aussi l'ensemble des dieux d'une mythologie ou d'une religion. En grec ancien, πᾶν (pan) signifie « tout » et θεός (theos), « dieu ». Par extension, on appelle Panthéon un monument où sont déposés les corps des hommes illustres d'une nation.
Exemple : le Panthéon de Paris. Dans l'Antiquité, les villes étaient créées sous l'égide d'un dieu protecteur de la ville (divinité polyade), et le fondateur s'orgueillissait d'être le fils d'un dieu (surtout chez les Grecs). Les panthéons nationaux pouvaient s'augmenter d'ajouts étrangers : ainsi les Égyptiens adoptèrent Astarté, les Romains adoptèrent Isis, les Grecs modifièrent le panthéon des autres peuples pour le coller au leur, les Phéniciens accueillirent Hathor (dame de Byblos), les asiatiques possédaient tous un Bâal national, les Carthaginois adoptèrent les dieux grecs, etc. Nous connaissons mieux le panthéon des Grecs et des Romains. Celui des Égyptiens nous est également assez bien connu (le panthéon égyptien doit être considéré spirituellement différent par rapport à ceux de la Grèce et de Rome). En voici une modeste liste: Catégorie:Édifice religieux grec antique Catégorie:Temple Catégorie:Religion grecque antique Catégorie:Religion romaine ja:パンテオン

Grèce

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Dieu

ja:神 ko:하느님 simple:God Catégorie:PhilosophieCatégorie:Métaphysique Catégorie:Religion Catégorie:Philosophie de la religionCatégorie:Croyance Dieu est un mot hérité du latin deus, lui même issu d'une racine indo-européenne
- Dyeus Pitar
, « Père Ciel brillant ». Suivant les points de vues, le terme Dieu peut avoir différentes significations. C'est ainsi que :
- pour les religions monothéistes, les trois religions dites du Livre, le terme Dieu désigne un être supérieur immatériel et doué de la perfection absolue.
- pour les religions polythéistes, il n'existe pas un dieu mais plusieurs qu'ils vénèrent, dont les rôles dans l'univers sont variables selon les croyances.
- en philosophie, dans une perspective croyante, Dieu est l'Être par excellence ; on parle aussi en métaphysique de cause première. Il reçoit traditionnellement les attributs suivants : pour l'existence : infinité, immuabilité et perfection ; pour la volonté et l'entendement : toute-puissance, omniscience, sagesse, justice et bonté.
- pour les agnostiques, il n'est pas possible de se positionner sur la question de l'existence de Dieu, ce pourquoi ils demeurent dans le doute.
- pour les athées, l'existence des dieux ou de Dieu relève d'une invention humaine à but social sans fondement réel.

Définitions

Les deux premières conceptions énoncées ci-dessous sont d'auteurs modernes de confession religieuse différentes mais relevant du monothéisme. On notera leurs convergences. Une troisième conception, fondée sur la phénoménologie nous en propose une approche moins intellectualiste et plus proche de la simplicité des évangiles. Pour le concept « Dieu » dans les religions polythéistes, on consultera l'article Dieux ou Noms de Dieu.

Définition de John Hick

John Hick, God Has Many Names, Birmingham University Press, 1988, p. 102
Au premier cercle, nous rencontrons un problème de terminologie auquel aucune solution satisfaisante ne peut être proposée. Comment devons-nous nommer cette réalité transcendante à laquelle nous supposons que la religion constitue la réponse humaine ? On peut pencher initialement pour le rejet de « Dieu », parce que trop théiste - si l'on retient que l'éventail des religions inclut les plus grandes traditions non-théistes comme les théistes - et considérer des alternatives telles que « Le Transcendant », « Le Divin », « Le Dharma », « l'Absolu », « Le Tao », « L'Être en soi-même », « Brahman », « L'ultime réalité divine ». Le fait est que nous ne disposons pas d'un terme parfaitement libre vis à vis d'une quelconque tradition ou susceptible de les transcender. C'est pourquoi on en vient à utiliser le terme fourni par l'une de ces traditions, toutefois l'utilisant (ou ayant conscience de mal l'utiliser) d'une façon qui force ses frontières. Comme chrétien, je serais assez d'accord pour utiliser « Dieu » mais je ne l'utiliserais pas dans son sens absolument théiste. C'est donc un danger pour l'auteur comme pour le lecteur de passer sans l'avoir remarqué et de régresser au sens strict et standard de ce terme ; tous deux doivent demeurer vigilants contre cela. Je parlerai donc de Dieu dans ce qui suit, avec cette restriction importante que c'est une question ouverte de savoir à ce moment du propos, si Dieu est personnel. Nous serons conduits, je le présume, à distinguer Dieu de « Dieu comme il est conçu et perçu par les hommes ». Dieu n'est ni une personne ni un objet mais la réalité transcendante telle qu'elle est conçue et expérimentée par diverses mentalités humaines, notamment soit de façon personnelle, soit de façon non-personnelle.
La conception générale de cette distinction, d'une part, la Déité dans toute sa profondeur infinie, au-delà de la conscience et de l'expérience humaine et d'autre part, la Déité comme une expérience finie dans l'expérience humaine, est ancienne et très répandue. Peut-être la forme la plus explicite de cette distinction est celle entre Nirguna Brahman, Brahman sans attributs, au-delà du champ de langage humain et Saguna Brahman, avec des attributs, connus dans l'expérience religieuse humaine comme Ishvara, le créateur personnel et prince de l'univers. Chez le mystique occidental Maître Eckhart (Meister Eckhart) est distinguée la Déité (Deitas) et Dieu (Deus) ; et Rudolf Otto, dans son étude « Eckhart et Shankara » dit : « Ici même se rencontre la plus extraordinaire analogie entre Eckhart et Shankara : loin au-dessus de Dieu et du Seigneur personnel se trouve la Déité, entretenant une relation identique à celle que tient Brahman envers Ishvara ». Les Écritures Taoïstes, Tao Te Ching, commencent par affirmer que « Le Tao qu'on peut exprimer n'est pas le Tao éternel ». Les mystiques de la Kabbale juive distinguent entre En Soph, l'absolue divine réalité, au-delà de toute description humaine et le Dieu de la Bible ; chez les Soufis, Al Hacq, le Réel semble être un concept similaire, comme l'abyssale Déité soutenant la personnalité d'Allah. Plus récemment, Paul Tillich a parlé du « Dieu au-delà du Dieu du théisme » et dit que « Dieu est le symbole de Dieu ». Whitehead et les théologiens du Process qui l'ont suivi distinguent entre la nature primordiale et la nature conséquente de Dieu, la première étant la nature de Dieu soi-même, l'autre étant constituée de son inclusion dans le monde et la réponse du monde.

Définition de Marc-Alain Ouaknin

Marc-Alain Ouaknin, Dieu et l'art de pêcher à la ligne, Bayard, 2002, p. 12
« Dieu en cent pages. Voilà, j'ai accepté le défi. Mon premier mouvement est d'offrir à l'éditeur cent pages vides. Non par jeu mais par respect. La seule chose qu'on puisse vraiment dire sur Dieu, c'est rien. Ne rien dire ! Théologie négative radicale.
Ne rien dire mais le dire bien !
Je renonce à cette possibilité. Non parce que cela aurait pu être interprété comme une facilité, mais parce que l'idée n'est pas originale. Je retrouve un livre sur les rayons de ma bibliothèque : « tout ce que les hommes savent sur les femmes». 200 pages blanches !
Lucide ! »

Définition de Michel Henry

Le philosophe Michel Henry définit Dieu d’un point de vue phénoménologique, dans son livre C'est moi la Vérité, pour une philosophie du christianisme, Editions du Seuil, 1996, p. 40 :
« Dieu est Vie, il est l’essence de la Vie, ou, si l’on préfère, l’essence de la vie est Dieu. Disant cela nous savons déjà ce qu’est Dieu, nous ne le savons pas par l’effet d’un savoir ou d’une connaissance quelconque, nous ne le savons pas par la pensée, sur le fond de la vérité du monde ; nous le savons et ne pouvons le savoir que dans et par la Vie elle-même. Nous ne pouvons le savoir qu’en Dieu. »
La Vie dont il est question ici n’est pas la vie au sens biologique du terme définie par des propriétés objectives et extérieures, ni un concept philosophique abstrait et vide, mais la vie phénoménologique absolue, une vie radicalement immanente qui porte en elle le pouvoir de se manifester en elle-même sans distance, une vie qui se révèle elle-même à chaque instant. Une manifestation de soi et une auto-révélation qui ne consiste pas dans le fait de voir hors de soi ou de percevoir le monde extérieur, mais dans le fait de sentir et de se sentir soi-même, d’éprouver en soi sa propre réalité intérieure et affective. Comme le dit également Michel Henry dans ce même livre, « Dieu est cette Révélation pure qui ne révèle rien d’autre que soi, Dieu se révèle. La Révélation de Dieu est son auto-révélation ». Dieu est en lui-même révélation, il est la Révélation primordiale qui arrache toute chose au néant, une révélation qui est l’auto-révélation pathétique et l’auto-jouissance absolue de la Vie. Comme dit Jean, Dieu est amour, parce que la Vie s’aime elle-même d’un amour infini et éternel. Michel Henry oppose à la notion de création, qui est la création du monde, la notion de génération de la Vie. La création du monde consiste dans l’ouverture de cet horizon d’extériorité où toute chose devient visible. Alors que la Vie ne cesse de s’engendrer elle-même et d’engendrer tous les vivants dans son immanence radicale, dans son intériorité phénoménologique absolue qui est sans écart ni distance. Puisque nous sommes vivants et donc engendrés à chaque instant par la Vie infinie de Dieu, puisqu’il ne cesse de nous donner la vie, et puisque nous ne cessons de naître dans le présent éternel de la vie par l’action en nous de cette Vie absolue, Dieu est aux yeux du christianisme notre Père et nous sommes ses Fils bien aimés, les Fils du Dieu vivant. Ce qui ne veut pas dire qu’il nous a créé au moment de notre conception ou au commencement du monde, mais qu’il ne cesse de nous générer en permanence dans la Vie, qu’il est toujours à l’œuvre en nous jusque dans la moindre de nos impressions subjectives.

Du Dieu des monothéismes

« Or il y a un danger d'idolâtrie dans tout théisme. Tout théisme qui s'exprime est une idolâtrie, car l'expression le signifie et, par là, le fige ; sauf si, d'une certaine façon, son discours se nie lui-même et devient donc athée. Autrement dit, les paradoxes du langage et de ses significations sont tels que le seul discours sur Dieu qui ne soit pas idolâtre ne peut être qu'un discours athée. Ou encore, que dans tout discours, le seul Dieu qui ne soit pas une idole est un Dieu qui ne soit pas un Dieu. » (Henri Atlan, Niveaux de signification et athéisme de l'écriture, La Bible au présent, Idées/Gallimard, 1982).
On en vient donc à ne pas le représenter, même par respect, au moyen d'un objet, d'un symbole ou d'une idée revient à nier toute connaissance possible de Dieu. Cela ne nie peut-être pas l'expérience mystique, l'extase, etc. Il n'est pas inutile de se demander s'il y a une notion de « Dieu » véritablement commune aux « monothéismes ». Au-delà des élans œcuméniques et du rêve de la philosophia perennis, demeurent des différences irréconciliables. Y a-t-il quelque chose de commun, par exemple, entre Celui qu'on nomme à tout bout de phrase, au besoin pour en faire la marque du futur dans le langage parlé et Celui dont on repousse sans cesse dans le sacré les périphrases qui le désigne ? D'ailleurs, Thomas d'Aquin ne disait-il pas De Deo nihil scimus ? On peut également se demander quel sens aurait cette question avant les débats unitariens du européen où le mot monothéisme apparaît dans son acception moderne et qui naît d'une manœuvre théologique pour isoler radicalement les judaïsme, christianisme et islam du reste de l'Humanité « idôlatre », « polythéiste », bref, païenne qui, dépourvue de toute vérité primordiale, peut être objet de colonisation voire d'évangélisation. On peut penser du mot Dieu ce que Claude Lévi-Strauss disait de mana : Dieu ne serait ni une catégorie ontologique ni un substantif ; il s'agirait d'une catégorie linguistique qui a une fonction sémantique. Sa valeur symbolique de zéro pourrait recevoir divers sens et rendre possible des concepts comme Allah, YHWH, Elohim, Dieu, Ahura Mazda, etc. De ce que l'on s'entend à mettre sous le symbole algébrique de Dieu dépend forcément dieu: les dieux sont toujours des non-Dieu. Si tel est le cas, il y a autant de listes possibles de non-dieu selon lesquelles le « dieu de l'autre est toujours un faux dieu » que de version de Dieu. Inutile de souligner aussi que la valeur de vérité de chacune de ces listes n'intéresse que le théologien et ses préjugés mais non l'étude scientifique de la religion. Chacun peut dire — en mimant ou non le langage neutre de la science — que Jésus ou Simon le Magicien est ou n'est pas Dieu ; les deux énoncés n'en demeurent pas moins d'ordre théologique, i.e. non scientifique. Deux options arbitraires, en quelque sorte, car indécidables

La « mort de Dieu »

En Occident, à partir de Descartes et Pascal notamment, l'existence de Dieu est devenue sujette à la démonstration, et de plus en plus exposée à la critique, concomittante à la crise de la religion chrétienne et l'apparition du protestantisme. On doit à Friedrich Nietzsche la formule célèbre « Dieu est mort », qui fait écho aux mutations de la société occidentale moderne : le scientisme, la théorie de l'évolution de Darwin, le socialisme, la psychanalyse entre autres ont en commun une critique des dogmes religieux, qui ouvre la voie a l'athéisme qui considère la notion de Dieu comme un construct social étranger à la réalité. Le communisme a officialisé l'athéisme dans les républiques socialistes, où la religion et l'existence de Dieu sont vues comme des reliquats d'instruments d'oppression. Au , une part importante d'intellectuels ont revendiqué leur athéisme ; on remarque cependant qu'une plus grande tolérance vis-à-vis des religions et de la croyance en l'existence de Dieu s'est affichée suite à la chute des États communistes. De même, la croyance en l'existence de Dieu et l'activisme politique ont souvent été liés, comme le montrent la vie de Gandhi, les premiers militants socialiste chrétiens, ou encore la théologie de la libération dans les pays du tiers monde. La référence à Dieu reste un sujet sensible notamment en Europe, ou les origines chrétiennes de l'Union européenne ont provoqué des débats houleux lors de la rédaction de la Constitution européenne. Le laïcisme est un principe de gouvernement fortement ancré en Europe, où on compte la plus forte proportion d'athées dans le monde.

Citations le concernant


- « Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » (Première épître de Jean 4, 16)
- « Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres. » (Première épître de Jean 1, 5)
- « Dieu existe pour celui qui y croit. » (Régis Debray)
- « Dieu est une diphtongue. » (d'après Commerson, Les pensées d'un emballeur.)
- « Après tout ce que les hommes ont fait pour lui, Dieu aurait tout de même pu se donner la peine d'exister, vous ne croyez pas ? » (Frédéric Beigbeder)
- « La vérité et Dieu sont deux synonymes. » (A. Bailey)
- « Il n'y a pas de dieu, il n'y a pas de dieu, il n'y a pas du tout de dieu. Celui qui a inventé dieu est un crétin. Celui qui propage l'idée de dieu est une canaille. Celui qui adore dieu est un barbare. » (phrase introductive des discours d'Erode Ramaswami, dit Periyar, leader tamoul du , un athée dans l'Inde aux 33 millions de dieux)
- « Dieu est le point tangent de zéro et de l'infini. » (Alfred Jarry, Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien — Conclusion d'une suite d'équations mathématiques visant à définir la surface de Dieu)
- « La seule excuse de Dieu est qu'il n'existe pas » Stendhal
- « Si Dieu a créé l'homme à son image nous le lui avons bien rendu. » Voltaire
- « Car devant Dieu, il y a moins un problème de liberté qu'un problème du mal. On connaît l'alternative : ou nous ne sommes pas libres et Dieu tout-puissant est responsable du mal. Ou nous sommes libres et responsables, mais Dieu n'est pas tout-puissant. » Albert Camus Le mythe de Sisyphe
- « Dieu est mort » Friedrich Nietzsche
- « Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien ... » Woody Allen
- « Dieu. C'est l'être extrême, Dieu. C'est le jour sans fin et sans bornes qui dit: j'aime. » Victor Hugo
- « Quelles idées et notions indignes, ce monde a de Dieu ! Si vous testez vos idées sur Dieu selon l'enseignement des Écritures, vous verrez d'un coup d'œil ce que je veux dire. Nous manquons même du sentiment de grandeur et de puissance et de majesté de Dieu. Écoutez les hommes argumenter à propos de Dieu, et notez avec quelle désinvolture ils utilisent le terme... C'est vraiment alarmant d'observer de quelle manière nous avons tous tendance à employer le nom de Dieu. Il est évident que nous ne réalisons pas que nous parlons du Dieu à jamais béni, éternel, absolu, tout-puissant. En un sens, nous devrions ôter nos souliers à chaque fois que nous employons le nom de Dieu. » Martyn Lloyd-Jones

Voir aussi

Articles connexes


- Alfred North Whitehead
- Apophatisme
- Diable
- Athéisme
- Mythologie
- Guerre sainte
- Hiérophanie
- Inquisition
- La définition de J.Z. Smith
- Noms de Dieu
- Religion
- Secte
- Théodicée
- Théologie négative
- Théologie du Process
- Théophanie
- Théologies de la Mort de Dieu (« Dieu est mort » Friedrich Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra)

Bibliographie


- Jean-Paul Sartre, Le diable et le bon dieu
- Régis Debray, Dieu, un itinéraire
- Régis Debray, Le Feu sacré
- Neale donald Walsch Conversations avec Dieu

Liens externes


- En espagnol, Miquel Sunyol s.j. et Mulot : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/apofatico.htm Hablame de Dios]
- En espagnol, Miquel Sunyol s.j : [http://www.tinet.org/~fqi_sp04/empacho.htm Empachado de teologia]
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/dieu.asp citations] de saints, théologiens, poètes et philosophes sur le thème de Dieu.
- [http://www.unisson06.org Spiritualité laïque - Unisson06.org] : Groupe d'échange, de réflexion et d'entraide sur la spiritualité et la philosophie, dans le but de réunir des personnes investies dans une recherche spirituelle, mêlant compréhension du moi et compréhension du monde, afin d'entraider chacun dans son propre cheminement personnel.

Mythologie

ko:신화 ja:神話 th:ปุราณวิทยา
-
La mythologie (du grec mythos, mythe et logos, discours) (n.f.) est le corpus des mythes révélant le système de pensée ayant donné naissance à une religion et à la civilisation qui la porte. Une autre définition de la mythologie est un bouquet cohérent de récits habituellement nommés mythes. Elle prend sens et activité dans une culture socio-religieuse. Le mot est généralement utilisé pour décrire les systèmes religieux des mondes anciens ou des civilisations premières, éloignées dans le temps ou dans l'espace. « On nomme d'ordinaire « mythologie » les récits sacrés des religions auxquelles plus personne ne croit plus », Li M'Hâ Ong, Traité des Semences et des Étoiles. En effet, nombre de religions antiques et ancestrales sont par un curieux hasard parfois qualifiées de "mythologie", peut-être afin qu'elles tombent aux oubliettes ? Alors que les monothéismes, qui leurs sont postérieurs et qui cultivent le prosélytisme, ont eux droit au titre de religions.

Mythologie des mondes anciens ou premiers

On parle facilement de Mythologie pour les récits religieux des mondes anciens ou exotiques, éloignés dans le temps ou dans l'espace, telles que :
- Mythologie aborigène
- Mytholgie bretonne
- Mythologie celtique
- Mythologie chinoise
- Mythologie égyptienne
- Mythologie étrusque
- Mythologie germanique
- Mythologie grecque
- mythologie hurrite
- Mythologie irlandaise
- Mythologie iranienne
- Mythologie japonaise
- Mythologie maori
- Mythologie mésopotamienne
- Mythologie précolombienne
- Mythologie russe
- Mythologie romaine
- Mythologie nordique
- Mythologie slave

Mythologie contemporaine

Il est plus difficile de parler de mythologie à propos des religions contemporaines, par exemple de mythologie biblique, terme que les croyants sont tout disposés à prendre pour une offense envers leur foi, une attaque contre leurs croyances ou au minimum, une manifestation d'intolérance. Les dieux des voies monothéistes sont pensés comme étant le seul et unique Dieu, et de ce fait, comme la seule instance possible de ce concept. Le croyant monothéiste est donc facilement amené à penser que son dieu est le vrai quand celui des autres, spécialement celui qui n'a plus un fidèle vivant pour le défendre, serait faux. Ces religions, il les déclare unilatéralement paganisme. Il pose donc le problème de la Vérité et non le problème de la mythologie. Pourtant, la plupart des livres sacrés des religions contemporaines, qu'elles relèvent du monothéisme ou du polythéisme, s'enracinent dans les religions premières et les récits qui les soutiennent constituent des mythologies. Le mythe est le langage normal de la religion et il n'est pas une simple fable ou une simple légende, non plus qu'un conte populaire. La pensée critique et particulièrement la démythologisation, telle que l'entendait Rudolph Bultmann au début du , nous ont habitués à penser que les événements et les histoires environnant l'origine et le développement de religions comme le Christianisme, le Judaïsme ou l'Islam ne sont pas exactement vraies et vérifiables au même titre que l'assassinat d'Abraham Lincoln ou le couronnement de Napoléon Ier.

Mythes urbains

Pour autant, le monde contemporain secrète ses propres mythes, dans lesquels l'Internet joue son rôle. Chacun connaît les chaînes de lettres qui vous promettent les pires horreurs si vous interrompez la chaîne, les alertes aux faux virus qu'on nomme canulars (hoax), les appels à la solidarité pour des personnes fictives atteintes de maladies toutes plus rares les unes que les autres, les rumeurs concernant les célébrités dont quelques-unes ont bien du mal à se défaire.

Symboles trans-culturels

Certains symboles ou concepts se retrouvent dans plusieurs mythologies, soient qu'ils soient passés d'une culture à l'autre, soit qu'ils aient été inventés indépendamment (les mêmes causes ayant les mêmes effets).
- Ouroboros
- Svastika
- Yin et yang

Voir aussi

Thèmes associés


- Religion
- Antiquité
- Ethnologie
- Anthropologie
- Mythe

Articles connexes


- Légende urbaine
- Atlantide
- Conte
- Mythes et création du Monde
- Créature fantastique
- Musée de l'Homme
- Lieux mythologiques
- Mythologie contemporaine

Liens


- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=79/ Forum mythologies], un forum consacré à l'étude des mythologies. Catégorie:Histoire

Panthéon de Paris

Le Panthéon de Paris est un bâtiment situé sur la montagne Sainte-Geneviève, dans le V arrondissement de Paris, en plein quartier latin. Il est entouré notamment par l'église Saint-Étienne-du-Mont, la bibliothèque Sainte-Geneviève, l'Université de Paris I (Panthéon-Sorbonne), l'université de Paris II (Panthéon-Assas), la mairie du Ve arrondissement et le lycée Henri-IV. La rue Soufflot lui dessine une perspective à partir du jardin du Luxembourg. Construit à l'origine comme une église pour accueilir la châsse de sainte Geneviève, ce momunent a maintenant vocation à accueillir les cendres de grands personnages ayant marqué l'histoire de France. Sa décoration, ses incriptions et ses symboles permettent de parcourir la lente et contrastée construction de la nation française.

Histoire

Tout commence par une église ...

En 1744, Louis XV, souffrant d'une grave maladie, fit le vœu de créer une église dédiée à sainte Geneviève s'il survivait. Rétabli, il chargea le marquis de Marigny, directeur général des Bâtiments, de l'édification de l'église en lieu et place de l'ancienne abbaye de Sainte-Geneviève, alors en ruine. En 1755, le marquis de Marigny confia la responsabilité des plans à l'architecte Jacques-Germain Soufflot. Les fondations furent creusées dès 1758, mais des difficultés financières et la mort de Soufflot en 1780 retardèrent sa construction. Il fut finalement achevé par un associé de Soufflot, Jean-Baptiste Rondelet, en 1790. En 1791 il est profondément modifié par Quatremère de Quincy qui lui donne son apparence actuelle pour devenir un Panthéon. C'est maintenant un édifice long de 110 mètres et large de 84 mètres. La façade principale est décorée d'un portique aux colonnes de style corinthien, surmonté d'un fronton triangulaire réalisé par David d'Angers. L'édifice, en forme de croix grecque, est couronné par un dôme haut de 83m, coiffé d'un lanterneau. L'intérieur est décoré par des peintres académiques comme Puvis de Chavannes, Gros ou Cabanel.

De l'église catholique au temple républicain

Cabanel L'Assemblée nationale décida d'utiliser l'édifice qui vient d'être achevé et n'est pas encore consacré comme église afin qu'il serve de nécropole aux grands hommes de France. Le bâtiment fut modifié en ce sens, et au fronton est placé l'inscription « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. » Sous le I Empire, le bâtiment est à la fois le lieu d'inhumation des grands hommes de la patrie et un lieu de culte. De 1814 à 1830, le lieu n'est plus un Panthéon mais exclusivement une église restaurée (consacrée à Sainte-Geneviève) par Louis XVIII. La révolution de 1830 rétablit le Panthéon. David d'Angers refait le fronton et la devise « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante » réapparaît. Sous le Second Empire (1851-1870), l'édifice redevient une église et l'inscription disparaît. Depuis 1885, date de l'inhumation de Victor Hugo au Panthéon, l'église Sainte-Geneviève n'existe plus. Le bâtiment est bien le lieu de repos des grands hommes honorés par la République. Le 31 mars 1851, l'astronome Jean Bernard Léon Foucault y tint une expérience scientifique prouvant que la Terre tourne autour d'un axe (pendule de Foucault). Le pendule était constitué d'une boule de plomb recouverte de cuivre pesant 28 kg suspendue à un fil d'acier de 67 m et d'un diamètre de 1,4 mm donnant des oscillations de 16 secondes. La démonstration publique dura 2 mois et s'interrompit lorsque le fil cassa. Pendant la Commune de Paris (1871), le Panthéon sera le quartier général des Communards. C'est lors de la reprise de Paris par les Versaillais que sera fusillé, à genoux sur les marches, Jean-Baptiste Millière. En 1902, la Société astronomique de France, présidée par Henri Poincaré, se proposa de " voir renouveler sous le dôme du Panthéon la belle et instructive expérience de Foucault, interrompue par le coup d'État de décembre 1851, avant qu'on en eût tiré toutes les conclusions qui paraissaient en ressortir. " Le 22 octobre de cette année, y fut installée une nouvelle mouture du pendule de Foucault. C'est Camille Flammarion qui en fut le promoteur. Plus de deux mille personnes étaient présentes pour venir assister à la célèbre expérience de physique. Le 21 mai 1981, le jour de sa prise de fonction, le septennat de François Mitterrand s'ouvre par une cérémonie au Panthéon durant laquelle il rend hommage, par un dépôt de roses rouges, à Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schœlcher . A l'automne 1995, la sphère de fer de 28 kg du pendule de Léon Foucault, dépoussiérée, a été raccrochée au Panthéon comme en 1851.

Aux grands hommes la patrie reconnaissante

Qui décide d'une inhumation ?

Commençant avec la Révolution française dans un bâtiment neuf et encore non consacré comme église, la « panthéonisation » est une tradition reprise des Égyptiens, et qu'ont suivi ensuite les Grecs puis les Romains. Le choix de donner à un personnage l'hommage ultime de « grand homme » de la nation française, ainsi que la mise en scène de la cérémonie, varient suivant les périodes de l'histoire de France. En 1791, au moment de la création du concept de Panthéon français, c'est l'Assemblée constituante qui décide. La Convention en 1794 prendra le relais pour le choix de l'inhumation de Jean-Jacques Rousseau, mais aussi pour retirer Mirabeau en 1794 et Marat. Pendant le Premier empire, c'est bien sûr Napoléon Ier qui s'en attribuera le privilège. En 1829, le constructeur principal de l'édifice, Soufflot, y est transféré, mais non pas au Panthéon car le bâtiment a été rendu au culte sous le nom d'église sainte Geneviève. Sous la Troisième République, ce sont les députés qui proposent et décident. Certains transferts comme celui d’Émile Zola en 1908 déclencheront de violentes polémiques. À l'heure actuelle ce choix revient au président de la République. Il s'agit plus d'un état de fait qu'un véritable droit, aucun texte officiel ne régissant ni les critères ni la forme de la cérémonie. On peut toutefois noter que plusieurs présidents de la cinquième république (de Gaulle, Mitterrand Chirac) auront ponctué leur époque par des panthéonisations symboliques de leur propre vision de l'Histoire française.

Les grands hommes inhumés aux Panthéon

Chirac Le Panthéon comprend, en 2005, 73 personnes inhumées (tombes ou urnes funéraires), situées dans la crypte du monument.

Les inscriptions

La patrie honore aussi ses fils en inscrivant leurs noms sur les murs du temple: ainsi les victimes des journées de 1830, les écrivains morts pour la France pendant la guerre de 1914-1918 ( soit 562 dont Alain Fournier, Apollinaire, Charles Péguy, Victor Segalen) et pendant celle de 1939-1945 (soit 197 dont Saint-Exupéry, Pierre Brossolette, Robert Desnos, Max Jacob, Bergson, Toussaint Louverture).

Les cérémonies à l'occasion de transferts de cendres

Mirabeau, 1791

Le corps de Mirabeau fut porté la nuit aux flambeaux au Panthéon, à travers le vieux Paris, au sons formidables et inconnus d'instruments de musique imaginés par François-Joseph Gossec.

Voltaire, 11 juillet 1791

1791 1791 Treize ans après sa mort (30 mai 1778), la dépouille de Voltaire est transférée au Panthéon. Une foule immense accompagne le cortège composé d'acteurs, d'ouvriers, de membres de l'Assemblée nationale, de magistrats, etc. Le clergé ne participe pas à la cérémonie. Après avoir été exposé à la Bastille, symbole de la révolution survenue deux ans auparavant, le cercueil de Voltaire est conduit au Panthéon. L'épitaphe porte ces mots: "Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre." La nuit précédant le convoi funèbre, le cercueil fut placé dans les ruines de la Bastille, prison où avaient été détenus Voltaire et d'autres ennemis de l'Ancien Régime. Le convoi vers le Panthéon, le lendemain, fut l'une des premières cérémonies révolutionnaires. Le convoi funèbre était conduit par un détachement de cavaliers, suivi par les délégations des écoles, des clubs, des confréries et des groupes d'acteurs de théâtre. Puis venaient des ouvriers ayant pris part à la démolition de la Bastille, portant des boulets et des chaînes trouvés dans la prison. Quatre hommes en costume de théâtre classique soutenaient une statue dorée de Voltaire. des acteurs brandissaient des bannières avec les titres de ses principaux ouvrages. Ensuite venait un coffre doré, contenant une édition complète de ses œuvres, récemment publiée, en 92 volumes. Un orchestre complet précédait le sarcophage, tiré par douze chevaux blancs. Les parois étaient décorées de masques de théâtre, avec cette sentence: "Poète,historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre". Les membres de l'Assemblée nationale, les magistrats et le Conseil municipal de Paris suivaient le cercueil. Le convoi s'arrêta à l'Opéra, à l'Ancienne et à la Nouvelle Comédie, et vers minuit atteignit le Panthéon, où Voltaire fut placé dans sa dernière demeure. Le musicien François-Joseph Gossec composa pour la cérémonie un hymne sur la translation du corps de Voltaire au Panthéon, poème de M.-J. Chénier, pour chant et cuivres (ou pour 3 voix choeur d'homme et orchestre d'harmonie).

Jean-Jacques Rousseau, 11 octobre 1794

1794 La Convention à Paris prit un décret le 14 avril 1794 ordonnant la translation des restes de l'écrivain au Panthéon. Robespierre, disciple fidèle du Genevois, s'est chargé de présenter à la Convention le décret qui doit asseoir la Révolution sur une base spirituelle et offrir au pays, pour remplacer les fêtes chrétiennes interdites, des cérémonies civiques où seront célébrés les dogmes de la morale nouvelle. Les cérémonies se déroulèrent les 9, 10 et 11 octobre. Un grand cortège gagna les Tuileries où une île factice avait été reproduite dans un grand bassin. Une veillée s'organisa toute la nuit autour de l'urne. Voir la peinture d'Hubert Robert : Cénopathe de J-J. Rousseau élevé au Jardin des Tuileries, en attendant la translation de ses cendres au Panthéon - nuit du 10 au 11 octobre 1794 - Musée Carnavalet. Le lendemain un grand cortège conduisit les reliques de Rousseau au Panthéon sur des airs du Devin du village.

Victor Hugo, 1885

15 discours seront prononcés.

Jean Jaurès, le 23 novembre 1924

Dix ans après sa mort (31 juillet 1914); la dépouille de Jean Jaurès est transférée au Panthéon sur décision du gouvernement du Cartel des Gauches.

Paul Langevin, 17 novembre 1948

La cérémonie eut lieu le même jour que le transfert des cendres de Jean Perrin.

Jean Perrin, 17 novembre 1948

Discours Pour le retour du corps de Jean Perrin de New York, deux discours furent prononcés : Le 17 juin 1948, à Brest par Jean Cabannes, membre de l'Académie des Sciences Le 18 juin 1948 à la Sorbonne par Émile Borel, membre de l'Académie des Sciences. La cérémonie

Victor Schoelcher, le 20 mai 1949

En présence du Président de la République, Vincent Auriol, et des plus hautes personnalités de l'État, le cortège, aux accents de la Marche funèbre de Chopin, monte vers le Panthéon entre une double haie de soldats. Les cendres de Victor Schoelcher et de Félix Éboué prennent alors place dans une crypte auprès de celles de Jean Jaurès.

Félix Éboué, le 20 mai 1949

La dépouille mortelle de Félix Éboué est débarquée le 2 mai 1949 à Marseille qui lui fait un émouvant accueil. Le vendredi 20 mai 1949, après une cérémonie à l'Arc de Triomphe et une veillée funèbre aux côtés de Victor Shoelcher, il entre au sanctuaire de la Montagne Sainte-Geneviève.

Louis Braille, le 22 juin 1952

Le transfert est décidé à l'occasion du centenaire de sa mort.

Jean Moulin, le 19 décembre 1964

À l'initiative du général de Gaulle et du ministre des Affaires culturelles, André Malraux, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon en présence de la famille du défunt et de nombreux anciens résistants.

René Cassin, le 5 octobre 1987

Jean Monnet, le 9 novembre 1988

L'abbé Grégoire, Gaspard Monge, Condorcet, le 12 décembre 1989

Cérémonie de transfert de cendres de ces trois personnalités à l'occasion des fêtes du bicentenaire de la Révolution française, en présence de François Mitterrand, président de la République Française. Le dicours devait être à l'origine prononcé par François Mitterrand. Il fut pronnoncé par Jack Lang. Anecdote à propos du transfert des cendres de l'abbé Grégoire : Jacques Gaillot, évèque, fut le seul représentant de l'église catholique française. Il faut dire que les relations de l'abbé Grégoire avec la hiérarchie catholique ont toujours été difficiles en raison de son implication dans la vie civile. Le jour de son décès, l'archevêque de Paris - Monseigneur de Quelen - s'opposa à ce qu'il reçut les derniers sacrements ; il exigeait de Grégoire sa renonciation au serment de la Constitution Civile du clergé. Le vieil évêque refusa tout net. L'abbé Guillon, malgré les ordres de sa hiérarchie, accepta d'accéder sans condition aux désirs du mourant. L'autorité romaine ferma l'église à sa dépouille, mais rassemblés autour de La Fayette, deux mille personnes accompagnèrent le corps de l'évêque gallican au cimetière Montparnasse.

Marie et Pierre Curie, le 20 avril 1995


- La cérémonie Extraits de l'article du journal l'Humanité : "Il est dix-huit heures. Les portes du Panthéon, aux colonnes habillées d’un immense drap tricolore, s’ouvrent sur les cercueils de Pierre et Marie Curie. Instants émouvants et solennels. Dans le silence, les choeurs de l’armée entonnent les premières mesures de « La liberté se lève », final du « Temple universel » de Berlioz. A petits pas, les gardes républicains déposent les deux bières au centre de l’imposante entrée. Pour la première fois dans l’histoire, une femme est admise, pour ses propres mérites et aux côtés de son mari, dans le sanctuaire des grands hommes". Une minute de silence. Puis François Mitterrand, accompagné de Lech Wałęsa, d’Edouard Balladur, d’Eve Curie, fille des deux chercheurs, ainsi que de leurs descendants, s’attardent autour de la vitrine où sont exposés les prix Nobel et les carnets de notes du couple. La cérémonie s’achève. Elle aura duré un peu plus d’une heure. Exhumés du petit cimetière de Sceaux, les deux cercueils remontent d’abord lentement la rue Soufflot, portés par des étudiants de Paris-VI, futurs chercheurs scientifiques. Au rythme lent de la « Suite en ré majeur n° 3 de Bach », ils atteignent l’esplanade du Panthéon. De part et d’autre, deux cents élèves du lycée Marie-Curie de Sceaux et du lycée des Sciences et Techniques de Versailles tiennent dans leurs bras les symboles des atomes. Une référence, en forme de clin d’oeil, à l’universel langage de la science. Le ciel est gris et la foule peu nombreuse. Pour l’essentiel, élèves et étudiants, venus de la France entière. L’hommage de la jeunesse au « couple, exténué mais heureux, qui a changé la face du monde », comme le rappellera quelques instants plus tard Pierre-Gilles de Gennes dans son allocution. Au nom de la communauté scientifique, le prix Nobel de physique 1993 souligne l’importance des travaux des Curie. Ceux de Pierre et Marie, d’abord, qui ont permis « la douloureuse naissance d’une science neuve : la physique nucléaire ». Ceux de leurs descendants, ensuite, sur la radioactivité artificielle. A sa suite, Lech Wałęsa souligne les origines polonaises de Marie Curie, née à Varsovie en 1867. Pour clore les discours, François Mitterrand salue longuement, « au nom de la Nation », la mémoire du couple et son « désintéressement », fondement, à ses yeux « de toute éthique scientifique ». Caroline Casadesus s’avance. Comme ultime point d’orgue à cette émouvante cérémonie, elle interprète l’« Adieu » de Marie-Jeanne Serrero. Les cendres de Pierre et Marie Curie peuvent enfin reposer au Panthéon...
- Les discours
  - François Mitterand
  - Pierre-Gilles de Gennes Article du journal l'Humanité: P.-G. de Gennes : « Un couple qui a changé la face du monde »
Prenant la parole avant le chef de l’Etat, Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique 1993, a rendu aux deux savants l’hommage de la communauté scientifique. Dans une allocution non dénuée de connotations sensibles sur le monde d’aujourd’hui, le physicien a d’abord salué « tout ce travail fait à main nue dans un galetas, ce douloureux travail qui constituait la naissance d’une science neuve que d’autres appelleront la physique nucléaire ». Il a restitué l’importance des travaux de Pierre et Marie Curie dans notre siècle. « Les trente années (suivant leurs découvertes) verront une explosion de connaissances auxquelles contribueront leur fille Irène et son mari Frédéric Joliot.
». « On ne dira jamais assez combien de vocations sont nées de cette histoire, et surtout combien de femmes ont découvert, grâce à Marie, les métiers de la recherche. » Rappelant le rôle essentiel du CNRS, grâce auquel les Joliot ont pu travailler si vite dans les années qui suivirent, le physicien souligne : « Aujourd’hui comme il y a cinquante ans, l’avenir scientifique de la France dépend crucialement de l’existence et de l’indépendance de ce CNRS. ». « La physique nucléaire va faire basculer le XXe siècle, indique-t-il, (...) le devenir de cette capacité redoutable est notre problème. » La population, en pleine expansion, du tiers-monde, estime-t-il, « ne survivra pas sans de vastes ressources en énergie (...). Le monde aura encore longtemps besoin du nucléaire. Mais comment transposer cette expérience au tiers-monde où les risques civils, militaires sont bien plus redoutables ? ». « A nous à nos enfants de savoir répondre à ce défi et gardons présent à l’esprit l’exemple de ce couple exténué, mais heureux et totalement pur, qui a changé la face du monde. ».
  - Lech Wałęsa Dans son discours, Lech Wałęsa rappelle les origines polonaises de Marie Curie, née à Varsovie en 1867.

André Malraux, le 23 novembre 1996


- La cérémonie
  - Extrait du journal le Monde, édition datée du 24 novembre 1996 (Auteur : Olivier Biffaud) : Le monument sera libre d'accès au public dimanche 24 et lundi 25 novembre . Après Voltaire, Rousseau, Hugo et Zola, Malraux est le cinquième écrivain à entrer au Panthéon. Le transfert des cendres de l'ancien ministre de la culture du général de Gaulle, dans la soirée du samedi 23 novembre, a été précédé, vendredi, par le passage du cercueil d'André Malraux à la grande chancellerie de l'ordre de la Libération aux Invalides. Les discours
- Discours de Jacques Chirac
- discours de Maurice Schumann

Alexandre Dumas, le 30 novembre 2002

2002 La cérémonie Encadré par quatre mousquetaires à cheval, le cercueil était porté par quatre hommes et recouvert d'un drap bleu de France, frappé de la célèbre devise "Tous pour un, un pour tous" en lettres d'argent. Sur la petite scène d'un chariot, "Le théâtre d'Alexandre", tiré par des mules et précédés par un régiment de tambours, de jeunes comédiens ont reconstitué des passages de pièces de Dumas devant une centaine de gens de la rue en costumes d'époque. Montée sur un cheval blanc, une Marianne métisse est venue au devant du cercueil quand celui-ci a atteint le parvis du Panthéon. La fameuse lettre de Victor Hugo à Dumas fils a été alors lue: "Le nom d'[Alexandre Dumas] est plus que français, il est européen; il est plus qu'européen, il est universel (...).

Les tentatives de transfert qui ont échoué

Plus de 20 tentatives ont échoué (refus de la veuve ou de la famille, dispositions testamentaires contraires, oppositions diverses, manque d'intérêt des milieux politiques).
- René Descartes (1596 - 1650) philosophe. Honoré par la Convention nationale, en 1792, qui projetait de transférer ses cendres au Panthéon avec les honneurs dus aux grands hommes, ses restes sont, deux siècles plus tard, toujours " coincés " entre deux autres pierres tombales - celles de Jean Mabillon et de Bernard de Montfaucon - dans une chapelle abbatiale de l’église Saint-Germain-des-Prés, à Paris. L’arrêté de la Convention n’a toujours pas été appliqué.
- En 1902, M. Couyba, député, fait une proposition de loi relative au transfert des cendres de Michelet, de Quinet, de Renan et de Balzac au Panthéon. Source : annexe au procès-verbal de la séance du 2 décembre 1902, AN (CARAN) / F
- En janvier 1945, les communistes demandèrent le transfert de l'écrivain Romain Rolland au nom de son engagement contre le fascisme, mais la famille refusa.
- Les gaullistes proposèrent Charles Péguy. La famille refusa.
- Le MRP proposa Henri Bergson pour représenter les Juifs et les autres victimes du régime de Vichy (le nom de Bergson figure sur les murs du Panthéon).

Cérémonies, événements, divers...

Cérémonies Bergson
- Le mardi 25 février 1902, à 10 heures, le gouvernement célèbre au Panthéon le centenaire de la naissance de Victor Hugo. Cérémonie officielle devant quatre mille invités, exécution de la Marseillaise, discours de Georges Leygues, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, et de Gabriel Hanotaux, membre de l'Académie française, exécution du Chant du départ.
- Le lundi 2 août 1937, Yvon Delbos, originaire de Dordogne et ministre des Affaires étrangères prononce un discours devant le Panthéon, à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Jean Jaurès.
- Le 7 octobre 2002, un hommage est rendu à Victor Hugo par Louis Forestier, professeur émérite à la Sorbonne.
- Le 7 avril 2003, une cérémonie se déroule au Panthéon pour le bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture. Une gerbe de fleurs a été placée sur sa tombe.
- Les 27 et 28 mars 2004, le Panthéon sert de cadre à la manifestation "Un Jardin pour la Vie, une Jonquille pour Curie" organisée par l'institut Curie en partenariat avec les Monuments historiques, le Panthéon, la Mairie de Paris, le jardinier Truffaut et le soutien du Ministère de la Culture. Un jardin de trente mille jonquilles fleuri le monuments et ses abords. Divers
- Les grandes orgues du Panthéon
  - En 1801, Somer transporte dans cet édifice l'orgue des Bénédictins anglais.
  - Le 6 décembre 1851, l'ancienne église Sainte-Geneviève, devenue Panthéon en 1791, est à nouveau rendue au culte catholique par le Prince-Président Louis-Napoléon et confiée aux "Chapelains de Sainte Geneviève". La nécessité d'un instrument à tuyaux se fait sentir. En novembre 1852, le génial facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll soumissionne pour la construction d'un nouvel orgue en l’église Sainte-Geneviève. Le 17 décembre suivant, le ministre de l'Intérieur signe le marché, d'un montant de 20.000 francs. En 1853, Cavaillé-Coll installe le nouvel instrument, un 8 pieds de deux claviers-pédalier et de 21 jeux, qui participe ainsi au service de la liturgie. Clément Loret en est le titulaire.

  - En 1885, cette église redevient Panthéon sur décision du président de la République Jules Grévy. Il convient alors de désaffecter le bâtiment. En 1891, par entente entre les départements de la Guerre et des Travaux Publics, l’orgue est affecté à l’église de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce où il est transféré la même année par le facteur Merklin. Ce dernier installe une machine Barker ainsi qu'une nouvelle console. Sans doute se fait-il entendre une dernière fois, au Panthéon, lors des funérailles de Victor Hugo.

Les artistes ayant représenté le Panthéon

Victor Hugo
- Vincent van Gogh Vue de Paris

Thèmes de discussion

Quel sera le prochain grand homme ?

Traditionnellement cette décision est prise par décret du Président de la République, sur proposition du Premier ministre et sur rapport du ministre de la culture et de la communication. L'Institut Pierre Mendès France en appelle aujourd'hui aux journalistes pour sensibiliser l'opinion au transfert des cendres de l'homme d'Etat au Panthéon. Dès 1982 et les funérailles nationales du maître à penser d'une partie de la gauche française, certains ont évoqué sa "panthéonisation". Mais la tradition impose un délai de réflexion et de concertation. C'est donc il y a 2 ans que la veuve de l'ancien penseur de la décolonisation, Marie-Claire Mendès France a demandé et obtenu un entretien avec Jacques Chirac. Sans réponse du président de la République, qui consulte, l'Institut Pierre Mendès France a lancé en juin dernier une pétition dans la presse. Résultat : plusieurs milliers de signatures dont celles de 270 parlementaires de l'Assemblée et du Sénat récolté par le vice-président Honoraire du Sénat, Michel Dreyfus-Schmidt. Chronique de France-info 10 janvier 2000 Le 18 mars 1998, les Amis de la Commune ont, symboliquement, fait entrer au Panthéon toute une lignée de Communardes et Communards. Pourquoi Jules Vallès, écrivain et Communard, n’y serait-il pas reçu maintenant ? Plusieurs associations par voie de pétition demandent l'entrée de l'abbé Charles Michel de l'Épée au Panthéon. S'il n'a pas inventé, comme Louis Braille pour les aveugles, un langage, il a exercé une influence certaine sur la structuration sémantique de cette langue gestuelle en s'arrangeant pour qu'il y ait une équivalence forte entre les signifiés du français écrit et les signifiés gestuels. Il a de plus conçu un vaste projet d'éducation de masse des sourds. Le fait qu'il ait été prêtre serait-il un frein ? Il est de fait que l'entrée de l'abbé Grégoire pour les célébrations du bicentenaire de la Révolution française avait ému l'Église catholique de France. Ont aussi été cité : Claude Monet, peintre ; Hector Berlioz, musicien.

Les femmes au Panthéon

Il faut, hélas prendre l'inscription :Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante au pied de la lettre.
Seules deux femmes y séjournent ; Marie Curie, deux fois prix Nobel, et Sophie Berthelot qui n'y est d’ailleurs pas à titre personnel mais au motif qu’on n’avait pas voulu la séparer de son mari, le grand chimiste Marcellin Berthelot, mort le même jour qu'elle.

Femmes souvent citées

Olympe de Gouges, féministe avant que le mot n’existe, a été guillotinée le 3 novembre 1793. Elle avait rédigé en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec cette phrase justement célèbre « La femme a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ». Plusieurs organisations féministes demandent qu'elle soit inhumée au Panthéon. Après une première campagne en 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution, l’historienne Catherine Marand-Fouquet a lancé une nouvelle action. George Sand : « Son œuvre mérite largement de continuer à vivre, et le Panthéon est la garantie d'une vie éternelle » estime Christiane Smeet-Sand, sa descendante. Loin des clichés d'écrivain régionaliste, voire "champêtre", « Sand est le premier personnage féminin de son temps et de sa condition à avoir revendiqué sa liberté de femme par son travail », juge M. Georges Buisson, administrateur de la Maison-musée de Nohant (Indre), rappelant que l'auteur de "La Mare au Diable" et "La Petite Fadette" est aussi la créatrice de deux journaux républicains. Parmi les personnalités favorables à cette idées, aux côtés de sa présidente d'honneur, Claudia Cardinale : Juliette Binoche, qui a incarné George Sand au cinéma, Élisabeth Badinter, Benoîte Giroult, Régine Deforges, Lambert Wilson ou Jean-Claude Brialy. Un projet a été déposé dans ce sens à Jacques Chirac en 1998 par Élisabeth Badinter et Simone Veil. Le 29 septembre 2003 Christiane Smeet-Sand a rencontré un conseiller de Jacques Chirac sur ce sujet et lui a remis une pétition.

Actualités en faveur de l'inhumation de femmes au Panthéon

Du 7 au 17 mars 2002, une exposition sur la façade du Panthéon a été l’occasion de rappeler combien certaines femmes éminentes ont, par leur vie exemplaire au service de la science, des arts, de la philosophie, de la politique ou par leur engagement héroïque, mérité de faire partie de notre Panthéon laïque et républicain. Du 8 mars au 12 mai 2002 l'exposition " D comme découvreuses ", s'est tenue au Panthéon, à l'occasion de journée de la femme. 21 octobre 2002 : Marie-Jo Zimmermann, Députée de la Moselle a attiré l’attention du ministre déléguée à la parité et à l’égalité professionnelle sur le fait que le Gouvernement s’est engagé à promouvoir une politique active en matière d’égalité des droits entre les hommes et les femmes. A propos de la présence de femme(s) au Panthéon elle dira :
... Ce déséquilibre flagrant (la proportion hommes-femmes au Panthéon ndlr) est d’autant moins acceptable que certaines femmes ont marqué l’histoire du pays par leur forte personnalité. Plusieurs d’entre elles ont notamment des titres éminents qui mériteraient au moins d’être examinés dans une logique d’entrée au Panthéon. Il s’agit en priorité d’Olympe de Gouges qui fut l’une des premières féministes. Participant à la Révolution et proposant l’émancipation des femmes par une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791), elle fut guillotinée en 1793. Dans la même logique, on peut citer la mathématicienne Sophie Germain, Louise Michel, figure légendaire du Mouvement ouvrier et de la Commune de Paris et Simone Weil, grande philosophe de la première moitié du XXe siècle.

Pourquoi une croix chrétienne surmonte-elle l'édifice, dans une république laïque ?

Simone Weil La croix actuelle qui surmonte le Panthéon a une longue histoire : En 1790, lors de l'achèvement du dôme par Jean-Baptiste Rondelet, architecte chargé de finir le monument après de décès de Jacques-Germain Soufflot, on place une croix provisoire en attendant la statue de Geneviève qui doit surmonter l'édifice. Jacques-Germain Soufflot En 1791, l'Assemblée constituante décide de transformer l'église Sainte-Geneviève en mausolée pour accueillir les cendres de Mirabeau. l'architecte Quatremère de Quincy fait remplacer la croix par la Renommée, une statue de Dejoux, de 9 mètres de hauteur, représentant une femme embouchant une trompette. Le 20 février 1806 Napoléon rend l'édifice à sa destination première mais laisse la statue au sommet de l'édifice. Le 3 janvier 1822 l'église est enfin inaugurée. On place au sommet d'une croix en bronze doré. Le 26 août 1830, Louis Philippe retransforme le batiment en Panthéon. On enlève la croix et on la remplace par un drapeau. Le 6 décembre 1851 par un décret du prince président Louis-Napoléon Bonaparte, le Panthéon est rendu au culte catholique et on replace une croix sur le dôme. Louis-Napoléon Bonaparte Lors de la Commune de Paris, l'église est un lieu de batailles. Le batiment reçoit 5 obus des Communards. Le 2 avril 1871, ils scient les petites branches de la croix et placent au sommet un drapeau rouge. En juillet 1873 une croix en pierre est remise, haute de 4 mètres et pesant 1500 kg avec son socle et sa boule. Pour le transfert des cendres de Victor Hugo la IIIe république redonne à l'édifice le statut de Panthéon. Mais on laisse la croix. Plus tard, dans le doute que la protection de la croix ne soit pas suffisante, on surmonte enfin la croix d'un paratonnerre.





Voir aussi

Notes


- [http://www.ina.fr/fresque/zap_vdo3.light.fr.html Voir la vidéo sur le site de l'I.N.A.]
- [http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-85383&M=pageseule&Y=Image Voyage à Ermenonville ou lettre sur la translation de JJ Rousseau au Panthéon] (1794)
- [http://www.victorhugo2002.culture.fr/culture/celebrations/hugo/fr/fil5_2.htm 2 millions de personnes assistent aux funérailles]
- [http://biosoc.univ-paris1.fr/histoire/textimage/texte30.htm Le transfert des cendres de Jaurès au Panthéon selon Paul Nizan]]
- [http://www.academie-sciences.fr/membres/in_memoriam/Perrin/Perrin_pdf/Perrin_Cabannes.pdf Discours de Jean Cabannes, membre de l'Académie des Sciences, 17 juin 1948]
- [http://www.academie-sciences.fr/membres/in_memoriam/Perrin/Perrin_pdf/Perrin_Borel.pdf Discours d'Émile Borel, membre de l'Académie des Sciences, 18 juin 1948]
- [http://www.senat.fr/evenement/archives/D36/1949.html Site Internet du Sénat, 1949, Victor Schoelcher : un sénateur philanthrope] [http://www.ina.fr/fresque/zap_vdo3.light.fr.html Voir la vidéo sur le site de I.N.A.][http://wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Jean_Moulin_au_Panth%C3%A9on Discours d'André Malraux][http://www.ina.fr/voir_revoir/malraux/audio2.fr.html Extraits audio du discours de Malraux sur le site de l'I.N.A.]
- [http://wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Ren%C3%A9_Cassin_au_Panth%C3%A9on Discours de François Mitterrand 1987]
- http://wikisource.org/wiki/Discours_du_transfert_des_cendres_de_Jean_Monnet_au_Panth%C3%A9on Discours de François Mitterrand 1988
- [http://www.humanite.presse.fr/journal/1995-04-21/1995-04-21-723634 édition du 21 avril 1995]
- Discours de François Mitterrand 1995
- [http://www.humanite.presse.fr/journal/1995-04-21/1995-04-21-723630 L'Humanité, édition du 21 avril 1995]
- Pour en savoir plus :mise en scène de la cérémonie : le peintre et décorateur Jean-Paul Chambas. Consulter les détails de la cérémonie : lien externe l'Humanité [http://www.humanite.presse.fr/journal/1996-11-23/1996-11-23-765817 A André Malraux, la patrie reconnaissante]
- [http://www.elysee.fr/elysee/francais/interventions/discours_et_declarations/1996/novembre/discours_de_m_jacques_chirac_president_de_la_republique_a_l_occasion_du_transfert_des_cendres_de_m_andre_malraux_au_pantheon.3234.html Discours de Jacques Chirac]
- Pour en savoir plus: Mise en scène d'Ivan Morane [http://www.dumaspere.com/pages/pantheon/reportages/30soir2.html La cérémonie], Les discours [http://www.dumaspere.com/pages/pantheon/reportages/30decaux.html Discours d'Alain Decaux][http://www.dumaspere.com/pages/pantheon/reportages/30chirac.html Discours de Jacques Chirac], Dans la presse Article du journal l'Humanité [http://www.humanite.presse.fr/journal/2002-11-30/2002-11-30-214857 Alexandre Dumas. Deux cents ans après] Auteur : Alain Nicolas, 30 novembre 2002.
- [http://www.assemblee-nationale.fr/evenements/victor-hugo-3.asp 1902 - 2002 : Victor Hugo, du centenaire au bicentenaire]
- [http://www.amopa.asso.fr/hugo_principale.htm Texte du discours sur le site de l'Assocation des membres des palmes académiques : AMOPA]
- [http://www.ump.assemblee-nationale.fr/article.php3?id_article=1021 Lire le discours entier et la réponse de Nicole Asseline, ministre délégué à la parité et à l’égalité professionnelle]
- [http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-48542&M=pageseule&Y=Image Rapport fait au Directoire sur les travaux du Panthéon] (1792)

Liens externes


- [http://www.monum.fr/visitez/decouvrir/indexd.dml?id=73&lang=fr Site officiel du Panthéon de Paris (Centre des monuments nationaux)], [http://www.monum.fr/m_pantheon/visite/fd_contenuh.dml?lang=fr visite du Panthéon en images]
- [http://membres.lycos.fr/pantheondeparis/ Le Panthéon de Paris, site personnel, architecture, coupe du Panthéon] Visites virtuelles
- [http://www2.cnam.fr/~delaro/museum/foucault/fouc_qtvr/pantheon_1s.mov Vidéo en Quicktime VR : L'intérieur du Panthéon de Paris]
- [http://www.mmdfactory.com/webcam/France/Pantheon__Paris_Webcam.html Webcam pointant sur le Panthéon] L'[http://www.learn.columbia.edu/ Université de Colombia (NYC)] propose des vidéos du Panthéon de Paris à l'usage de l'éducation (Format Quicktime VR, haut débit recommandé):
- [http://www.learn.columbia.edu/dbcourses/vr/pantheon_crossing1.mov première vue intérieure]
- [http://www.learn.columbia.edu/dbcourses/vr/pantheon_aisle1.mov seconde vue intérieure]
- [http://www.learn.columbia.edu/dbcourses/vr/pantheon_tribune.mov vue de la tribune]
- [http://www.learn.columbia.edu/dbcourses/vr/pantheon_porch.mov la place du Panthéon vue du porche]
- [http://www.learn.columbia.edu/dbcourses/vr/pantheon_roof.mov vue du toit] Catégorie:Histoire de France Catégorie:Ancien Régime Catégorie:Histoire moderne Catégorie:Histoire contemporaine Catégorie:Cimetière parisien Catégorie:Tombe Catégorie:Monument parisien ja:パンテオン (パリ)

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
- HistoireMoyen Âge
  - Histoires nationales
  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions

Astarté

Astarté, Ashtart en punico-phénicien, ou Ishtar, dérivée de la déesse de Babylone, généralement assimilée à la déesse mésopotamienne Inanna, est une déesse phénicienne présentant un caractère belliqueux (également implantée dans la mythologie égyptienne sous les ramessides. À califourchon sur son cheval, elle accompagne et protège le souverain. Elle devint la fille de ou de Ptah, et est une des compagnes de Seth). Ce sera Tanit, chez les Carthaginois. Tanit est une déesse d'origine phénicienne de la fertilité, présidant aux naissances et à la croissance. Elle était la déesse tutélaire de la ville de Serepta et son culte prit de l'ampleur à Carthage où elle était nommée Oum. Elément féminin du couple suprême qu'elle forme avec Baal, celle-ci assume des fonctions variées : protectrice du souverain et de sa dynastie, elle protège également les marins mais son culte est, comme pour la plupart des divinités féminines primordiales de l'antiquité (et de la proto-histoire), lié à la fertilité et à la fécondité. Parfois vénérée sous le nom de Tanit, elle sera assimilée à Vénus par les Romains sous le nom officiel de Venere Ericina. Le papyrus d'Astarté (papyrus fragmentaire) semble laisser entendre qu'Astarté est celle qui contrecarre les demandes exorbitantes de tribut que Yamm (roi des dieux) demande aux autres dieux. Astarte Astarte Astarte Astarte Astarte ja:アシュタロト

Rome antique

La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité. C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.

La fondation de Rome (-753)

D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du . Se référer à l'article Fondation de Rome.

La Royauté (-753 à -509)

Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole. C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine. Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.

La République romaine (-509 à -27)

-27 De
res publica (lat.) « la chose publique ». Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens). À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls. Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric. Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272. À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146. Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine. Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République. Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie. Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.

L'Empire romain (-27 à 395)

La période du principat

L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre. Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique. La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent. Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération

L'empire romain tardif

La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation. L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au . Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains. Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province

La dissolution de l'Empire romain (après 395)

Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453. Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.

Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines

Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions

Art

Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain Architecture L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium). Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains Voir l'article sur l'Épigraphie latine Littérature Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau. Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.

Vie quotidienne


- Les noms romains (système des
tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)

Bibliographie


-
La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
-
Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
-
L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-


Grèce

|- valign="top" | Capitale || Athènes |- valign="top" | Président
Premier ministre | Carolos Papoulias
Costas Caramanlis |{{{{{{{{{{Commons|Category:Greece|la Grèce{wikitravel|la Grèce|Grèce{fr{en{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail Grèce

Hathor

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne Dans la mythologie égyptienne, Hathor est à l'origine une déesse céleste confondue avec Nout. Son attribut est le collier à contrepoids. Considérée comme l'œil de , c'est elle qui, dans la version de la création d'Hermopolis, châtie les humains. Mais elle est plus connue en tant que déesse des festivités et de l'amour. Dans ce rôle elle était adorée à Denderah et, associée au dieu Horus, dans la ville d'Edfou. Elle était représentée sous les traits d'une vache, ou d'une femme portant le disque solaire entre ses cornes. Edfou] Hathor est certainement une des divinités les plus anciennes de l'Égypte, car sa représentation est marquée sur la palette du roi Narmer. Son nom signifie « Demeure du dieu Horus » Ce qui fit d'elle l'épouse du dieu-faucon. Durant toutes les époques les pharaons craignirent et respectèrent la déesse et se mirent sous sa protection. Elle est considérée comme leur nourrice et représente la reine. Hathor peut être donc l'épouse de Behedeti (Horus d'Edfou) ou encore épouse des deux divinités d'Ombos, Sobek et Haroeris. Elle est la reine des pays étrangers; Dame de Nubie, Reine de Libye, Epouse de Syrie et Grande de Palestine. Elle est intégrée très tôt au phantéon phénicien en grande Dame de Byblos, mais aussi reine du pays de Pount.

Pount

Byblos

Byblos (appelée Goubla dans les textes cunéiformes, Gebal dans l'Ancien Testament, Giblet pendant les croisades, Jbeil en arabe, et qui veut dire montagnes) est une ville libanaise, elle est située à une trentaine de kilomètres au nord de Beyrouth.

Histoire

Ancien port phénicien, c'est l'une des plus anciennes villes du monde (habitée de manière continue depuis plus de 9000 ans). Des traces du premier village de pêcheurs du néolithique datent de 7000 avant JC.
Dès le IVe millénaire avant Jésus-Christ, Byblos est un port actif qui envoie les bois du Liban vers l'Égypte. C'est également un important site religieux où l'on vénère Osiris et Isis. C'est de la ville de Byblos que provient le nom Bible : on pense en effet que la ville a eu une fonction importante dans l'écriture.

Byblos aujourd'hui

Le site actuel de Byblos est l'un des plus beaux du Liban. Pour visiter Byblos, se garer au parking en bord de mer, en face de la plage publique. Sur le parking, un monument rend hommage à l'alphabet phénicien, ancêtre de notre alphabet moderne.
L'ancienne cité est entourée de murailles d'époque moyen-âgeuse comportant des fûts de colonnes antiques inclus dans les murs. Cette méthode de construction est également visible au "chateau de la mer" de Saint Louis à Sidon (Saïda).
L'intérieur de la cité découvre une église construite par les génois, une petite mosquée, un souk d'artisanat local (ne manquez pas la boutique des fossiles), le chateau croisé, le site antique et le port.
Le site antique comprend les fortifications antiques, des tombes de rois de Byblos dont celle d'Ahiram, dans laquelle fut découvert le sarcophage sur lequel est inscrit la plus vieille transcription phénicienne (et donc de notre alphabet moderne), le fameux puit naturel, lieu originel de l'une d